Hicham Ben Abdallah El Alaoui- Interview l’Express du 11 mai 2011

 Moulay Hicham : La « sacralité » du roi n’est pas compatible avec la démocratie »

Casablanca.- Le prince Hicham Ben Abdellah El Alaoui, « Moulay Hicham », a accordé une interview à l’hebdomadaire français L’Express en version papier. Alors que plusieurs déclarations intéressantes du cousin du roi contenues dans l’entretien méritaient de figurer dans le titre cette publication française, comme à son habitude (elle imprime chaque semaine un Express international, une pâle copie de l’original délestée des deux tiers de ses pages), a préféré mettre un titre pour le moins neutre : La solution au Maroc, une monarchie réformée.

C’est son droit, mais nous avons estimé préférable de changer le titre original qui nous a paru bien mièvre. Nous l’avons remplacé par une un autre plus représentatif de cet entretien. Pour le reste, nous laissons le texte de l’entretien intact.

Et chacun se fait une idée de ce que veut dire ce prince qui demeure le mouton noir de la famille royale.

Demain

L’Express : La mort d’Oussama Ben Laden fait-elle de lui un mythe ?

Chez les Occidentaux peut-être, pas chez les Arabes… Il a perdu son ascendant, dès 2004,  lorsque les opinions ont pris conscience que ses victimes étaient pour la plupart musulmanes.

Moulay Hicham : El Vous n’avez jamais cessé de plaider pour la démocratisation du monde arabe. Au point qu’en 1995,  Hassan II vous avait fermé, pendant quelque temps, les porte du Palais. Comment expliquez vous la vague revendicatrice à laquelle on assiste aujourd’hui et qui n’épargne aucun pays,  du Golfe à l’Atlantique ?

Au-delà des facteurs conjoncturels, il y a des raisons de fond. A commencer par la nature des régimes en place.  Certains sont complètement fermés, les autres pratiquent une ouverture de façade. Du coup, les structures de médiation – partis, syndicats associations- censées représenter la société civile sont complètement décrédibilisées. Au bout du compte on se retrouve avec des élites dominantes aliénées, coupées du pays réel,  appuyées sur des appareils sécuritaires. En outre, l’ouverture économique imposée par la mondialisation, encensée par les bailleurs de fonds internationaux, n’a en réalité profité qu’aux élites. Faute d’une politique de redistribution, la croissance s’est accompagnée d’une paupérisation et d’une précarisation des classes moyennes. Enfin, il faut noter l’évolution démographique de ces pays. Le passage de la famille élargie à la famille nucléaire, l’accession des femmes à la vie active et à la vie publique ont considérablement modifié la donne. Parallèlement, l’accès généralisé à de nouveaux moyens de communication a rendu illusoire le monopole des Etats sur l’information et ouvert les populations au monde extérieur. Avant même l’arrivée des nouvelles technologies, l’entrée dans tous les foyers de la chaîne Al Jazira avait constitué une révolution !

Cette révolte débouche sur une revendication démocratique, pratiquement jamais sur une revendication religieuse, même si les mouvements islamistes tentent de prendre le train en marche

Parce qu’il s’agit d’un mouvement citoyen ! Ses jeunes animateurs récusent à la fois l’autoritarisme des régimes en place et le discours idéologique des islamistes. Ils ne veulent ni despotisme, ni théocratie. Ils appartiennent à une génération mondialisée, post-idéologique, qui privilégie l’autonomie du sujet et de l’individu. Elle refuse le repli identitaire, islamiste ou pas, et aspire à épouser des valeurs universelles. On est à la fois dans le « printemps des peuples » de 1848 pour l’embrasement, et en plein Mai 68, pour son versant romantique. Reste à savoir si ces jeunes manifestants seront capables de transformer l’essai en donnant à leur démarche un contenu plus politique.  Aujourd’hui on constate une pause,  voire à une guerre des tranchées, entre les régimes assiégés et les mouvements démocratiques.

Comment voyez-vous évoluer la situation en Tunisie et en Egypte. Etes-vous optimiste ?

