Duane Clarridge, les Karazai & l’opium

22.01.2011 | Mark Mazzetti  Eme-Equis  via  Courrier International N°1069

 

Duane Clarridge, l’espion qui refusait de prendre sa retraite

Ce retraité de la CIA a constitué sa propre agence privée et inonde politiques et polémistes d’informations ”confidentielles ”. Ses cibles : le président afghan Hamid Karzai et son demi-frère Ahmed Wali Karzai.

 

Duane R. Clarridge a pris congé de la Central Intelligence Agency (CIA) il y a plus de vingt ans. Mais depuis le bord de la piscine de sa maison des environs de San Diego, il dirige toujours un réseau d’espionnage. Au cours des deux dernières années, il a envoyé des agents dans les montagnes du Pakistan et les badlands désertiques d’Afghanistan. Depuis que l’armée américaine a cessé de le financer en mai 2010, il paie ses agents et continue à collecter des informations sur les combattants islamistes, les chefs talibans et les secrets de la classe dirigeante de Kaboul grâce à des donateurs privés. Les opérations que monte M. Clarridge tiennent à la fois d’un roman de Graham Greene et de Spy vs. Spy de Mad Magazine. Il a ainsi cherché à discréditer Ahmed Wali Karzai, le gros poisson de Kandahar, qui est depuis longtemps employé par la CIA, et il a envisagé de récolter des poils de barbe ou d’autres échantillons d’ADN de Hamid Karzai, le président afghan, son demi-frère, dans l’espoir de confirmer que celui-ci est héroïnomane. Des bureaucrates couards M. Clarridge, 78 ans, a été mis en accusation pour avoir menti au Congrès dans le scandale de l’Irangate, puis amnistié. D’après ceux qui travaillent avec lui, il est poussé par la conviction que Washington est truffé de bureaucrates et de juristes qui empêchent les troupes américaines de combattre leurs adversaires.

Il est aussi persuadé que les dirigeants comptent trop sur des alliés versatiles. Il envoit ses notes, un amalgame de faits, de rumeurs, d’analyses et d’informations non confirmées, aux autorités militaires. Certaines ont été jugées suffisamment crédibles pour servir à préparer des frappes contre les islamistes en Afghanistan, du moins jusqu’au printemps dernier. Elles sont également transmises aux commentateurs conservateurs, par exemple Oliver L. North, un compagnon de l’époque de l’Irangate qui est aujourd’hui analyste à Fox News, ou Brad Thor, un auteur de thrillers militaires qui est fréquemment invité chez Glenn Beck [un animateur conservateur et controversé de Fox News]. Malgré ses côtés incroyables, l’entreprise de M. Clarridge démontre avec éclat comment des particuliers peuvent exploiter le chaos qui règne dans les zones de combat et les rivalités qui existent au sein du gouvernement américain à des fins personnelles. Elle montre également que la sous-traitance du renseignement et des opérations militaires a fait naître des organisations d’une légalité douteuse, qui ont parfois des objectifs contraires à ceux de la politique étrangère des Etats-Unis. Même si M. Clarridge est déterminé à abattre la famille qui dirige l’Afghanistan, le gouvernement du président Obama, lui, semble résigné à travailler avec le président Karzai et son demi-frère, qui est fortement soupçonné d’avoir des liens avec le trafic de drogue. Pour Charles E. Allen, un ancien responsable du renseignement du ministère de la Sécurité intérieure qui a travaillé avec M. Clarridge à la CIA, celui-ci était un officier traitant “extraordinaire”, qui allait parfois très loin dans ses missions à l’étranger. Mais M. Allen n’apprécie pas du tout ses récentes activités. Les espions privés qui opèrent dans des zones de guerre “risquent de poser des problèmes aux pays et à eux-mêmes”, explique-t-il avant d’ajouter : “Nous n’avons pas besoin de corsaires.” Les autorités militaires écoutent-elles encore M. Clarridge et soutiennent-elles toujours ses tentatives de compromettre la famille Karzai ? La réponse est loin d’être claire, mais de son côté, il est évident qu’il entend bien continuer. D’après un rapport confidentiel du Pentagone, le 15 mai 2010, M. Clarridge a bien en – voyé un courriel codé à des officiers américains en poste à Kaboul pour annoncer que le Pentagone venait de mettre fin à son contrat et que son réseau cessait donc ses activités. Il devait “préparer environ deux cents personnes à arrêter de travailler”. Mais en réalité il n’avait pas la moindre intention de cesser ses activités : dès le lendemain, il montait un site web protégé par un mot de passe, Afpakfp.com, qui permettait aux militaires de continuer à consulter ses notes. Tester les limites Depuis l’époque où il menait des guerres secrètes pour la CIA en Amérique centrale jusqu’aux années 1990, où il planchait comme consultant sur un plan visant à infiltrer des soldats des forces spéciales en Irak pour renverser Saddam Hussein, M. Clarridge a toujours été un partisan inconditionnel des interventions américaines à l’étranger. Il est en outre convaincu, selon quatre de ses collaborateurs actuels et passés, que la CIA ne parvient pas à protéger les soldats américains en Afghanistan et que l’administration Obama a conclu un pacte faustien avec le président Karzai. Il pense que celui-ci finira par passer des accords avec le Pakistan ou l’Iran et par trahir les Etats-Unis. Les soldats américains deviendraient alors les pions du grand jeu de pouvoir entre les forces politiques de la région. M. Clarridge, que tout le monde ou presque appelle Dewey, un surnom qu’il a depuis son enfance, est né dans une famille farouchement républicaine du New Hampshire ; il a suivi les cours de la Brown University puis a fini par entrer à la CIA durant les premières années d’autonomie de l’Agence. Nommé chef de la division Amérique latine en 1981, il a cinq ans plus tard participé à la création du Centre de contre-terrorisme de l’Agence. Lors de ses affectations en Inde, Turquie, Italie et autres pays, M. Clarridge, qui utilisait des pseudonymes comme Dewey Marone ou Dax Preston LeBaron, n’a cessé de tester les limites de la politique étrangère américaine.

