Et au Maroc le roi parlait…

Par notre envoyé spécial Ignace Dalle*

* Journaliste, auteur de Les Trois Rois. La monarchie marocaine de l’indépendance à nos jours et deHassan II, entre tradition et absolutisme, Fayard, Paris, respectivement 2006 et 2011.

Régime absolutiste, corruption envahissante, inégalités criantes et chômage inquiétant, notamment chez les diplômés : les dirigeants marocains ont très vite mesuré qu’à quelques variantes près, tout conduisait la population du royaume à reprendre à son compte les doléances qui avaient conduit aux révoltes tunisiennes et égyptiennes. Moins de deux mois après la chute du dictateur tunisien, M. Zine el-Abidine Ben Ali, le roi Mohammed VI s’est donc efforcé de répondre aux revendications populaires : le 9 mars, il a prononcé le discours le plus important de son règne, annonçant une « réforme constitutionnelle globale ». Une avancée certaine. Mais sera-t-elle suffisante ?

Depuis quelques mois, les appels à une véritable monarchie constitutionnelle non-affairiste se multiplient, aussi bien sur les réseaux sociaux que chez des militants associatifs, au sein de petites formations de gauche ou parmi les islamistes de Al-Adl wal Ihsan (Justice et Bienfaisance, un mouvement toléré qui revendique deux cent mille adhérents). Après avoir attendu plusieurs semaines pour réagir aux événements de Tunisie et d’Egypte, ces derniers ont dénoncé la « benalisation » du régime et appelé à se joindre à ce qui allait constituer un véritable événement fondateur : la marche pacifique pour la dignité du peuple, le 20 février 2011. Ce jour-là, bravant le mauvais temps, la désinformation des médias officiels, les barrages routiers et le refus des partis officiels de participer, au moins dix mille personnes ont défilé à Rabat, autant à Agadir, Al-Hoceima et Marrakech – où des incidents ont eu lieu –, et moitié moins à Casablanca.

Dès la mi-février, les autorités – inquiètes – avaient déjà décidé d’injecter 15 milliards de dirhams (1,3 milliard d’euros)  supplémentaires afin de pallier la hausse sur le marché international des prix des produits de première nécessité, comme le blé, le sucre et le gaz. La somme venait s’ajouter aux 17 milliards de dirhams (1,5 milliard d’euros) déjà prévus à cet effet par la loi de finances 2011. Loin des provocations d’antan, le pouvoir avait choisi de ménager les marchands ambulants, tout comme les diplômés chômeurs – auxquels 1 800 embauches ont été promises. Sa priorité ? Désamorcer les conflits sociaux en cours : les ouvriers de la Société marocaine d’études spécialisés et industrielles (SMESI), à Khouribga, ont été réintégrés ; les revendications de certaines catégories d’enseignants satisfaites ; nombre de dossiers bloqués depuis des années trouvent – comme par miracle – des solutions (ou des promesses de solution). Enfin, début mars, Mohammed VI transformait le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH) – jusque-là très critiqué –, en Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), institution dotée de pouvoirs renforcés visant à consolider l’état de droit.

Positives, ces mesures sont pourtant loin d’avoir satisfait l’aspiration au changement de nombreux Marocains. Le 9 mars, soucieux d’apaiser les esprits, Mohammed VI, a donc appelé ses sujets à se mobiliser dans le cadre d’un « grand chantier constitutionnel ». Cela faisait dix ans que la population attendait.

Corruption, abus de pouvoir, passe-droits, inégalités croissantes et chômage : depuis des années, le ras-le-bol s’intensifie. Récemment, de nombreuses révoltes isolées – de petites intifadas, parfois à connotation tribale –, ont éclaté à Séfrou, Nador, El Hoceima, Tinghir, Ben Smim, Jerrada, etc. A chaque fois, les populations crient leur désespoir, revendiquent le droit à la santé, à l’enseignement, au travail ou, tout simplement, à la dignité.

Sidi Ifni, juin 2008 : peut-être le cas le plus emblématique. Se sentant abandonnés de tous, la plupart des habitants du petit port – liés à la tribu des Aït Baaram –, se soulèvent contre l’autorité locale. Dans un premier temps, le pouvoir a envoyé des milliers d’hommes – les fameuses Compagnies mobiles d’intervention (CMI), devenues Groupes d’intervention (GIR) en-, 2006) pour mater les émeutiers. Mais, un an plus tard, lors des élections locales, les autorités laissent les meneurs du mouvement prendre le contrôle de la nouvelle équipe municipale.