Les deux situations ne sont pas identiques. Je suis optimiste en ce qui concerne la transition démocratique en Tunisie, plus circonspect sur Egypte. L’armée y a toujours été la colonne vertébrale du régime. Elle s’est désolidarisée du chef de l’Etat sous la pression de la rue, mais elle reste aux affaires et gardera à mon avis longtemps encore son rôle de faiseur de roi. La tentation de constituer, sur les décombres de l’Ancien régime,  un parti de l’ordre réunissant islamistes, hommes d’affaires et anciens opposants au détriment des réformateurs est réelle.

Dans les royaumes, les manifestants ne demandent pas au souverain de « dégager » mais de réformer le système. Les rois seraient-ils plus légitimes que les dictateurs républicains ?

L’institution monarchique est à la fois une institution d’arbitrage et le symbole de l’identité de la nation. Les populations de ces pays adhèrent majoritairement à ce concept. Mais cela pourrait bien, à terme, ne plus être le cas si ces monarchies ne prennent pas en compte l’aspiration des peuples au changement. Or elles peinent à faire face à cette urgence,  notamment lorsqu’il s’agit de monarchies de droit divin.

Au Maroc justement, les pouvoirs religieux de Mohammed VI, qui  a chargé une commission de réfléchir à la réforme des institutions, sont aujourd’hui largement débattus. Les jeunes du Mouvement du 20 février, à l’origine des manifestations, remettent en cause l’article de la constitution qui consacre le caractère sacré de la personne du roi. Ils s’interrogent aussi sur son rôle de Commandeur des croyants. Jusqu’où faut-il aller dans la réforme ?

La « sacralité » n’est pas compatible avec la démocratie. On peut concevoir que la personne du roi soit inviolable parce qu’il est le représentant de la nation. On peut conserver une commanderie des croyants si celle-ci est dotée d’une dimension morale, un peu comme le reine d’Angleterre est chef de l’église d’Angleterre et defender of the faith. Mais il faut renoncer au caractère sacré de la personne du roi. Si on garde cette notion-là, copiée sur l’absolutisme français, au milieu d’un dispositif institutionnel par ailleurs démocratique, tout sera biaisé. A terme cela ne marchera pas.

La commission nommée par Mohammed VI peut-aller jusqu’à proposer la suppression de la sacralité de la personne du roi ?

Je crois que la monarchie marocaine a compris l’ampleur du défi même si elle peine à y répondre. La commission est consultative. C’est le roi qui tranchera.

Au Maroc toujours, l’ultra-gauche et une partie du mouvement du 20 février, demandent l’élection d’une assemblée constituante…

C’est irréaliste. Cela signifierait la fin du régime. Historiquement, les assemblées constituantes servent à consommer la fin d’un régime.

Sur le fond, faut-il aller vers une monarchie à l’espagnole, comme le demandent certains ? Ou plutôt concevoir une constitution dans laquelle le roi aurait peu ou prou les pouvoirs d’un président français, avec un exécutif bicéphale, comme on l’entend parfois au Maroc?

En France le chef de l’Etat et le Premier ministre sont l’un et l’autre issus de la souveraineté populaire. Au Maroc il y a deux légitimités, celle des urnes et celle de la tradition. On ne peut pas transposer la logique et la philosophie de la cohabitation et du domaine réservé. Il faut tourner la page, et le faire sans ambiguïté. Le Maroc doit s’inspirer des expériences des monarchies européennes tout en préservant ses traditions et sa culture.

Pensez-vous que la réforme ira jusque là ?

Soit la réforme tourne court car elle ne va pas assez loin, et la contestation continuera.  Soit le roi choisit d’aller au bout du processus, mais dans ce cas il risque de se voir demander des comptes, en particulier sur les choix de son entourage. Parce que le pouvoir a trop attendu et que le temps presse, on risque aujourd’hui de devoir tout faire en même temps. C’est un défi énorme, sans précédent. Réformer la constitution ce n’est pas seulement définir l’équilibre des pouvoirs et donner une dimension morale à la commanderie des croyants, c’est aussi faire en sorte que l’ensemble des activités de l’Etat s’inscrivent dans un cadre légal et rationnel.

Le défi, pour les autres monarchies arabes, est-il identique ?

