#Maroc: Aux ennemis du changement.

 » Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides et qui, ayant TOUT, disent avec une bonne figure, une bonne conscience, nous, nous qui avons tout, on est pour la paix.. Je sais que je dois leur crier à ceux là.. Les premiers violents, les provocateurs de toutes violences, c’est vous ! Et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience, au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang, sur vos mains d’inconscient, que n’en aura jamais le désespéré qui a prit des armes pour essayer de sortir de son désespoir   » [Abbé Pierre]

A celles et ceux qui sont de passage sur mon blog, que ce soit par hasard ou par assiduité, je ne suis pas sûr de tous vous aimer. Quand je jette un regard sur le Maroc, mon pays, j’avoue m’inquiéter. Comment certains peuvent-ils incarner le Mal sans le moindre remord ? Et comment d’autres peuvent y rester indifférents, insensibles à des souffrances aussi horribles ? Et comment d’autres encore plus crédules s’indignent et dénoncent le Mal mais l’encourage, le finance ou y participe ? Je me suis toujours posé ces questions. Par curiosité. Ça a même été le moteur de mon engagement associatif et l’origine de la création de ce blog.

Parmi vous, il y a ceux que j’aime et ceux qui me révulsent. Qui que vous soyez je n’ignore pas que vous êtes tous chargés d’Histoire. d’histoires. Mais si le Mal vous attire ou vous laisse indifférent, cela signifie que quelque chose en vous est cassée. Cette fracture m’intéresse. Intellectuellement. Froidement. Que vous est-il arrivé pour que vous en soyez là ? Et que m’est-il arrivé pour que j’en sois là, à essayer de vous comprendre ?

Je m’adresse à vous, les ennemis du changement. Autant ceux à qui le régime actuel profite, ceux qui ont des estomacs à la place du cœur et qui défendent le statu quo, que les indifférents confortables qui ne prennent pas parti, aussi discrets que leurs pantoufles, que tous ces conspirationnistes avec leurs certitudes délirantes, qui seraient pour le changement mais ne le réclament nulle part, passent leur temps à jeter le discrédit sur ces jeunes qui n’ont trouvé de moyen pour fuir leur misère que de la crier dans les rues. Vous avez de quoi être fiers, vous êtes les véritables boulets au pied de tout changement louable.

J’ai du mal à vous aimer. Vous les petite, moyenne et grande bourgeoisies, exacerbées par ces jeunes du 20 février qui vous rappellent ce peuple, sale, ignorant et mal élevé. Ce peuple qui n’est maintenu dans cet état que pour permettre à la caste dont vous faite partie de se maintenir au dessus du lot. Vous qui ne voulez pas qu’il y ait du pain pour tous, pour pouvoir continuer à trinquer le champagne entre vous. Vous qui avez tellement pris au Maroc, mais qui ne voulez rien lui rendre. Vous qui avez tous les privilèges sociaux de la bourgeoisie mais qui ne vous acquittez pas de votre rôle théorique de leaders d’opinion en terme de morale, d’éducation, de culture et de politique. Vous qui avez plutôt sacrifié notre identité marocaine sur l’autel du libéralisme sauvage. J’ai du mal à vous aimer, vous ces petits roitelets chacun à son échelle, les bien-nés qui se vautrent dans leurs luxueuses maisons en se répétant que le Maroc va bien, un verre à la main. Déambulant de terrasses en terrasses, dans des cafés aux prix de plus en plus élitistes pour ne point y croiser la vermine. Vous qui arpentez les quartiers chics dans vos volumineuses voitures et remontez la vitre à chaque feu-rouge pour ne risquer aucun contact avec tous ces mendiants importuns. Vous qui relatez les efforts colossaux faits en matière d’urbanisme, alors que vous ne fréquentez que le 1/3 de votre ville. Parce qu’il est hors de question de vous rendre compte de la misère galopante dans les 2 autres tiers. J’ai du mal à vous aimer, vous qui êtes principalement des rentiers, libérés de l’impératif de production, et qui êtes responsables d’élever le niveau de la Culture et de la Morale de notre société, parce que vous avez le temps de vous instruire, de faire de la politique, contrairement au prolétaire qui bosse dans vos usines à s’en briser l’échine. Vous avez la responsabilité de donner à cette Nation ses héros et ses modèles de réussite, car vos enfants sont notre élite. Mais quelle triste semence vous avez offert comme archétype à nos jeunes : d’eternels adolescents, pourris par l’argent, plus soucieux de ce qui se passe dans leurs caleçons que dans leur boite crânienne, passent leur temps à s’échanger les marques de shampoing et de crèmes hydratantes ou les liens vers les derniers clips tendance, avant de s’acquitter de leur rôle politique en adhérant à des groupes facebook aussi mesquins et grotesques que « Touche pas à mon Mawazine ». Ils vivent dans leur « bulle » et ne cherchent donc qu’à « s’eclater », font la fête dans des « boites » de nuit où ils dépensent en 1 soirée l’équivalent de 5 SMIG, bossent dans des « boites » qui appartiennent à la famille, circulent dans leurs « caisses » comme disait Rabhi, et se permettent après, quand on leur parle de révolution, de nous baratiner avec leur « think outside the box » !

