Mercenaires: L’armée privée des Emirats (EAU)

14.05.2011 | Mark Mazzetti et Emily B. Hager The New York Times via  Courrier International N°1075

Des mercenaires colombiens au secours des royaumes pétroliers du Golfe

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Repères : Les Emirats arabes unis (EAU) sont une fédération née en 1971-1972 et composée de sept émirats : Abou Dhabi, Dubaï, Charjah, Ajman, Umm Al-Qaïwaïn, Ras Al-Khaïma et Fujaïrah. Abou Dhabi, capitale politique, et Dubaï,capitale économique, sont les deux émirats les plus connus et représentent la vitrine internationale de cet ensemble de monarchies pétrolières qui constitue l’une des zones les plus riches du monde.
En janvier 2008, la France et les EAU ont signé un accord de coopération sur le nucléaire civil. Mais en décembre 2009 c’est un consortium sud-coréen qui a remporté un contrat de l’ordre de 20 milliards de dollars, (13,6 milliards d’euros) au détriment d’un consortium français  initialement donné favori et mené par EDF, GDF-Suez, Total et Areva. Ce contrat porte sur la construction de quatre centrales nucléaires.

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Craignant le voisin iranien mais aussi – et surtout-la contagion des révoltes du printemps arabe, les Emirats arabes unis financent à grands frais la constitution d’une armée privée de combattants occidentaux.

Erik Prince, créateur de Reflex Responses (R2), lors d’une opération en Afghanistan, septembre 2009

En novembre dernier, tard dans la nuit, un avion transportant plusieurs dizaines d’hommes de nationalité colombienne atterrissait sur l’aéroport d’Abou Dhabi. Un officier des services de renseignements émiratis leur fit franchir sans encombre les contrôles, puis le groupe est monté à bord d’un car dépourvu de toute inscription qui les a emmenés dans un complexe militaire balayé par les vents. Aux yeux des services d’immigration, ces Colombiens étaient  des ouvriers du bâtiment. Mais il s’agissait en réalité de soldats destinés à intégrer l’armée secrète qu’Erik Prince, le milliardaire américain fondateur de Blackwater Worldwide, était en train de mettre sur pied pour le compte de l’émirat pétrolier. Coût de l’opération : 529 millions de dollars [360 millions d’euros].

Selon d’anciens employés du projet et plusieurs responsables américains, et au vu de documents commerciaux obtenus par The New York Times, M. Prince a été engagé par le prince héritier pour former un bataillon de 800 soldats étrangers. D’après les documents consultés, cette unité sera chargée de mener des opérations spéciales à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de défendre les pipe-lines et les gratte-ciel contre d’éventuels actes terroristes et de réprimer les révoltes intérieures. Ces troupes pourraient être déployées si les Emirats étaient confrontés à des troubles dans leurs camps de travail surpeuplés ou voyaient se développer des manifestations à l’image de celles qui déferlent depuis quelques mois sur le monde arabe.

Face à de telles situations, les dirigeants des Emirats arabes unis considèrent que leur propre armée ne serait pas à la hauteur. Ils espèrent également que ces forces étrangères pourront résister aux menées régionales de l’Iran, ennemi numéro un du pays. Le camp d’entraînement, situé dans une vaste base émiratie baptisée Zayed Military City, est dissimulé derrière des murs en béton surmontés de barbelés. Des photographies montrent des rangées de bâtiments provisoires de couleur jaune, tous identiques, utilisés pour le logement et les réfectoires, ainsi que des garages où s’alignent Humvees et camions-citernes.

D’après d’anciens collaborateurs du projet et plusieurs responsables américains, les Colombiens, tout comme les Sud-Africains et d’autres soldats étrangers, sont entraînés et encadrés par des soldats américains à la retraite, mais aussi par d’anciens membres des unités d’opérations spéciales britanniques et allemandes ainsi que de la Légion étrangère française.