La problématique est pratiquement la même en Jordanie. Avec une fragilité supplémentaire qui tient à l’absence de profondeur historique de l’institution monarchique. Dans le Golfe le processus sera plus long car il n’y a pas de société civile aussi développée. La rente pétrolière permet en outre de repousser les problèmes. Cela dit, à Bahreïn, la monarchie, en choisissant un camp contre l’autre,  joue un jeu dangereux. Et au Koweït, cela fait dix ans qu’elle connaît des crises à répétition…

Comment jugez vous l’attitude de l’Occident face au » printemps arabe » ?

Les Occidentaux sont aveuglés par l’épouvantail islamiste. La France en particulier,  qui devrait se réjouir de voir de jeunes Arabes descendre dans la rue au nom de ses propres valeurs, me semble repliée sur elle-même, ringardisée. Les Etats-Unis sont plus pragmatiques. Ils agissent en fonction de leurs intérêts stratégiques, au cas par cas.

Est-il exact que vous avez été l’un des consultants qui ont participé, en 2009, à l’élaboration du discours du Caire de Barack Obama ?

J’ai en effet été consulté, parmi bien d’autres. Contrairement aux autres présidents des Etats-Unis, Obama connaît la région et la comprend. Mais quand il  a fait ce discours,  il ne connaissait pas aussi bien que ses prédécesseurs les contraintes du système américain, notamment le poids, aux Etats-Unis, du lobby pro-israélien…

Comment devient-on l’avocat de l’ouverture démocratique des monarchies arabes quand on est le neveu d’Hassan II?

Des études à l’étranger, l’ouverture au monde sans doute. Et un intérêt , très tôt stimulé, pour les problèmes sociaux …

Mais vous restez monarchiste ?

Oui. Je reste convaincu qu’un changement dans le cadre d’une monarchie réformée représente la solution la moins coûteuse pour le Maroc. Je mentirais si j’affirmais que la biologie est étrangère à cette inclinaison.

Vos prises de positions vous ont valu quelques ennuis avec votre oncle Hassan II. Puis avec votre cousin Mohammed VI…

Avec Mohammed VI surtout, d’autant que son entourage pèse davantage qu’autrefois celui d’Hassan II. J’ai fait l’objet de campagnes, j’ai été en butte à des tracasseries…

Où en sont aujourd’hui vos relations avec lui ?

Depuis dix ans, je ne me suis pas rendu qu’une seule fois au Palais royal. Je n’ai vu le roi que deux ou trois fois, lors de réunions de famille.  Restent les souvenirs d’une enfance et d’une jeunesse partagées. Le sentiment aussi d’appartenir à une même famille. C’est un élément constitutif de mon identité.

Propos recueillis par Jean-Michel Demetz et Dominique Lagarde

11.05.2011 |    Hicham Ben Abdallah El Alaoui | Demain online

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14 réponses à Hicham Ben Abdallah El Alaoui- Interview l’Express du 11 mai 2011

  1. dima dit :

    -  » On est à la fois dans le « printemps des peuples » de 1848 pour
    l’embrasement, et en plein Mai 68, pour son versant romantique.
    Reste à savoir si ces jeunes manifestants seront capables de
    transformer l’essai en donnant à leur démarche un contenu plus politique.
    Aujourd’hui on constate une pause, voire à une guerre des tranchées,
    entre les régimes assiégés et les mouvements démocratiques. »

    – « Je suis optimiste en ce qui concerne la transition démocratique en
    Tunisie, plus circonspect sur Egypte. L’armée y a toujours été la colonne
    vertébrale du régime. Elle s’est désolidarisée du chef de l’Etat sous la
    pression de la rue, mais elle reste aux affaires et gardera à mon avis
    longtemps encore son rôle de faiseur de roi.
     »

    -« La « sacralité » n’est pas compatible avec la démocratie. On
    peut concevoir que la personne du roi soit inviolable parce qu’il est le
    représentant de la nation. On peut conserver une commanderie des
    croyants si celle-ci est dotée d’une dimension morale, un peu comme la
    reine d’Angleterre est chef de l’église d’Angleterre et defender of the faith.
    Mais il faut renoncer au caractère sacré de la personne du roi. »