J’ai du mal à vous aimer. Vous les indifférents, bien que concernés par les revendications du changement, on ne vous entend pas, jamais. Pourtant on ne vous a pas cousu la langue, vous en blasphémez sur le Réal et le Barça, sur les déboires de DSK, sur les nominés du prochain prime de la Star’Ac. « Pour vivre heureux, vivons couchés » est votre formule lapidaire en réponse à ceux qui refusent désormais de ramper. Vous êtes une insulte à l’intelligence, à la dignité. à la vie. Au moins nos ennemis nous accordent un intérêt en cherchant à nous faire du mal, mais vous, vous nous restez insensibles. Dans votre monde sans résonance, la dignité suffoque dans votre silence asphyxiant. Vous êtes l’inaction, vous êtes l’apathie. Vous êtes la mort. Nous sommes tous les fruits de cet immense arbre qu’est notre patrie, mais vous avez choisi de vous désolidariser croyant que votre destinée était indépendante du tronc commun, et nous connaissons tous le destin d’une feuille morte. Si en prenant position, nous courons le risque de nous tromper; en restant indifférent vous avez la certitude de devenir des criminels : car laisser mourir, c’est tuer en quelque sorte. L’indifférence est une maladie létale. Et des vies ont péris sous les matraques ou par des balles, à coté de chez vous, mais vous restez là, impassibles, avec l’indifférence scrupuleuse d’une machine. J’ai du mal à vous aimer. J’essaye de vous trouver des excuses, je me dis que la panne d’électricité laisse l’aveugle indifférent. Il est dans son droit quand sa cécité est une fatalité immuable, mais pas quand son infirmité est un choix, quand il refuse d’ouvrir les yeux. Je vous veux avec nous, mais comment briser ces murailles d’indifférence où vous avez pris vos quartiers d’hiver alors que l’heure est au printemps arabe ?

J’ai du mal à vous aimer. Vous les fous du Roi, non pas parce que vous êtes monarchistes, je le suis moi-même, mais mon amour n’est pas inconditionnel et ma confiance n’est pas aveugle, je réclame de la réciprocité. Vous avez toujours été silencieux et quand vous avez décidé d’ouvrir vos gueules c’était pour exiger des audacieux de la fermer. J’ai du mal à vous aimer quand vous jouez aux conspirationnistes, quand vous nous apprenez que ces courageux jeunes marocaines et marocains qui ont osé dire STOP au despotisme et vampirisme de notre oligarchie, ne sont que des traitres de la Patrie qui servent des agendas étrangers. Vous me faites rire de désarroi avec votre gymnastique intellectuelle, masturbation jouissive du frustré qui n’a jamais rien compris et qui pense enfin avoir pigé quelque chose, quand vous voulez nous faire croire que ces révolutions bénies sont le fruit d’un complot américano-siono-maçonnique ou polisario-algério-chiite ou je ne sais quels autres extra-terrestres qui en veulent à notre foutue stabilité d’équilibriste. Vous qui prétendez défendre les derniers bastions de l’héritage arabo-musulman de notre patrimoine, vous en êtes arrivés à défendre le Diable tant que ce dernier se proclamait monarchiste. Ou vous autres, qui ne nous soutenez pas, par peur que le marchand capitaliste et libéral du méchant Occident ne vienne récupérer ces pseudo-révolutions arabes de bien-pensants, oubliant que le marchant est déjà au Pouvoir chez nous depuis plusieurs décennies sous forme de cette oligarchie qui a tiré toute la couverture sociale de son coté, s’est barricadée au sommet de la réussite et a bloqué l’ascenseur social. J’ai du mal à vous aimer, quand face à des revendications justes et légitimes (liberté d’expression, égalité devant la Loi, lutte contre le népotisme, gratuité des soins et de l’éducation…) vous beuglez « 3acha lMalik ! », si vous saviez comment vous avez l’air ridicule et à quel point vous ne servez pas votre cause : vous ne faites que pointez du doigt le Roi, le désignant comme seul responsable, avant de courir à son secours. Vous serez les premiers responsables du surcroît des revendications parce que vous auriez mis la personne du Roi en équation. Vous vous croyez à l’école, à jouer les professeurs et à nous donner des leçons d’Histoire et de géopolitique, avec votre culture grêle qui date de quelques mois depuis que vous avez découvert votre patriotisme ! Laissez les jeunes s’exprimer, ce n’est que comme ça qu’ils apprendront à réfléchir. Laissez les jeunes bouger, ce n’est que comme ça qu’ils apprendront l’initiative. Ne faites pas avorter dans l’œuf avec votre paternalisme anachronique, ces graines d’espoir que l’on voit désormais sillonner vaillamment nos rues, réclamant ce qui leur est dû. Vous ne vous sentez pas de taille à affronter le Maroc de demain? Ce n’est pas grave. Juste écartez vous, et laissez les passer.