Dans ses Mémoires, parus en 1997, il raconte avoir essayé de mettre en place des gouvernements proaméricains en Italie dans les années 1970 et avoir aidé l ’ a d m i n i s t r a t i o n Reagan à livrer une guerre secrète à la guerilla marxiste en Amérique centraledans les années 1980. Mis en accusation en 1991 pour avoir menti au Congrès sur son rôle dans le scandale de l’Irangate – il avait déclaré sous serment ne pas avoir eu connaissance d’envois d’armes en Iran –, il a cependant été amnistié l’année suivante par le président George Bush senior. Aujourd’hui, plus de vingt ans après sa démission forcée, M. Clarridge dirige sa société d’espionnage comme une CIA miniature. Il travaille depuis sa maison de la banlieue de San Diego, demeure en contact par courriels avec ses “agents” – qui ont par exemple pour nom de code Willi et Waco – en Afghanistan et au Pakistan et rédige des notes à partir de leurs rapports, expliquent ses collaborateurs. En décembre 2008, un cabinet de consultants en sécurité travaillant pour The New York Times lui avait demandé son aide pour faire libérer David Rohde, un journaliste qui avait été kidnappé par les talibans. M. Clarridge avait alors réuni une équipe d’Occidentaux, d’Afghans et de Pakistanais. M. Rohde s’est finalement évadé tout seul sept mois plus tard, mais Duane Clarridge s’est servi de son rôle dans cette affaire pour promouvoir son organisation auprès des autorités militaires américaines en Afghanistan. “Rapports d’ambiance” En juillet 2009, selon le rapport du Pentagone, il a décidé de prouver sa valeur en demandant à son équipe de réunir des informations dans les zones tribales du Pakistan pour retrouver un jeune soldat américain qui avait été capturé par les talibans (le soldat, le deuxième classe Bowe R. Bergdahl, est toujours entre leurs mains). Quatre mois plus tard, l’American International Security Corporation, la société de sécurité à laquelle M. Clarridge était affilié, a obtenu un contrat du Pentagone qui finit par atteindre la somme de 6 millions de dollars. Celui-ci avait, selon les autorités américaines, été négocié par Michael D. Furlong, un civil employé par le ministère de la Défense qui dirigeait les “opérations psychologiques” de l’armée à San Antonio.