En confiant des secteurs cruciaux de leur défense à des mercenaires, les Emiratis marquent une nouvelle étape dans le boom de la sous-traitance de la guerre qui a débuté après les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Et, en s’appuyant sur une force largement créée par des Américains, ils ont introduit un élément volatil dans une région déjà explosive où les Etats-Unis sont considérés d’un œil suspicieux. “Les pays du Golfe, et notamment les Emirats arabes unis, ne possèdent pas une grande expérience militaire.

Il est logique qu’ils cherchent de l’aide en dehors de leurs frontières”, souligne un responsable de l’administration Obama. “Ils ont peut-être envie de montrer qu’ils ne se laisseront pas marcher sur les pieds.

Il est cependant difficile de savoir si le projet a bénéficié du feu vert officiel des Etats-Unis. Plusieurs experts juridiques et responsables gouvernementaux font remarquer que certains membres du bataillon pourraient être en infraction avec les lois fédérales, qui interdisent aux citoyens américains de former des troupes étrangères sans avoir préalablement obtenu une autorisation du département d’Etat.

Mark C. Toner, un porte-parole du département, a refusé d’indiquer si l’entreprise de M. Prince avait obtenu une telle autorisation, mais il a précisé que le département d’Etat enquêtait pour savoir si le programme d’entraînement violait la loi américaine. M. Toner a rappelé que la société Blackwater (depuis rebaptisée Xe Services) a payé 42 millions de dollars [29 millions d’euros] d’amendes pour avoir entraîné des troupes étrangères en Jordanie et dans d’autres pays.

M. Prince espère édifier un empire dans le désert, loin des enquêteurs du Congrès et des responsables du ministère de la Justice, qui, estime-t-il, se sont ligués pour présenter Blackwater comme une entreprise irresponsable. Il a vendu ses actions dans la société l’année dernière et il a créé une nouvelle entreprise, baptisée Reflex Responses, qui n’a pas tardé à obtenir un contrat de plusieurs millions de dollars pour protéger plusieurs centrales nucléaires en projet, ainsi que pour assurer la cybersécurité des Emirats. Il espère gagner plusieurs milliards de dollars supplémentaires en mettant sur pied de nouveaux bataillons de soldats sud-américains pour le compte des Emirats et en créant un gigantesque complexe où son entreprise pourrait former des troupes au service d’autres gouvernements.

Bien conscient que ses entreprises attirent la controverse, M. Prince a dissimulé ses liens avec le bataillon mercenaire. Son nom ne figure pas sur les contrats ni sur la plupart des documents commerciaux. En recrutant des Colombiens et d’autres mercenaires, les subordonnés de M. Prince n’ont fait qu’obéir à l’instruction précise qu’il leur a donnée : on ne recrute aucun musulman. Car, explique M. Prince, on ne peut pas compter sur des soldats musulmans pour tuer d’autres musulmans.

L’entreprise Reflex Responses, que l’on désigne sous le sigle R2, aurait reçu des autorités des Emirats arabes unis environ 21 millions de dollars [14 millions d’euros] pour alimenter le capital de départ.

M. Prince a conclu l’accord avec Cheikh Mohamed ben Zayed Al- Nahyan, le prince héritier d’AbouDhabi. Ils se connaissaient depuis plusieurs années. Homme à l’esprit vif et aux inclinations pro occidentales, le prince a été formé à l’académie militaire britannique de Sandhurst. Il a noué des liens étroits avec les hauts responsables militaires américains. Il est également, dans la région, l’un des faucons les plus déterminés contre l’Iran, entretenant le plus grand scepticisme sur la possibilité de voir Téhéran renoncer à son programme nucléaire. “Il estime que la logique de guerre domine la région, et c’est ce qui explique les efforts presque obsessionnels qu’il déploie pour renforcer les capacités militaires de son pays”, soulignait un câble de l’ambassade américaine à Abou Dhabi divulgué par WikiLeaks.