Parce qu’il est indispensable et urgent qu’on en finisse avec cette mauvaise gouvernance. Des milliers de familles vivent encore dans les « karianes » et l’Etat investit dans la construction de marinas. Des malades meurent sur les brancards dans les couloirs des Hôpitaux infestés et l’Etat investit dans les centres touristiques 5 étoiles. Des marocains font encore leurs courses dans les poubelles et l’Etat signe des accords de libres échanges unilatéraux qui augmentent les prix sur notre marché. Nos handicapés ont du mal à mener à bien leur train de vie dans une société qui s’en fout de leur insertion et l’Etat nous endette pour acheter un TGV. Le pays des contrastes, le Royaume des paradoxes. Détenteurs du record mondial du plus grand couscous, alors que la seule viande que la moitié des familles marocaines connaisse est le carré de Maggy. Nous serions, selon notre constitution, un pays musulman, celui qui abrite donc la plus grande mosquée du Monde (après celles des lieux saints) ainsi que les plus vastes champs de Haschisch, et l’une des grandes brasseries d’Afrique du Nord. Nos langues, quand elles dénoncent, creusent nos tombes car, depuis très jeunes, nos parents et nos instituteurs nous apprennent qu’elles ne sont que des appendices, qui ne servent à rien et qu’on risque de nous arracher si on décidait d’en user. Par contre les langues des responsables, elles, se lâchent sur les pages des journaux étrangers vantant l’incroyable épopée marocaine, vendant cette carte postale aux touristes, sauveurs de notre économie, pour venir faire bronzette et galipette chez nous. Carte postale sur laquelle crache chaque jour de plus en plus de marocains. Tellement désœuvrés qu’ils se jettent à la mer et déchirent leur passeport une fois arrivés au mirage de l’Eldorado, pour ne pas risquer le rapatriement. De toute façon ce petit carnet vert doré ne leur permet pas d’aller plus loin que Tanger. La grande majorité y laissera la vie, au point que la méditerranée est devenue le plus grand cimetière marocain.. D’autres s’explosent, parce qu’ils n’arrivent pas à s’imaginer qu’il puisse y avoir une vie dans l’au-delà pire que la leur ici bas.

Voilà pourquoi je ne suis pas sûr de vous aimer. Moi qui ne suis pas assez corrompu pour m’opposer au changement, pas assez mort pour lui être indifférent et pas assez courageux pour y contribuer réellement. Je suis juste un jeune marocain qui a compris que le linceul n’avait pas de poches et que je n’emporterai donc rien avec moi. Et être parmi les plus riches cadavres du cimetière n’enrichira en rien mon CV. Plus jeune, j’étais à la morgue de l’indifférence aussi et je croyais à l’exception marocaine, jusqu’à ce que j’assiste à des arrestations abusives, pour enfin comprendre que ce sont ceux qui ne bougent pas qui ne sentent pas les chaines à leurs pieds. Et quelques lectures plus tard m’ont appris que le destin des peuples n’est inscrit que dans les tables de Dieu, et aucunement sur les agendas des illuminatis ou autres groupuscules.

Je ne suis ni un salafiste sanguinaire ni un athée hédoniste, encore moins un intellectuel dissident, mais j’ai compris que si, dans la conjoncture actuelle, nous ne descendons pas tous dans les rues, peu importera que l’on se trouve dans une mosquée, dans une discothèque ou dans une bibliothèque. En aucun cas je ne compatirai quand il sera trop tard, je ne gaspille pas ma pitié. Nous sommes les uniques responsables de notre destin.

Le 20 février était une gifle, bien méritée, sur la joue de tous les marocains qui ont démissionné de leur métier de citoyen et sur la mienne en premier. Voilà pourquoi le combat ne doit plus nous faire peur ! Sortons nos langues de leur fourreau et faisons face à leurs kilogrammes de plombs, avec nos kilomètres de plumes, parce que nous n’avons plus le choix : Tous les combustibles de la Bastille sont réunis, les gavroches sont dans les rues et un tout petit incident risque d’allumer la mèche de ce brasier.. mais hélas pas de Necker en vue pour sauver le plus beau pays au monde de l’incendie !