    -« Au Maroc il y a deux légitimités, celle des urnes et celle de la tradition.
    On ne peut pas transposer la logique et la philosophie de la cohabitation et
    du domaine réservé. Il faut tourner la page, et le faire sans ambiguïté.
    Le Maroc doit s’inspirer des expériences des monarchies européennes
    tout en préservant ses traditions et sa culture.
     »

    – « Réformer la constitution ce n’est pas seulement définir l’équilibre des
    pouvoirs et donner une dimension morale à la commanderie des croyants,
    c’est aussi faire en sorte que l’ensemble des activités de l’Etat s’inscrivent
    dans un cadre légal et rationnel.
     »

    – « Les Occidentaux sont aveuglés par l’épouvantail islamiste. La France
    en particulier, qui devrait se réjouir de voir de jeunes Arabes descendre dans
    la rue au nom de ses propres valeurs, me semble repliée sur elle-même, ringardisée.
    Les Etats-Unis sont plus pragmatiques. Ils agissent en
    fonction de leurs intérêts stratégiques, au cas par cas. »

    – « Oui. Je reste convaincu qu’un changement dans le cadre d’une monarchie
    réformée représente la solution la moins coûteuse pour le Maroc.
    Je mentirais si j’affirmais que la biologie est étrangère à cette
    inclinaison.
     »

    – « Restent les souvenirs d’une enfance et d’une jeunesse partagées. Le
    sentiment aussi d’appartenir à une même famille
    . C’est un élément
    constitutif de mon identité. »

    Merci Demain et eplume.

    • ... dit :

      @Dima,
      C’est toujours un plaisir !!

      • dima dit :

        eplume, t’as une idée de la date de l’entretien ? avant
        ou après de la tragédie d’Argana ? Si c’est après, pourquoi
        aucune question posée au sujet de l’actualité « Terrorisme
        à Marrackech » ?

    • ... dit :

      @dima,
      L’entretien est publié le 11 Mai 2011 !! Mais je ne sais pas quand est ce que l’entretien a eu lieu …ça se trouve qu’il a eu lieu avant l’attentat et que la publication a eu lieu après !!

      • dima dit :

        La première question a trait à la mort d’OBL et donc
        l’entretien a eu lieu après la tragédie d’Argana mais
        nulle question portant sur le terrorisme à Marrakech
        en date du 28 Avril 2011…

        Pourquoi ?

    • ... dit :

      Effectivement, mais sincèrement j’en ai aucune idée !!

  2. The observer dit :

    Charité commence par soi même. Au lieu de jouer au prophéte et au intellectuel démocrte, Le prince ferait mieux par de rendre justice aux ouvriers des ses domaine agriocles étendus dans la région de Taroudante, ces même  »esclaves » qu’il a chasser d’une terre qu’ils ont habité plus de 50 ans.

  3. med dit :

    Sous le cendre il y a la braise. Ces changements que veulent les peuplent laissent les occidentaux perplexes. Leur mentor ayant quitté la scène, on assisterait peut être au chaos si on ne fait pas attention. Flash back. Les frère musulmans montent au créneaux en Egypte, le pouvoir les matte. Annahda en Tunisie est mis en sourdine par les acolytes de ben Ali. Le FIS, en Algérie est mis en déroutes par les militaires Flnistes. Ne parlons pas de la Lybie avec Kadafi, de la Syrie avec les Lions…. En Palestine, le Hamassistes son mis hors jeu et traités de terroriste (termes d’ailleurs que les Français utilisaient souvent dans leurs colonies lorsqu’ils s’attaquaient aux mouvements de libération)……..Au Maroc, le PJD est mis en stand by pour ne pas choquer l’opinion occidentale. Il ont des canaux avec le pouvoir…… pour le Yemen, c’est Al Qaida pour museler ceux qui veulent appliquer enfin leur modèle et non des modèles pervertis….
    Ainsi, si on va aujourd’hui aux urnes démocratiquement, les partis à tendances islamistes vont l’emporter à 100%. Que ferait on, dès lors que les protecteurs des valeurs occidentales, ces dictateurs et disciples déguisés, ont disparu dans quelques pays. On essaie de nouer avec les partis dits d’opposition, dont les membres sont parfois importés de l’étranger, on utilise des mouvements batards (20 février au Maroc), on fait exploser des églises ou des restaurants…… pour semer le doute et la discorde. Pour dissuader les peuples du non fondé d’une élite qui essaierait un modèle hors modèle occidentale. L’enjeu est très important pour les FMN, pour les lobies……C’est le brouillard, comme dirait Clausewitz.
    Pour sortir de ce guet-apens donc, les occidentaux ne devraient pas avoir peur des musulmans pour ne pas traduire en réalité la théorie de Samuel Huntington. Ils n’ont pas le monopole de la civilisation et du progrès. Ils devraient accepter que la roue de l’histoire tourne et qu’ils ne s’imagineraient pas être le centre du monde indéfiniment. C’est ce qu’on appelle la démocratie historique si on peut dire. Mais dans ce cas, jusqu’à quel point peuvent-ils être démocrates, eux qui s’évertuent de ce principe. Jusqu’où peuvent ils aller…..