Parallèlement sont apparues depuis plusieurs années des tansiquiyate, ou coordinations, qui mènent dans tout le pays des actions ponctuelles destinées à lutter contre la vie chère ou les défaillances des services publics : on en compte entre soixante et quatre-vingts dans le pays. Ces organisations – où les femmes sont très actives –sont animées par des militants issus de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) ou de formations d’extrême gauche. A Casablanca, une coordination dynamique se bat contre la hausse des prix. Dans un pays où le salaire minimum s’élève à un peu plus de 2 000 dirhams par mois – moins de 200 euros  –, nourrir sa famille est un vrai casse-tête.

Les tansiquiyate permettent d’éviter les dérapages en servant d’interface avec le makhzen, nom qui désigne l’appareil d’Etat. Néanmoins, ce dernier ne les ménage pas. Il est même particulièrement agressif avec l’AMDH – sans doute la plus dynamique de toutes les organisations arabes de défense des droits humains et l’un des derniers espaces de contestation vigoureuse du régime –, dont les membres sont régulièrement poursuivis, harcelés et même battus.

Pourtant, le Maroc n’est pas la Tunisie. A la différence de M. Ben Ali, détesté par son peuple, le successeur de Hassan II demeure fort apprécié par de larges couches de la population. Outre son statut de chef spirituel des Marocains – commandeur des croyants et descendant du Prophète –, Mohammed VI jouit d’un sentiment favorable au sein de la population. Il multiplie les déplacements, au nord comme au sud, et inaugure une multitude de projets – souvent modestes –, n’hésitant pas à voler la vedette à ses ministres ou à des élus locaux : « Comme il est peu doué pour les discours, c’est sa manière de communiquer », explique un haut fonctionnaire. Par ailleurs, les Marocains lui savent gré de la sécurité qui règne dans le pays.

Le roi n’en est pas moins sévèrement critiqué par une partie de l’opposition politique extra-parlementaire ainsi que par plusieurs associations. La monarchie a connu un automne 2010 difficile : quinze jours après les affrontements qui ont suivi le démantèlement brutal d’un camp de Sahraouis à Laayoune, entre le 29 octobre et le 10 novembre, les révélations de WikiLeaks sur l’avidité du Palais royal dans le secteur immobilier ont fait l’effet d’une bombe, surtout à l’extérieur du pays. Un ancien ambassadeur américain n’évoque-t-il pas la « honteuse gloutonnerie » de certains « proches » du monarque ? A le croire, il serait impossible de se lancer dans un projet immobilier d’importance au Maroc sans passer sous les fourches caudines de MM. Mounir Majidi (homme d’affaires et secrétaire particulier du roi), Fouad Ali El-Himma (ami de Mohammed VI et « homme fort » du régime) ou du souverain lui-même. Ce qui, selon la diplomatie américaine, « sape sérieusement la bonne gouvernance que le gouvernement marocain entend fermement promouvoir ».

L’opacité la plus totale règne sur le foncier, en particulier sur les titres de propriété de la famille royale. Celle-ci peut ainsi acquérir à bas prix des terrains constructibles qu’elle revend au prix du marché, enregistrant des plus-values confortables. « Nous sommes totalement impuissants », déplore un industriel qui convoitait une parcelle sise sur un domaine de 3 000 hectares récupéré par le Palais au sud de Casablanca. Plus grand propriétaire terrien du pays avec au moins 12 000 hectares bien irrigués, le roi a prolongé jusqu’en 2014 l’exonération fiscale dont bénéficient les agriculteurs depuis une trentaine d’années. Sans le moindre débat. La disposition, prise par Hassan II en 1984 en raison d’une forte sécheresse, devait pourtant n’être que temporaire.

Selon la revue américaine Forbes, la fortune de Mohammed VI aurait été multipliée par cinq entre 2000 et 2009, pour dépasser les 2,5 milliards de dollars. Son comportement et celui de son entourage irritent de plus en plus de chefs d’entreprise, en particulier dans les secteurs de l’immobilier, de l’agro-alimentaire, de la banque et de la grande distribution. Au début des années 2000, déjà, le politologue Rémy Leveau – peu suspect d’hostilité envers le royaume –, s’inquiétait de l’affairisme du jeune roi :« Dans un système en voie de transition démocratique, le roi ne peut pas être entrepreneur ; il ne peut pas faire concurrence aux entrepreneurs. (1)» Ou mettre la justice au service de ses intérêts…

Début mars, le milliardaire Miloud Chaabi, patron du holding YNNA, a fait sensation en critiquant violemment le traitement de faveur accordé – une fois de plus, selon lui –, à son principal rival, M. Anas Sefrioui. Milliardaire lui aussi, ce dernier dirige le groupe ADDOHA et jouit du soutien du Palais, qui l’a beaucoup aidé sur le plan foncier. ADDOHA vient en effet de créer une société commune avec l’Agence de logements et d’équipements militaires (ALEM) qui devrait construire 37 000 logements sociaux. Selon M. Chaabi, qui a défilé à Rabat le 20 février, l’accord est « très dangereux » : pas d’appel d’offres, aucune transparence (2).