Par Dr Nawfel Chana  le président de l’association www.edenmaroc.org

20.05.2011 | Nawfel Chana |  eplume.wordpress.com

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23 commentaires pour #Maroc: Aux ennemis du changement.

  1. med dit :

    En lisant l’crit du dr Nawfal Chana, j’ai apprécié des passages et j’ai perçu un brun d’incrédulité dans d’autres.
    Je vous adresse ces poèmes, modestes qu’ils soient, pour les commenter, merci.

    Cessons de voler !

    Cessons de voler au raz de l’eau sans vœux ;
    Cessons d’enterrer nos têtes dans les terreaux ;

    Déployons nos ailes aux fonds des cieux ;
    Souquons plus vite, plus fort que les cachalots.

    Plus beau est le monde sans vanité ;
    Mieux encore est la vie sans oisiveté.

    La vie que nous menons a débuté ;
    Depuis notre naissance et n’a cessé de muter.

    Avec le vent, nous nous balançons ;
    Poussés par les vagues, nous tangons ;
    Au gré du temps, nous vieillissons.

    Au rendez-vous, notre destination finale ;
    Nous répondrons alors de nos actes minables ;
    Qui ne paraissent pas pour nous exécrables.

    Toute chose est à prendre avec modération ;
    Même l’argent gagné sans considération ;
    Blanc ou noir sans distinction.

    N’attendons par le grand jour dernier ;
    Pour implorer Dieu de nous pardonner.

    Ca sera trop tard pour notre salut, mes amis ;
    Pensons-y, tant que nous ne sommes pas fanés ni flétris.

    Men, young men, where are we;
    Wake up as says the movie;

    Young in our mind;
    Not in our soul.

    We aren’t English;
    But we can communicate.

    Proud of our Monarchy;
    As well as our great country.

    We are Moroccan community;
    Greatest people in history.

    From Atlantic to Tunisia;
    South Senegal to north Andalucía;
    A great Empire were We.

    Now, we are a part of the planetarium village;
    Where in we live and earn our knowledge.

    We wish to see our child growing;
    In peace, happy and hope sharing.

    We could be it;
    If we believe in doing it;
    If in God and Human we Trust.

    By a Moroccan med.
    Review in April 8th 2011.
    To be continued.

    Islam notre religion.
    (Poème libre)

    Je vais vous parler de l’Islam, ma religion ;
    L’Islam c’est la paix et la tolérance, compagnons ;
    Rejoignez tous la paix, sont des mots du coran ;
    Assalam est notre mot de rencontre quotidien ;
    En paix, notre religion s’est répandue ;
    Plus vite que le brasier dans un champ de blé.

    Pensons-y.

    Solh Al Hodaibiya en est une preuve dans l’histoire ;
    La guerre a cessé pour un moment, laissant chacun faire sa prière ;
    L’Islam est devenu plus fort, alors qu’il était auparavant en dehors.

    Plus récemment encore, l’Indonésie mes chers, le plus grand pays musulman ;
    Savez-vous comment il l’est devenu, sans épée, sans guerre, ni effusion de sang ?
    Grâce aux percepts de notre Islam, apportés par nos vaillants marins et commerçants.

    Pensons-y.

    Les vertus en vogue qu’on tente de nous inculquer aujourd’hui;
    Parlement, égal au Choura, aux discussions et à la Démocratie aussi;
    Leader équivalent au Roi, Oulo Al Amri Minkom, j’ai déjà entendu ceci;
    Justice nom de Dieu, solidarité mot clé de toute association qui vit ;
    Commerce et travail encouragés, vol et corruption bannis ;
    Point de ségrégation, noir et blanc tous unis ;
    A la piété près, Aâjami ou Arabi.

    Ô notre Islam, femmes tu as libéré ;
    Cette moitié de l’homme, tu as valorisé.
    Détrompez-vous, on l’enterrait vivante, notre religion l’a déterrée ;
    C’était un objet qu’on vendait, l’Islam l’a émancipée ;
    Son corps lui appartient, ne le montre qu’à celui qui l’aurait mérité ;
    Pour cela, confiance, estime et prise en charge en totalité ;
    Son bien lui est propre, interdit aux mâles d’y toucher ;
    Mère, sœur, fille et épouse, sans elles, qui sommes nous sans vous ?

    Choix de l’acte, vertu donné par le Créateur ;
    Pour différencier entre Homme et animal ;
    Mais ce privilège des Hommes, pourrait être leur salut ou leur supplice.

    Pensons-y.