Pour M. Prince, le bataillon était une occasion de concrétiser un rêve. Avec Blackwater, qui avait raflé des milliards de dollars grâce à des contrats de sécurité souscrits par le gouvernement américain, il avait espéré mettre sur pied une armée à louer, susceptible d’être déployée dans les zones de crise en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Il avait même proposé que la CIA puisse recourir à son entreprise pour exécuter des missions spéciales aux quatre coins du globe. Mais cette proposition n’avait rencontré aucun écho. C’est donc une nouvelle chance qui s’offrait à lui à Abou Dhabi.

Assaut aérien et maritime

M. Prince travaille depuis des années avec un ancien agent du FBI, Ricky Chambers, connu sous les initiales C. T. C’est avec lui qu’il a entrepris de débaucher discrètement des mercenaires américains opérant en Afghanistan, en Irak et dans d’autres points chauds, en leur faisant miroiter des rémunérations dépassant parfois les 200 000 dollars [136 000 euros] par an. En quête de soldats, ils ont également fait appel à Thor Global Enterprises, une société basée sur l’île caribéenne de Tortala et spécialisée dans “l’affectation de combattants dans des équipes de sécurité privées à l’étranger”. En quelques mois, de vastes aires ont été aplanies au bulldozer dans le désert des Emirats et des baraquements y ont été édifiés. Les Emirats devaient procurer armes et équipements aux mercenaires, des fusils M-16 jusqu’aux mortiers, des poignards Leatherman aux Land Rover. Ils ont également accepté d’acheter des parachutes, des motos, des sacs à dos – et 24 000 paires de chaussettes.

D’après d’anciens collaborateurs, M. Prince, soucieux de faire profil bas, s’est rarement rendu au camp et a évité de fréquenter les luxueuses villas proches de l’aéroport d’Abou Dhabi où responsables de R2 et officiers émiratis se rencontrent pour mettre la dernière main aux programmes. Si les documents obtenus par The New York Times – parmi lesquels des contrats, des budgets prévisionnels et des esquisses de projets – ne mentionnent pas M. Prince, certains de ses anciens collaborateurs affirment qu’il a personnellement négocié l’accord avec les Emirats arabes unis.

Les documents de l’entreprise énumèrent les tâches du bataillon : collecte de renseignements, combat de rues, sécurité des matériaux nucléaires et radioactifs, missions humanitaires et opérations spéciales de “destruction des personnels et équipements ennemis”. L’un de ces documents évoque les “opérations de contrôle de foule” dans des situations où la foule ne dispose pas d’armes à feu mais “représente un danger du fait qu’elle utilise des armes improvisées (pierres et bâtons)”.

Les personnes impliquées dans le projet ainsi que des responsables américains disent que les Emiratis souhaitaient déployer le bataillon pour répondre à d’éventuelles attaques terroristes et pour mater des révoltes qui naîtraient dans les vastes camps de travail du pays, regroupant des Pakistanais, des Philippins et autres étrangers qui constituent l’essentiel de la main-d’oeuvre des Emirats. La mise sur pied de cette force militaire étrangère avait été prévue plusieurs mois avant les révoltes du printemps arabe, dont de nombreux experts estiment qu’il est peu probable qu’elles se propagent aux Emirats. C’est en réalité l’Iran qui est leur principale inquiétude.

Il n’a jamais été prévu que les mercenaires soient déployés lors d’une attaque furtive contre l’Iran. Mais les ex-collaborateurs que nous avons interrogés affirment que les dirigeants émiratis ont évoqué la possibilité de les utiliser dans un éventuel assaut aérien et maritime visant à récupérer un chapelet d’îles du golfe Persique, la plupart inhabitées, que se disputent l’Iran et les Emirats [depuis les années 1970]. L’Iran a dépêché une force militaire sur l’une au moins de ces îles, Abou Moussa. Les dirigeants émiratis rêvent depuis longtemps d’en reprendre possession afin d’en exploiter les réserves pétrolières potentielles.