Pour contourner l’interdiction de la sous-traitance en matière de renseignement, explique le rapport, l’équipe de M. Furlong avait tout simplement rebaptisé ses activités “rapports d’ambiance” au lieu de “renseignement”. M. Furlong, qui fait actuellement l’objet d’une enquête criminelle de l’inspection générale du Pentagone, est accusé d’avoir mené des missions de collecte de renseignements “non autorisées” en trompant les autorités militaires. Il déclare être un bouc émissaire et affirme que les autorités militaires américaines en Afghanistan avaient donné leur bénédiction à ses activités. Pour en revenir à M. Clarridge, la loi sur la neutralité interdit aux particuliers de s’attaquer activement à un gouvernement étranger, mais les poursuites intentées dans ce cadre se sont jusqu’à présent limitées à des personnes qui avaient levé une armée privée contre une puissance étrangère.

D’après les juristes, le plan de M. Clarridge pour déstabiliser le président afghan est certes douteux, mais il ne constitue probablement pas une violation de la loi. Il est difficile d’évaluer les mérites de ses notes de renseignement : nous en avons examiné quelques-unes, et certaines semblent davantage fondées sur des rumeurs, des conversations entendues dans les bazars de village et des resucées d’articles de presse. D’autres, en revanche, contiennent des détails précis sur les plans d’attaque des islamistes et les rencontres de dirigeants talibans au Pakistan. En août 2009, M. Clarridge a transmis un rapport détaillé sur le réseau Haqqani qui a, selon les autorités, permis à l’armée de repérer les combattants de cette organisation. Selon le rapport du Pentagone, M. Clarridge a déclaré en juin 2010 à la hiérarchie des Marines en Afghanistan que son organisation avait produit cinq cents notes de renseignement avant la rupture de son contrat. Relais médiatiques Quand l’armée ne l’écoutait pas, M. Clarridge trouvait d’autres moyens de faire passer ses informations. Par exemple, quand ses espions privés ont rapporté en avril et en mai 2010 que le mollah Omar, le chef des talibans afghans, avait été capturé par les autorités pakistanaises et assigné à résidence, M. Clarridge était, selon ses collaborateurs, convaincu que les services de renseignements pakistanais le retenaient bien, mais en continuant à soutenir les talibans afghans. L’armée et les services de renseignements jugèrent pourtant que cette information ne pouvait pas être corroborée, mais Duane Clarridge la fit passer par des voies détournées à des membres haut placés du gouvernement Obama, par exemple Dennis C. Blair, alors directeur du renseignement national. Déterminé à rendre cette information publique, il s’arrangea également pour qu’elle parvienne à Brad Thor, un auteur de thrillers musclés et un blogueur qui apparaissait régulièrement à l’émission de Glenn Beck sur Fox News et dont les livres racontent en général les exploits héroïques de soldats des forces spéciales. M. Thor s’est vanté dans plusieurs interviews d’avoir suivi à un moment une “unité des forces spéciales chargée de mener des opérations clandestines” et d’avoir contribué à démanteler “un réseau taliban de pornographie et de meurtres.” Il s’est refusé à tout commentaire pour le présent article. Le 10 mai 2010, Biggovernement.com, un site web dirigé par le commentateur conservateur Andrew Breitbart, publia un papier “exclusif” de M. Thor. “Je viens d’apprendre par des sources clés en Afghanistan et au Pakistan que le mollah Omar, l’insaisissable chef taliban et principal allié d’Oussama Ben Laden, avait été arrêté”, affirmait-il. Enfin, mi-janvier 2011, M. Thor commentait un autre rapport – non confirmé par les autorités américaines – de l’organisation de M. Clarridge selon lequel le mollah Omar avait fait une crise cardiaque et avait été emmené à l’hôpital par l’ISI, les services de renseignements pakistanais.