    Le Jihad mes amis, pris dans son sens premier ;
    N’est nullement s’exploser, ni s’immoler ;
    Ni encore tuer, ni point se suicider… ;
    Issu d’Al Johd, c’est l’équivalent de l’effort ;
    Dans tout acte, travail, lecture et amour …

    Al Quital n’en est qu’un cas particulier ;
    Avec des conditions de surcroît s’il vous plait ;
    Lorsqu’on vous déclare la guerre, lorsqu’on vous fait chasser dehors ;
    La légitime défense n’est pas loin de ça ;
    Notre sain livre a commencé par le mot lisez ;
    Répété trois fois, et non point tuer ni agresser.

    Dialoguer, débattre sont des mots répétés dans le coran ;
    Ne pas être grossier se retrouve souvent dans notre religion ;
    Laissant chacun prier, pourvu que ça soit à un seul Dieu ;
    Discuter avec Ahl Al Kitab, c’est le conseil du tout Haut ;
    Ce sont les cœurs qui s’aveuglent et non les oreilles ni les yeux ;
    Transmettez le mes amis, à vos enfants et à vos descendants.

    Pensons-y.

    Nous ne sommes ni Qaïdistes, ni jihadistes, ni marxistes ;
    Ni wahhabistes, ni salafistes, ni moins Adilistes ;
    Nous sommes profondément monarchistes ;
    Je ne suis pas matérialiste, ni mécréant, je suis un peu rêveur et idéaliste ;
    Fidèles jusqu’à l’os à notre devise sacrée, Allah, Al Watan, Al Malik.

    Pensons-y.

    Nous sommes à la fois berbères du fond de l’Atlas, Arabes du cœur du Sais ;
    Sahraoui du fin fond de Lahmadat et de Tafilelt ;
    Bref, nous sommes tous Amazighes, Mghraba, comme dirait la chanson ;
    Nous aimons notre pays à la limite de la folie ;
    C’est ce que nos chères mères nous ont transmis ;
    Nos pères, eux aussi, et depuis que nous étions bébés ;
    Nous ont appris à saluer notre majestueux Roi ;
    Nous le faisons maintenant avec Honneur et foi.

    Zrktoni, Moha Ohmou Zayani et Maa Al Ainaine sont des martyres de notre pays ;
    Fidèles, à la mort, à leur Sultan, mohammadi ;
    Descendant de Sidna Mohammed, que la prière et le salut soit sur lui;
    Seul parmi les dirigeants particulièrement aujourd’hui ;
    Qui a sacrifié sa vie du château ;
    Non point pour en faire un fardeau ;
    Mais pour libérer son pays et son peuple, du joug des féodaux.

    Pensons-y.

    Ensemble et plus proches de nous ;
    Ils ont sacrifié leur âme pour notre liberté ;
    Qu’avons-nous fait alors pour les remercier ;
    Nous avons volé, volé au raz de l’eau ;
    Caché notre tête, nôtre âme, dans le terreau, comme ferait une autruche ;
    Et vous m’excuserez cette métaphore, s’il vous plaît.

    Pensons y.

    Shame on us, comme dirait Sir l’Anglais ;
    Osons dire ces vérités à nos enfants, à nos descendants, les yeux dans les yeux ;
    Que nous importe de vivre, sans dignité, ni témérité ;
    Disons leur que nous avons cessé de voler ;
    Voler, voler au raz de l’eau ;
    Parce que nous avons eu le courage, de déployer nos ailes très haut ;
    Et traduisons le en réalité, osons, osons….
    Si nous le voulons, nous le pouvons, et nous le réaliserons.

    Par un Marocain nommé Med.
    Revu le 8 Avril 2011.
    A suivre.

    • bram dit :

      a med:
      fiers de notre monarchie,.. a tout prix?
      même si elle réduit tout un peuple a l’esclavage..?
      -si elle est corromps, et est corrompu?
      -si elle a du sang des innocents sur les mains?

      notre véritable devise, dans les faits, ne serait pas plutôt « al malik, allah, al watan?

      moi je suis de la génération HassanII, ce qu’on m’a appris , c’est (dkhol souk rassek), toutes les personnes autour de moi sont complètement dépolitisées,
      la devise que j’ai connu c’est « fait ce que tu veux, mais ne t’occupe pas de politique », alors que tout est politique..
      toute une génération réprimé, sans parole, qu’est ce qu’il lui restait à faire, baisser la tête et faire le mouton, ou bien fuir..(combattre et réclamer ses droits dans ce royaume, elle le payait trop cher)
      et voila qu’une nouvelle jeunesse, ose sortir dans la rue, ose réclamer, ose crier, et tente de déployer ses ailes…
      et tu voudrait lui parler de faire la paix? maintenant? mais la jeunesse est pacifique, c’est le camps d’en face qui lui déclare la guerre.
      la seul réponse que ce pouvoir sait donner a la jeunesse, c’est (zerouata)

      on le sais tous que l’islam a « libéré » la femme, il y a quelques siècles maintenant, mais parle nous d’aujourd’hui s’il te plait, jusqu’à quand encore on va se servir de cette sorti de la « jahiliya » pour parler de la liberté de la femme?

      et comment comprendre la phrase
      « cette moitié de l’homme »?
      ça voudrait dire que l’homme est l’autre moitié? ou bien, la femme est la moitié de l’homme?
      ou bien même, on a qu’a dire qu’elle est l’équivalente d’une côte d’un homme?
      eh bien « al jahiliya » n’est pas très loin..