Les Emirats possèdent des forces militaires modestes comprenant des unités terrestres, aériennes et navales, ainsi qu’un petit contingent de commandos entraînés aux opérations spéciales qui a servi en Afghanistan. Dans l’ensemble, ces forces sont considérées comme inexpérimentées. C’est pourquoi le gouvernement émirati a versé dans les dernières années plusieurs milliards de dollars à diverses entreprises américaines afin de renforcer ses capacités nationales de défense. Une entreprise dirigée par Richard A. Clarke, un ancien conseiller en matière de contre-terrorisme dans les administrations Clinton puis Bush, a pour sa part remporté plusieurs contrats lucratifs afin de prodiguer ses conseils sur la façon de mieux protéger les infrastructures du pays.

Certains consultants en sécurité estiment que les efforts déployés par M. Prince pour renforcer les défenses des Emirats contre une menace iranienne pourraient comporter certains avantages pour le gouvernement américain, qui partage les inquiétudes des Emirats sur l’influence grandissante de l’Iran dans la région. “Si Erik Prince est un paria aux Etats-Unis, il est peut-être le toubib qu’il faut aux Emirats arabes unis”, analyse un consultant en sécurité américain qui connaît bien les activités de R2.

Concernant la politique juridique et éthique de l’entreprise, un paragraphe du contrat souligne que R2 doit répondre aux exigences de responsabilité et observer les procédures disciplinaires. “L’objectif général, souligne le contrat, est de faire en sorte que les membres de l’équipe participant à ce projet le maintiennent en permanence dans un climat professionnel et moral qui soit en mesure de résister à l’attention médiatique.

Les ex-collaborateurs font observer que les dirigeants de R2 n’ont jamais abordé directement certaines questions essentielles liées au projet. Les lois internationales concernant les armées privées et les mercenaires sont extrêmement floues, mais des Américains supervisant l’entraînement d’une armée étrangère dans un pays étranger ne seraient-ils pas en infraction avec la loi américaine ? Susan Kovarovics, juriste spécialisée dans le commerce international, conseille les entreprises sur les règlements concernant les contrôles des exportations. Selon elle, Reflex Responses étant une entreprise émiratie, elle n’a sans doute pas besoin d’une autorisation du département d’Etat pour exercer ses activités. Mais la juriste ajoute que tout Américain impliqué dans ce projet pourrait courir un risque juridique au cas où il n’aurait pas obtenu une autorisation pour participer à l’entraînement de troupes étrangères. Les anciens collaborateurs notent aussi que les questions fondamentales liées aux opérations n’ont jamais été soulevées. Quelles sont les règles d’engagement du bataillon ? Que se passe-t-il si des civils sont tués au cours d’une opération ? Et est-il réellement envisageable que le déploiement d’un bataillon latino-américain au Moyen-Orient reste un secret ?

Les premiers mercenaires sont arrivés au cours de l’été 2010. Parmi eux se trouvait un homme ayant servi durant treize ans dans la police nationale colombienne, Calixto Rincón, 42 ans. Il dit s’être engagé dans le projet afin de subvenir aux besoins de sa famille et de découvrir une nouvelle région du monde.

“Nous étions de fait une armée au service des Emirats”, a raconté M. Rincón dans une interview accordée après son retour en Colombie. “Ils cherchaient des gens ayant une expérience dans des pays en proie aux conflits, comme la Colombie.”

Vue satellitaire de la base d’entraînement en construction aux Émirats arabes unis.

Du sable à perte de vue

Le visa de M. Rincón porte un tampon spécial des services de renseignements militaires des Emirats, qui lui a permis à son arrivée de franchir les contrôles policiers et douaniers sans être interrogé. Il a vite retrouvé une routine quotidienne calquée sur celle des camps de formation des militaires américains. “Nous nous levions à 5 heures du matin et commencions aussitôt les exercices physiques”, raconte M. Rincón. D’autres anciens employés précisent que les troupes – vêtues d’uniformes de l’armée émiratie – étaient divisées en compagnies qui exécutaient les manoeuvres de base de l’infanterie, s’entraînaient à la navigation et suivaient un entraînement de tir de précision.

