Turpitudes policières contre Farah Abdelmoumni, une jeune du 20 février ?

Farah Abdelmoumni est une militante du mouvement du 20 février, résidant en France. Son père est l’ancien détenu politique et vice-président de l’AMDH Fouad Abdelmoumni, également militant du mouvement du 20 février. Rentrée au Maroc pour deux semaines, elle s’est vue retenue une heure à son arrivée, lors du contrôle de police à l’aéroport Mohammed V de Casablanca le 19 avril 2011. Alors qu’elle se préparait à rentrer en France pour reprendre ses cours universitaires, elle s’en est vue empêchée, son passeport et sa carte de séjour française ayant disparu entre deux contrôles policiers à l’aéroport Mohammed V. Son père en fait le récit ci-dessous:

Farah Abdelmoumni, ma fille (dont j’arbore la photo sur mon image de profil) n’a pas pu quitter l’aéroport de Nouasseur hier après 2 semaines de vacances au pays, qu’elle a dédiées à participer au mvt20Fev. Je n’ai pas pu tenir mes contacts informés parce que j’étais en voyage l’essentiel de la journée (*). Après l’enregistrement et le contrôle policier des documents, et après une fouille au corps, son passeport, sa carte de résidence en France et sa carte d’embarquement avaient disparu. La police dénie avoir une quelconque relation avec cette disparition, et Farah affirme qu’ils ont disparu entre les mains de l’agent de police.

Pour l’instant, Farah est empêchée de quitter le territoire, ce qui pourrait nuire à ses études. Elle prévoit de porter plainte pour obtenir une enquête judiciaire.

S’agit-il d’un acte délibéré ou fortuit ? D’une démarche délibérée ou d’une initiative personnelle ? Nous ne pouvons nous prononcer pour l’heure. Mais nous ne pouvons pas non plus exclure que cette situation résulte d’une volonté d’intimidation, même si, évidemment, tous les militants ne sont pas et n’ont jamais été assujettis à des traitements identiques, la répression cherchant d’un côté à minimiser le prix politique (attaquer des jeunes relativement inconnus plutôt que des personnes largement reconnues), donner du grain à moudre à ses acolytes (le discours d’un régime « fréquentable » ne pouvant passer si la répression primaire est systématique), et surtout avoir un effet terrorisant et intimidant pour la grande majorité, qui s’identifie plus à la jeune étudiante qu’aux tribuns patrons d’industrie ou abonnés aux conférences internationales.

(*) Je me trouve à l’étranger en conférence jusqu’à samedi tard en soirée. Prière aux amiEs qui essaient de me joindre au téléphone d’excuser mon manque de réaction.

 04.05.2011  |    Fouad Abdelmoumni    |   Mamfakinch

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3 commentaires pour Turpitudes policières contre Farah Abdelmoumni, une jeune du 20 février ?

  1. dima dit :

    Attaquer des jeunes inconnus ? il est aussi à prévoir que Farah a été victime de
    son nom de famille et cela ne lui enlève en rien son combat progressiste sincère
    pour sa patrie. Pour le moment, ce qui est important est qu’elle puisse passer ses
    examens universitaires et c’est son droit le plus élémentaire.

    Soutien total à Farah A.

  2. cette petite écervelée cherche juste à se faire remarquer,
    pourquoi elle ne parle pas de sa soi disante mésaventure du 19 avril que maintenant, qu’elle a égaré par son étourderie habituelle, ses douments de voyage,
    elle a peur d’être grondée par le méchant papa en mettant tout sur le « makhzen » qui en toute occasion a bon dos

  3. dima dit :

    Insolite. Policier pickpocket ?

    Mercredi 4 mai, Farah Abdelmoumni, jeune membre du
    Mouvement du 20 février, doit s’envoler pour la France, où elle
    étudie, après deux semaines de vacances familiales et militantes.
    Passés les contrôles de routine à l’aéroport Mohammed V, elle est
    soumise à une fouille au corps, dans un isoloir. Lorsqu’elle ressort,
    ses papiers d’identité ont disparu. Son père, le militant de l’AMDH
    Fouad Abdelmoumni, résume : “La police nie avoir une quelconque
    relation avec cette disparition et Farah affirme qu’ils ont disparu
    entre les mains de l’agent de police”. L’affaire fait du bruit,
    notamment dans la presse régionale française. Pression
    payante, puisqu’un passeport est mis à la disposition de Farah
    Abdelmoumni cinq jours plus tard
    , après quelques
    “coups de fil à des amis”, dont Driss El Yazami et Mohamed
    Sebbar du CNDH.

    http://telquel-online.com/473/lessentiel_473.shtml

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