  2. med dit :

    (Je te répondrai après cher bram)

    REFLEXIONS SUR LA GUERRE.

    D’après l’encyclopédie ENCARTA 2010, on distingue plusieurs sens du mot guerre [gεʀ]. J’en ai compté une dizaine.

    Dans ce cadre et dépassant le sens étymologique du terme, nous pouvons nous interroger sur le sens philosophique de cette allocution, loin de tout stigmatisme linguistique. Dans un cadre dialectique en relation avec la vie de tous les jours et au delà. Qu’est ce que la Guerre donc? Ou comme relevé ci-haut, lutte, affrontement, compétition ou autre. Le terme utilisé ne pourrait constituer un obstacle à notre raisonnement et à notre tentative de ne pas circonscrire ce mot dans son sens brut en corrélation avec son aspect uniquement militaire. C’est la question que se sont posées bon nombre d’occidentaux (Jomini, Clausewitch, Mahan…), et que nous, orientaux, musulmans, arabes ou ce que vous voulez, nous hésitons à nous poser. C’est l’interrogation pertinente que tout Homme devrait se poser dans sa vie, au moins une fois. Mieux encore, que tout penseur, stratège ou stratégiste, ne nous liant pas les mains pour avancer dans notre pensée, devrait analyser, s’il s’est fixé comme objectif suprême de hisser son pays au rang d’une puissance. Suivant donc les traces de ces précurseurs et de ces maitres de stratégie sans oublier Sun Tzu pour plus d’objectivité.
    La Guerre, et ce n’est pas nous qui le disons comme cela a été précisé ci-dessus, ne se décline pas et ne se résume pas seulement à son aspect militaire, mais se substitut à tout acte des Hommes, et nous ajouterons, voire des animaux ou des végétaux. C’est une partie intrinsèque de l’être, quelque soit sa nature, végétale, animale ou humaine. La loi de la nature ou la sélection naturelle comme on aime à le répéter.
    Cette notion de Guerre ou de lutte perpétuelle pourrait être mise en corrélation avec la notion d’Al Johd déjà évoqué dans l’un de nos poèmes. La Guerre est dans ce sens, ne disons pas philosophique mais plutôt objectif, réel, pragmatique et comme on l’a souvent répété, un affrontement de volontés (Cf : San Tzu, Clausewitz…). C’est Al Jihad ou Al Johd (Cf : Coran) et non Al Quital, comme c’est confusément incrusté dans le subconscient de beaucoup d’entre nous ; nous autres musulmans maladroitement instruits. Nous rejoignons donc l’idée de Clausewitz qui disait que la Guerre est la continuation de la politique (terme qu’il faudrait aussi décortiquer) par d’autres moyens.

    Partons de cette approche, nous pourrons dire que tout être, particulièrement nous autres humains, est en Guerre, ou encore en lutte. Contre son propre désir, contre la nature et contre autrui. Imposer sa volonté, c’est la phrase clé. Par la force (Direct) ou par le dialogue (Indirect), traduit, à notre sens, la même chose.
    Nous rejoignons donc un autre percept, évoqué par les physiciens, qu’est l’action et la réaction. Et ce n’est pas un hasard si la plupart des grands stratèges sont des scientifiques à l’origine (Mahan, Jomini, Clausewitz…). On déborde donc sur la grande question qui suscite les scientifiques, à savoir, créer une formule mathématique qui expliquerait tout (Einstein y a passé presque toute sa vie. Il y est presque arrivé ! On en reparle aujourd’hui (Théorie des cordes. Cf : revue sciences et vie))….

    Le 02/03/2011
    Par med
    A corriger et à compléter.
    A suivre

    • bram dit :

      soit!..
      après cette « réflexion sur la guerre »
      c’est pour en venir ou?

      et je ne comprend pas le lien que tu fais dans la dernière partie, entre (..mener une lutte quotidienne..) et (la formule mathématique qui expliquerait tout),

      (ps:je corrige juste un mot,
      ..(créer) une formule mathématique qui expliquerait tout..)
      tu voulais dire plutôt (trouver) une formule,…)
      je pense que ce n’est pas la même chose..