D’après un ancien employé, R2 consacrait à cette époque environ 9 millions de dollars [6 millions d’euros] par mois à l’entretien du bataillon. Une somme qui comprenait les soldes des mercenaires et des formateurs, le coût des munitions et les salaires des dizaines d’employés qui préparaient les repas, lavaient le linge et nettoyaient le camp. M. Rincón précise que ses compagnons et lui n’ont jamais manqué de rien, et que leurs supérieurs américains ont même fait venir un cuisinier colombien pour leur mitonner des soupes traditionnelles. Mais la nature secrète du projet a néanmoins fini par créer une sorte d’environnement carcéral. “Il nous était interdit de chercher à savoir ce qui se passait dehors, se souvient M. Rincón. Nous n’étions autorisés à sortir du camp que pour notre jogging matinal. Et tout ce que nous pouvions voir, c’était du sable à perte de vue.

Les Emirats voulaient que les troupes soient prêtes à être déployées quelques semaines à peine après avoir débarqué de l’avion, mais il devint rapidement évident que les capacités militaires des Colombiens étaient bien au-dessous de ce que l’on avait espéré. “Certains de ces gamins n’auraient pas descendu une vache dans un couloir”, lâche un ancien. D’autres recrues reconnurent ne s’être jamais servi d’une arme. Les anciens commandos américains et étrangers chargés de l’entraînement du bataillon durent reconsidérer leur rôle. D’anciens responsables expliquent qu’ils ne devaient agir, au départ, qu’en tant que “conseillers” au cours des missions – ce qui signifie qu’ils ne devaient pas utiliser leurs armes. Mais ils n’ont pas tardé à comprendre qu’ils allaient devoir combattre aux côtés de leurs troupes. Et, pour compliquer les choses, les canaux de recrutement ont commencé à se tarir. D’anciens collaborateurs disent qu’il a été de plus en plus difficile de recruter et de retenir suffisamment d’hommes sur le terrain. M. Rincón a développé une hernie et a été contraint de rentrer en Colombie, tandis que d’autres hommes étaient radiés du programme pour consommation de drogue ou mauvaise conduite.

La direction de R2 elle-même a par ailleurs connu des bouleversements. M. Chambers, qui avait contribué à mettre sur pied le projet, l’a abandonné au bout de quelques mois. Une poignée d’autres responsables, dont plusieurs anciens employés de Blackwater, ont alors été engagés, avant d’être licenciés après quelques semaines.

Afin de renforcer l’efficacité de son bataillon, R2 a recruté un peloton de mercenaires sud-africains, dont plusieurs anciens combattants d’Executive Outcome [une compagnie de mercenaires sudafricaine créée en 1989 et dissoute en 1998]. D’après des responsables américains et d’ex-collaborateurs de R2, ce peloton

devait agir comme force de réaction rapide et commença sa formation en vue d’une mission d’entraînement : une attaque terroriste sur la tour Burj Khalifa de Dubaï, le gratte-ciel le plus haut du monde. Ils étaient chargés de reprendre le contrôle de la situation, puis de passer discrètement la main aux forces émiraties. Mais, en novembre dernier, le bataillon avait du retard sur les objectifs fixés. Alors qu’une troupe de 800 hommes aurait dû être prête en mars 2011, des anciens disent que l’unité ne comptait, il y a quelques semaines encore, pas plus de 580 hommes.

Les responsables militaires émiratis avaient promis que, si le bataillon remplissait sa mission, ils financeraient la mise sur pied d’une brigade complète de plusieurs milliers d’hommes. Les nouveaux contrats, qui se seraient montés à plusieurs milliards de dollars, auraient aidé M. Prince à réaliser son prochain grand projet : la construction d’un complexe d’entraînement en plein désert, calqué sur le camp d’entraînement que possède Blackwater à Moyock, en Caroline du Nord. Mais, avant de donner leur feu vert, les responsables militaires des Emirats tenaient à ce que le bataillon fasse ses preuves dans une “véritable mission”. Cela ne s’est pas encore produit. Jusqu’à présent, les troupes sudaméricaines ne sont sorties de leur camp que pour aller faire des emplettes et s’offrir quelques rares distractions en ville.