  4. dima dit :

    « On est à la fois dans le « printemps des peuples » de 1848 pour
    l’embrasement
    , et en plein Mai 68, pour son versant romantique.
     »
    dixit Hicham Ben Abdellah El Alaoui.

    « Ce mouvement révolutionnaire, qualifié de « Printemps des peuples »
    en raison de la politisation et de l’implication des masses populaires et
    des aspirations nationalistes de ces dernières, est cependant fragile.
    Il est en effet très vite dépassé sur sa gauche par une radicalisation des
    revendications politiques et sociales (démocratie sociale, socialisme,
    communisme) et menacé sur sa droite par une réaction monarchique
    et autoritaire qui reçoit le soutien de la bourgeoisie, effrayée par les
    revendications égalitaires des classes populaires et du prolétariat.

    La réaction triomphe au début des années 1850, après avoir
    sévèrement réprimé le « Printemps des peuples »
    . »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Printemps_des_peuples

    • dima dit :

      Pourquoi parle-t-on de printemps des peuples arabes ?

      « Mais pour Akram Belkaid, journaliste notamment pour
      SlateAfrique, l’expression a beau être une «facilité journalistique»,
      elle n’en demeure pas moins «acceptable» puisque qu’elle fait
      allusion à des événements historiques :

      «L’expression fait référence au “printemps des peuples” de 1848,
      à des valeurs universelles, comme celles de la Révolution française
      de 1789 auxquelles nous, arabes, avons aussi droit d’accéder. On se
      révolte pour notre dignité, on chasse un tyran, cela dépasse les
      nationalités.
      »
       »

      http://www.slate.fr/story/34563/printemps-peuples-revolutions-arabes

  5. dima750 dit :

    « Moulay Hicham » : Le référendum aura été un acte de « renouvellement
    d’allégeance »

    Malaga.- Même si les taux semblent disproportionnés, Moulay
    Hicham a déclaré ne pas être surpris par les résultats du référendum. Il
    a néanmoins fait remarquer que, loin de rompre avec le passé et d’être
    « un acte fondateur d’un nouvel ordre citoyen », le référendum aura été
    en quelque sorte un acte de « renouvellement d’allégeance »
    (…)
    L’importance donnée aux réseaux sociaux dans l’avènement des
    mouvements qui secouent le monde arabe, comme celui du 20 février,
    est exagérée, ces réseaux étant uniquement des instruments qui, à eux
    seuls, ne peuvent apporter la démocratie, a souligné Moulay Hicham.
    Il a fait remarquer que, lorsque les régimes sont fermés, et qu’il n’y a
    pas de « structure d’intermédiation », ce genre de mouvement pousse dès
    le départ les mobilisations à l’extrême, vers « la demande du départ du
    régime ». Par contre, lorsqu’il y a ouverture, à un moment ou à un autre,
    il faut dialoguer. Ce qui devrait inciter ces mouvements à s’organiser au
    niveau national, éventuellement avec un directoire. Et le seul appui dont ils
    ont besoin, c’est l’appui moral, a-t-il déclaré.

    http://www.demainonline.com/2011/07/12/moulay-hicham-le-referendum-aura-ete-un-acte-de-%c2%ab-renouvellement-d%e2%80%99allegeance-%c2%bb-www-marocution-com/

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