  3. med dit :

    Certains hommes, dit-il, croient en Dieu et en la véracité de son Envoyé ; ils suivent sa loi dans leur culte et leurs actions. « Il faut les laisser dans l’état où ils sont. »…. A l’opposé, il y a ceux qui penchent vers les infidèles et les novateurs : « Ils sont faibles d’intelligence, sclérosés dans une imitation exercée depuis l’enfance jusqu’à l’âge mûr ; seuls le fouet et le glaive sont utiles à leur égard. ». D’autres croient par imitation et ouï-dire, « mais ils ne manquent pas de sagacité et de pénétration, si bien que s’éveillent en eux des problèmes que leur suscitent les doutes qu’ils ont relatifs à leurs croyances. ». Leur paix intérieure est ébranlée : « Il faut les traiter avec douceur pour leur rendre la paix et repousser leurs doutes par des paroles convenables qu’ils puissent entendre. ». On peut se contenter de leur lire un verset, de leur rapporter un hadith, ou de leur transmettre ce qu’à dit un personnage célèbre à leurs yeux pour sa valeur. Cela suffit souvent, « sinon il est permis de les soigner par une démonstration certaine, mais cela dans la mesure de ce qui est nécessaire, et sur le point sur lequel porte la difficulté ». Il y a enfin des hommes attachés à l’erreur en qui on remarque des signes d’intelligences et de sagacité. On peut attendre d’eux qu’ils reconnaissent ce que sont en réalité les doutes ou penchants à douter qui les assaillent. « Ces hommes-là, il faut les attirer vers la vérité avec douceur, et les orienter vers les croyances vraies, non pas par l’exposé d’argumentations et de doctrines intolérantes, car ce procédé augmente les causes d’erreurs et incite à la persévérance et à l’obstination dans l’égarement. »…..
    Tiré de, Averroes un rationaliste en Islam, du professeur Roger Arnaldez, édition Balland.

  4. med dit :

    Souvenirs du monde de demain
    ….Quatre ans et une crise financière plus tard, rien n’a changé, ce qui était alors prévisible est devenu réalité : après plus de deux siècles de progrès foudroyants, nous régressons. Même les pays dits émergents sont plombés par la mise en œuvre d’un principe qui échoue désormais à expliquer les évolutions d’un monde qui chavire.
    Un monde de ouistitis irresponsable :
    Il y a deux manières de voir les choses :soit nous sommes dans une conjonction de crises et, globalisation ou pas, il faut de toute manière les dénouer une à une ; soit nous sommes en butée d’un modèle impuissant à prévenir des accidents qui surviennent tous en même temps précisément parce que le modèle est en fin de course. Dans la première hypothèse, il faut attendre l’éclaircie ; dans la seconde, il ne sert à rien de pratiquer un acharnement thérapeutique qui nous fait perdre un temps désormais précieux.
    …..il n’est qu’à écouter et lire nos stratégistes…..sans plus se risquer à aucune prospective. …..qui aurait pu prévoir, qui avait prévu ?…..
    Extrait d’un article écrit par Jean-Philippe Immarigeon, Avocat, docteur en droit et MBA. Dernière publication : La diagonale de la défaite. Du chemin des dames à Kaboul : la même erreur stratégique. La guerre technologique en débat.

  5. bram dit :

    Nawfel Chana, tu chante peut-être mal, mais tu crie et écrit bien, continue..

  6. med dit :

    Réponses a bram :
    fiers de notre monarchie,.. a tout prix?
    même si elle réduit tout un peuple a l’esclavage..?
    -si elle est corromps, et est corrompu?
    -si elle a du sang des innocents sur les mains?
    (Du sang, on en a tous sur les mains. Que dis tu de ceux qui sucent le sang de nos ouvriers, de nos paysans, de nous…. Ce petit fonctionnaire qui attend qu’on lui passe 10, 100 ou 1000 dhs pour régler un truc administratif. Sinon, il te rétorque, tu reviens la semaine prochaine. Ou encore celle dans la mo3ataâ, qui est entrain de faire du vernis à ses ongles, et te regarde d’en haut, comme ferait un ministre ; elle te répond, malk zarbane, rkhaha lah……… A petite échelle ou à grande échelle, ils sont les mêmes. La modélisation en mathématique n’en ai pas loin. Qui vole un œuf, vole un bœuf……).
    notre véritable devise, dans les faits, ne serait pas plutôt « al malik, allah, al watan?
    (Si ça te fait plaisir. La loi est commutative…..).
    moi je suis de la génération HassanII (Layrahmo), ce qu’on m’a appris , c’est (dkhol souk rassek), toutes les personnes autour de moi sont complètement dépolitisées,
    la devise que j’ai connu c’est « fait ce que tu veux, mais ne t’occupe pas de politique », alors que tout est politique..
    (Il a peut être raison le défunt. Lorsque tu mets un ignorant en politique, attends-toi à une catastrophe. Y a qu’à voir notre hémicycle. Un député qui ne sait même pas écrire son nom. « Wa ida ohillati al omouro ila ghayri ahliha, fa intadiri l’heure ».).