Récemment, pourtant, par une nuit de printemps, et après avoir passé plusieurs mois isolés dans le désert, les hommes sont montés à bord d’un car dépourvu de tout signe distinctif, qui les a emmenés dans des hôtels du centre de Dubaï. Des responsables de R2 leur avaient arrangé une soirée récréative en compagnie de… prostituées !

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20 réponses à Mercenaires: L’armée privée des Emirats (EAU)

  1. Ucef dit :

    Merci pour le billet, vous venez d’éclairer nos lanternes sur certaines facettes cachées de notre monde arabe.

  2. Pingback: Blackwater Watch » Blog Archive » Mercenaires: L'armée privée des Emirats (EAU) | eplume

  3. tshitambue tshileo dit :

    je veux avoir les coordonnes et les conditions de recrutement de cette armee privee

  4. Pingback: Pentagon billions are flowing to strongmen in the Middle East. | eplume

  5. Younes Bourag dit :

    vraiment c,est magnifique de créer une armée prive …………..bonne idée et bonne chance.
    svp je suis intéresser de connaitre les conditions pour rejoindre les rangs de cette nouvelle initiative .Merci de me répondre le plus vite possible. merci infiniment.

  6. je voudrais rejoindre cette armée privée.
    je suis prêt à suivre une formation et servir en toute honneur
    cordialement

  7. mvondogael dit :

    je suis un jeune Camerounais voulait faire l’armer des pays étranger surtout cette armée privée peut importe l’endroit je suis prêts à aller partout et travailler selon vos convenances.

  8. moslem dit :

    je suis deja un mercenaires je fini biento mon contra et j’aimerai bien avoir les coordonnes et les conditions de recrutement de cette armee privee

  9. j aimerais savoir comment entredans se cor d armee je suis un ancien para

  10. koukou dit :

    je suis un algérien, j’ai dix-sept ans d’expérience dans le domaine de lutte antiterrorisme, j’ai participé pendant des années dans des combats violant contre les terroristes, je cherche un poste de travail dans ce domaine, merci d’avance.

  11. THOMAS dit :

    bonjour je suis un ancien gendarme français et j ‘ai 55 ans. je serai prêt à rejoindre votre armée et à la former à votre façon. je connais beaucoup de choses en mili et suis prêt à vous les faire partager. J’aime la discipline et le management des hommes ainsi que le maniement des armes. Je suis prêt à partir où vous voulez. Contactez moi SVP . MERCI

    • mohamed dit :

      Salam. Je suis un jeune marocaine de 25 ans et je cherche à m ‘ engager avec vous . À propos de moi , je suis un bon sportif niveau d’étude bac +2 je vous adresse l’expression de mes salutations distinguées .

  12. THOMAS dit :

    j’attends votre réponse. Merci

  13. Enzo dit :

    Je suis actuellement militaire j’aimerai si possible avoir qlq renseignement sur vos conditions de recrutement . Merci d’avance

  14. Fares dit :

    vous racontez vraiment de la merde excusez moi du mots
    mais on voit bien que le niveau des militaires va pas plus loin que la primaire a tout casser le collège. Le recrutement va certainement pas ce faire sur ce site concernant cette armée et encore moins en français c’est un simple article la! puis ils vont certainement pas prendre des étrangers encore moins des personne a la retraite mais plutôt des jeunes natifs du pays

  15. saad10 dit :

    bounjours je suis un x militair marocaine speceilite blindes et un expereinces de 6 ans tous les service militaire .je suis prêt a partir ou vous voulez contactez moi svp

  16. mili free dit :

    Bonjour, intéressant, je suis un ancien Biffin reconvertis comme contractor apr et je suis très intéresse, merci de me donner leur coordonner ainsi que leur exigences de recrutement, merci bien.

  17. Ezbiri dit :

    Bonjour,
    Je serai intéresser pour former vos soldats
    Quel sont les conditions ?
    Merci

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