Le halo de mystère qui entourait le souverain lors des premières années de son règne s’est dissipé. Agé de 48 ans, il a pris goût à sa fonction et, comme ses prédécesseurs, il demeure la figure centrale du système. Ceux qui espéraient d’importants changements constitutionnels donnant davantage de poids au Parlement, et donc aux partis politiques, sont restés sur leur faim. Non seulement le roi n’a donné aucun signe de vouloir modifier la constitution (avant le 9 mars) mais il a, par l’intermédiaire de son ami Fouad Ali El Himma, un peu plus affaibli une classe politique qui n’en avait guère besoin. Créé en août 2008 par M. El Himma avec pour objectif de neutraliser la mouvance islamiste, le Parti authenticité et modernité (PAM) a réussi le tour de force d’arriver en tête lors des élections communales du 12 juin 2009, avec 21,7 % des sièges. Il devançait ainsi l’Istiqlal, formation du premier ministre Abbas el Fassi (19,1%), les socialistes de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) (10,8%) et les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) (5,4%).

La classe politique, du moins dans son expression parlementaire, est largement ignorée ou méprisée par les Marocains. Hormis une poignée de députés d’extrême gauche, seuls les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) (3) échappent encore à l’opprobre général, encore que les divergences entre leurs chefs perturbent l’électorat et privent le parti de visibilité. L’opportunisme d’un certain nombre d’élus de tous bords a facilité la tâche du PAM, qui n’a eu aucune peine à les débaucher, ralliant même quelques anciens détenus politiques d’extrême gauche. Comble de l’absurde : avant les municipales de 2009, le PAM a affirmé être passé dans l’opposition. Cette« pantalonnade », selon le mot du directeur de Tel Quel (4) permet de comprendre pourquoi près des deux tiers des Marocains ne votent plus.

Par ailleurs, le royaume inquiète de plus en plus les organisations nationales et internationales de défense des droits humains. L’AMDH joint régulièrement sa voix à celles d’Amnesty International (AI) ou de Human Rights Watch (HRW) pour dénoncer une nette régression. Parmi les nombreux procès bâclés, il y a celui du président de l’Association du Rif pour les droits de la personne et porte-drapeau de la lutte contre le trafic de drogue dans le nord du Maroc :  M. Chakib el-Khiyari a été condamné début 2009 à trois ans de prison pour « atteinte aux corps constitués ». Le motif maquille la colère des autorités dont il avait dénoncé la complaisance à l’égard des trafiquants de drogue, parlant de laxisme, sinon de complicité. Le ressentiment des forces de l’ordre est tel qu’elles ont réussi, en janvier 2011, à empêcher la remise du « Prix de l’intégrité » décerné par Transparency Maroc à MM. Khiyari et Abderrahim Berrada, avocat d’Abraham Serfaty, ancien détenu politique disparu en novembre dernier.

Les tribunaux ont également eu la main lourde avec la presse indépendante, harcelée par un pouvoir qui supporte de moins en moins la critique. Des amendes colossales assorties de peines de prison ont conduit à la fermeture de plusieurs titres – Le Journal Hebdomadaire, Akhbar el Youm, Nichane, Al Jarida al Oula, pour ne citer qu’eux. Au passage, le régime s’est assuré les services de telle ou telle plume célèbre, autrefois acide, qui épouse désormais les thèses officielles – toute honte bue.

Egalement dans le collimateur, la presse étrangère. Depuis plus d’un an, le ministère de la communication refuse d’accréditer un journaliste marocain embauché par l’Agence France-Presse (AFP). L’agence Reuters connaît les mêmes difficultés. L’indépendance d’esprit de ces deux agenciers, dont l’un a été rédacteur en chef du Journal Hebdomadaire, est inacceptable aux yeux des services de sécurité. Les journalistes espagnols se demandent si leur accréditation sera renouvelée. Quant à Al-Jazira, ses activités ont été suspendues à la fin du mois d’octobre 2010, les responsables du royaume jugeant que la chaîne qatarie avait « terni l’image du pays (5)»

Par ailleurs, toujours en 2010, le Maroc a expulsé plus d’une centaine de protestants étrangers accusés de « prosélytisme ». Si le comportement de certains évangélistes pouvait poser problème, le cas d’une vingtaine d’entre eux, en charge de trente-trois orphelins à Ain Leuh, dans le Moyen-Atlas, a ému au Maroc comme à l’étranger. Ces enfants ont en effet été brutalement privés de leurs familles d’accueil qui, présentes au Maroc depuis dix ans, se conformaient aux lois du royaume et élevaient les orphelins dans la religion musulmane. Les autorités semblent avoir voulu satisfaire les exigences de certains islamistes, malgré les protestations de la Fédération protestante de France, de l’ambassadeur des Etats-Unis et de HRW.