“Les Etats-Unis se font balader”, écrivait-il. M. Clarridge et son réseau ont en outre pris parti dans une lutte interne portant sur Ahmed Wali Karzai, le chef du conseil provincial de Kandahar. Voilà des années que les Américains pensent que la corruption des autorités afghanes contribue à faire grossir les rangs des talibans et qu’Ahmed Wali Karzai joue un rôle central dans cette corruption. Celui-ci est soupçonné d’avoir des liens avec le trafic de drogue, ce qu’il a formellement démenti à plusieurs reprises. Selon trois officiers américains, le général David D. McKiernan, qui commandait alors les troupes américaines en Afghanistan, demanda en avril 2009 à sessubordonnés de réunir tout élément pouvant lier le demi-frère du président afghan au trafic de drogue. “Il a fait passer le mot qu’il voulait ‘griller’ Ahmed Wali Karzai.” Début 2010, après le départ du général McKiernan, M. Clarridge, qui était encore sous contrat avec l’armée, contribua à constituer un dossier détaillant l’implication de M. Karzai dans le trafic de drogue, des spoliations de terres et même des meurtres dans le sud de l’Afghanistan. D’après ce document, qui nous a été transmis, les liens que M. Karzai entretient avec la CIA, qui lui verse des sommes indéterminées depuis 2001, expliquent peut-être pourquoi celle-ci “est le seul organisme de l’équipe américaine installée à Kaboul à ne pas plaider pour des mesures plus fermes” à son encontre. Finalement, l’armée ne put réunir de preuves suffisantes pour convaincre les autres des crimes supposés d’Ahmed Wali Karzai et renonça à le chasser du pouvoir. M. Clarridge allait rapidement viser plus haut : le président Hamid Karzai luimême.

Au cours de l’été 2010, après l’annulation de son contrat, il décida que les Etats-Unis avaient besoin d’un moyen de pression sur le président afghan. L’ancien espion, dont le réseau fonctionnait désormais grâce à des fonds fournis par des personnes non identifiées, eut donc une idée étrange qui semble tout droit sortie du recueil des opérations clandestines de la CIA. En quête d’ADN La rumeur courait depuis longtemps que M. Karzai consommait de la drogue, rumeur due en partie à son comportement souvent erratique. Mais l’accusation n’avait été formulée en public que l’année dernière par Peter W. Galbraith, un ancien représentant des Nations unies en Afghanistan. Les autorités américaines avaient alors déclaré publiquement qu’il n’existait aucun élément permettant de soutenir ces allégations. M. Clarridge décida donc de prouver que le président afghan était héroïnomane, puis de lui montrer les preuves afin de s’assurer de sa docilité. Il proposa diverses idées, selon ses collaborateurs, par exemple suivre les coursiers qui faisaient la liaison entre le palais présidentiel et le domicile d’Ahmed Wali Karzai à Kandahar, et même se procurer des poils de la barbe présidentielle pour faire procéder à des tests ADN. Il finit par renoncer quand le gouvernement Obama fit savoir qu’il soutenait le gouvernement Karzai. D’après ses collaborateurs, M. Clarridge continue à imaginer d’autres opérations contre le président afghan et ses proches. Quand il était un espion officiel, se souvient-il dans ses Mémoires, il reprochait à la bureaucratie de la CIA de lui mettre des bâtons dans les roues alors qu’il cherchait à nuire autant que possible aux ennemis des Etats-Unis. “Ce n’est pas comme si j’avais ma propre CIA privée et que je pouvais faire ce que je veux”, écrivait-il.

22.01.2011 | Mark Mazzetti |  Eme-Equis

Extrait traduit par Courrier International N°1069

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3 réponses à Duane Clarridge, les Karazai & l’opium

  1. dima dit :

    Il peut avoir raison sur le mollah Omar et ça ne sera pas étonnant puisque le
    Navy Seal Team 6 a exécuté OBL dernièrement à Abbotabad au Pakistan.

    On peut accéder au site Group Eclipse Group sans avoir besoin d’un mot
    de passe.

    Merci pour la transcription bien que la relation des Karzai au trafic
    d’opium ne doit etre qu’un secret de polichinelle.

    "L’Iran pourrait être au menu. Peu avant de retrouver le
    président des Etats-Unis, Hamid Karzaï a qualifié ses relations
    avec Téhéran de très bonnes, soulignant notamment le soutien
    de la république islamique à la lutte contre le terrorisme en
    Afghanistan. Les deux présidents consacreront également du
    temps au dossier des otages sud-coréens détenus par les Taliban.
    Evincés du pouvoir en 2001, ceux-ci contrôlent toujours de grandes zones du pays.
    "

    http://fr.euronews.net/2007/08/06/rencontre-bush-karzai-des-sujets-epineux/

  2. ... dit :

    Le frère du président afghan Hamid Karzaï tué à Kandahar.