En décembre 1952, l’assassinat près de Tunis, par des nervis français, du syndicaliste tunisien Ferhat Hached, avait embrasé toute l’Afrique du Nord et, en particulier, Casablanca. Soixante ans plus tard, les Marocains passionnés et souvent très motivés par tout ce qui se passe dans le reste du nord de l’Afrique, demandent des comptes à leurs dirigeants. Lettres ouvertes au roi, éditoriaux souvent très durs, pétitions, courriels, publications sur différents blogs et manifestations se multiplient pour réclamer des changements profonds et une transition démocratique « irréversible », selon le mot de l’écrivain et poète Abdellatif Laabi (6).

Comme le constate M. Fouad Abdelmoumni, consultant en développement et économiste, ce qui s’est passé en Tunisie démontre « que le bâillon, la répression, la corruption et l’adoubement par des puissances étrangères ne constituent en rien un barrage contre la volonté des populations ».

Mohammed VI semble donc avoir pris la mesure du malaise. Mais, si son discours du 9 mars a été bien accueilli, il soulève de nombreuses questions. Il y a d’abord une contradiction fondamentale entre l’instauration d’une monarchie constitutionnelle moderne et la permanence du caractère sacré du statut royal, réaffirmé. Acteur politique majeur, le roi doit pouvoir être contrôlé et critiqué : par qui et comment ? Compte tenu de sa composition — les proches du régime sont largement majoritaires — la  commission ad hoc chargée de préparer la réforme risque de décevoir beaucoup de monde et d’aggraver les tensions.

Mohammed VI a parlé d’une justice « indépendante ». Mais il n’a rien dit sur la corruption qui mine le pays et l’affairisme qui gangrène son entourage. Rien non plus sur le rôle qui sera dévolu – ou non – à M. Fouad Ali el Himma, actuellement omniprésent dans le champ politique.

En acceptant pour la première fois un débat de fond, sans doute à son corps défendant, le souverain s’attaque à un chantier semé d’embûches, dont il n’a peut-être pas mesuré l’ampleur.  Cependant, sous l’œil vigilant des Marocains et celui des « pays amis » – qui doivent se montrer plus exigeants dans leurs relations avec le royaume –, le Maroc et Mohammed VI disposent d’une occasion unique pour mettre sur pied un modèle original de développement et de démocratie. Le soutien populaire dont bénéficie encore le souverain devrait l’aider dans cette tâche, colossale.

———————–

(1) Mounia Bennani-Chraïbi, Abdallah Hammoudi et Rémy Leveau, « Le Maroc, un an après la mort de Hassan II : une conversation à trois », Annuaire de l’Afrique du Nord, volume 38, CNRS Editions, Paris, 2002.

(2) Cf. le site www.lakome.com

(3) Le PJD est apparu en 1998, le pouvoir souhaitant contrôler une partie des islamistes. Depuis, une partie du PJD a pris ses distances avec le pouvoir. Lire Wendy Kristianasen, « Les islamistes marocains tentés par le modèle turc », Le Monde diplomatique, août 2007.

(4) N° 395, Casablanca, 24 octobre 2009.

(5) Déclaration de M. Khalid Naciri, ministre de la communication le 4 novembre 2010

(6) « Ce Maroc qui ne va pas si bien …», TelQuel, Casablanca, 29 janvier 2011.

Avril  2011 | Ignace Dalle  |  Le Monde Diplomatique

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Un commentaire pour Et au Maroc le roi parlait…

  1. dima dit :

    Article complet et indiscutable. ID fait toujours du bon travail.

    – « Un ancien ambassadeur américain n’évoque-t-il pas la « honteuse gloutonnerie » de certains « proches » du monarque ? A le croire, il serait impossible de se lancer dans un projet immobilier d’importance au Maroc sans passer sous les fourches caudines de MM. Mounir Majidi (homme d’affaires et secrétaire particulier du roi), Fouad Ali El-Himma (ami de Mohammed VI et « homme fort » du régime) ou du souverain lui-même. Ce qui, selon la diplomatie américaine, « sape sérieusement la bonne gouvernance que le gouvernement marocain entend fermement promouvoir ». »

    A lire : https://eplume.wordpress.com/2011/04/08/royal-business-au-maroc/

    – « Depuis plus d’un an, le ministère de la communication refuse d’accréditer un journaliste marocain embauché par l’Agence France-Presse (AFP). L’agence Reuters connaît les mêmes difficultés. L’indépendance d’esprit de ces deux agenciers, dont l’un a été rédacteur en chef du Journal Hebdomadaire, est inacceptable aux yeux des services de sécurité. »

    Pour l’agencier AFP, il s’agit d’Omar Brousky, ancien rédacteur en chef du défunt et regrettable le Journal Hebdomadaire.

    Merci.

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