    Source: le journal Le Monde du 12.07.2011 :

    "Ahmed Wali Karzaï, l’un des frères du président afghan Hamid Karzaï, a été tué mardi 12 juillet à Kandahar, dans le sud du pays, selon un porte-parole du gouverneur de la province. D’après un de ses proches, il a été abattu chez lui par un de ses gardes du corps alors qu’il recevait des invités.
    "Mon plus jeune frère est mort en martyr chez lui aujourd’hui. C’est la vie de tous les Afghans. J’espère que ces malheurs que traverse chaque famille afghane cesseront un jour", a déclaré Hamid Karzaï en ouverture d’une conférence de presse avec son homologue français, Nicolas Sarkozy. Les talibans ont revendiqué l’assassinat, saluant leur "plus grand succès" depuis l’annonce de la reprise de leurs offensives au printemps. Un de leurs porte-parole, Yousouf Ahmadi, a indiqué par téléphone que les talibans avaient chargé récemment son assassin, nommé Sardar Ahmad, de tuer le frère du président.

    Un membre de l’agence de renseignement afghane (NDS) a indiqué sous le couvert de l’anonymat que l’assassin était un ami d’Ahmed Wali Karzaï. "Il avait rendu visite à Wali à son domicile. Ils étaient seuls dans une pièce, il a sorti son pistolet et l’a tué. Les gardes du corps se sont précipités dans la pièce et ont abattu Sardar", a déclaré cet agent.
    Personnalité très controversée de la scène politique afghane, particulièrement décrié pour ses liens supposés avec la CIA et les trafiquants de drogue, Ahmed Wali Karzaï était le chef du conseil provincial de Kandahar et l’un des hommes les plus puissants du sud de l’Afghanistan. Il a notamment organisé la campagne pour la réélection de son frère à la tête du pays en 2009 et, selon ses détracteurs, les fraudes massives qui ont entaché le vote.

    Le frère du président était également très impliqué dans le très opaque et lucratif secteur des société privées de sécurité. Dans des documents diplomatiques dévoilés à l’automne dernier par le site internet Wikileaks, un diplomate américain estimait que le frère du président était plus enclin à faire du lobby auprès des forces canadiennes à Kandahar pour qu’elles passent contrat avec les sociétés de sécurité dans lesquelles il possède des parts que par la démocratisation de la province.

    Il était revenu en Afghanistan après la chute du régime taliban, laissant derrière lui une carrière de restaurateur à Chicago, aux Etats-Unis. Les dirigeants étrangers le considéraient comme un frein à la lutte contre les talibans dans la région tout en reconnaissant que la coopération avec lui était indispensable. Plus de la moitié des meurtres commis en Afghanistan depuis le mois de mars ont été perpétrés à Kandahar, selon un récent rapport trimestriel des Nations unies.

    Ahmed Wali Karzaï avait lui-même déjà été visé par plusieurs attentats. Il a notamment survécu à une embuscade menée par des combattants talibans contre son convoi en mai 2009 entre Jalalabad et Kaboul. "
    LEMONDE.FR avec AFP | 12.07.11

  3. dima dit :

    Afghanistan: Kaboul accuse le gouverneur de la banque
    centrale d’avoir fui

    Selon le New York Times, le banquier a annoncé lundi sa démission,
    dans des entretiens à divers médias afghans. Parlant depuis Washington,
    il aurait évoqué des craintes pour sa vie, liées aux allégations de corruption
    et au quasi-effondrement de la première banque privée du pays, la Kabul
    Bank. « Ma vie était vraiment en danger et c’était particulièrement le cas
    après que j’ai parlé au parlement et donné le nom de certaines personnes
    qui sont responsables de la crise de la Kabul Bank », a-t-il déclaré, selon
    la BBC.
    En avril, M. Fitrat avait donné le nom de personnalités afghanes impliquées
    selon lui dans le scandale de la Kabul Bank, la première banque privée du
    pays. La banque a été fondée en 2004 par Sherkhan Farnood, un joueur
    de poker international. Parmi ses propriétaires figurent un frère du
    président Karzaï, Mahmood Karzaï
    , et un frère du vice-président
    Mohammad Qasim Fahim.

    http://www.news-banques.com/afghanistan-kaboul-accuse-le-gouverneur-de-la-banque-centrale-davoir-fui/012180868/

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