    toute une génération réprimé, sans parole, qu’est ce qu’il lui restait à faire, baisser la tête et faire le mouton (au moins le mouton use de ces cornes….) , il ne s’en fuit pas. (Mauvaise métaphore, mon Bram), ou bien fuir..combattre et réclamer ses droits (et les devoirs, où sont-ils passés. Les devoirs d’abord. On est payé à la fin du mois, cher Bram. Aucun manager qui se respecte ne te payera au début. Une avance, oui, pas tout le salaire. Si ton rendement n’est pas à la hauteur, oust). dans ce royaume, elle le payait trop cher (nous sommes fiers d’eux, ceux qui ont sacrifié leur corps, leur confort matériel, sur place, et pour la cause. Pas ceux qui ‘’s’en fuit’’ comme tu as bien dit).
    (Tout d’abord, c’est ça la politique. C’est une lutte. Il faudrait accepter d’en payer le prix. S’enfuir est l’acte des non téméraires, ceux qui cherchent la solution facile, ceux qui baissent la culotte, ceux qui n’on aucune vision stratégique, ceux qui, s’ils voient l’ennemi, le vrai cette fois, qui essaient de les coloniser, de les dominer et d’abuser de leur femme, l’encourageraient au lieu de résister sur place, de donner son sang et son corps pour la cause. Si tout le monde s’enfuit, qu’adviendra-il de ce pays. Ils font comme celui qui 9allaz sous la djellaba, si tu me comprends. Et j’ajoute, les petites vibrations en physique, viennent à bout d’une structure colossale. Les vibrations doivent être dans la structure et non ailleurs.).

    et voila qu’une nouvelle jeunesse, ose sortir dans la rue, ose réclamer, ose crier, et tente de déployer ses ailes…et tu voudrait lui parler de faire la paix? maintenant? mais la jeunesse est pacifique, c’est le camps d’en face qui lui déclare la guerre.
    (Qui te parle de faire la paix. Nous sommes toujours en lutte, si tu as bien compris mon message. Pour les aider, ces jeunes comme tu dis, changeons d’abord nos comportements. Pensons à ce qui est bien pour eux. Tous nos fonctionnaires sont corrompus, du plus petit au plus grand, sauf une très, très minime minorité. C’est un état d’esprit. Ne me dis pas que c’est à cause de ceci ou cela, c’est des arguments à jeter dans la poubelle. De même pour nous autres qui travaillons dans le privé. Détrompes toi mon ami, nous avons ça dans le sang. On le maquille certes, mais la finalité est la même….. . Regarde tes camarades des années 70, les gauchos, qui ont brandit les slogans du changement à l’époque (quoique, il y a parmi eux qui voulaient tout à eux seul….). Lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir, ils n’ont fait que le contraire de ce qu’ils combattaient……. ).
    la seul réponse que ce pouvoir sait donner a la jeunesse (laquelle, celle du 20. Pfffffff, c’est (zerouata). Al horr balghamza, wa al3abd badabza…… Les gens essaient d’avancer, d’autres ne font qu’imiter, pour imiter, pour dire que nous sommes comme eux. A sidi, nous ne sommes pas comme eux….. J’ai vu l’Egypte, une catastrophe. J’ai vu la Tunisie, le matériel ça va, mais le spirituel bonjour la laïcité incongrue….. Par ailleur, regardons deux films que j’apprécie beaucoup : Animal farme. Le dernier des samurais).

    on le sais tous que l’islam a « libéré » la femme, il y a quelques siècles maintenant, mais parle nous d’aujourd’hui s’il te plait, jusqu’à quand encore on va se servir de cette sorti de la « jahiliya » pour parler de la liberté de la femme?
    (La femme est libre. C’est elle qui tire les ficelles, surtout chez nous. Je t’écrirai un truc sur ça un jour inchallah…..).
    et comment comprendre la phrase
    « cette moitié de l’homme »?
    ça voudrait dire que l’homme est l’autre moitié? ou bien, la femme est la moitié de l’homme?
    ou bien même, on a qu’a dire qu’elle est l’équivalente d’une côte d’un homme?
    (Quel raisonnement. Moitié voudrait dire complémentaire. Ils sont complémentaires mon vieux. Si tu as fait un peut de math et je ne le crois pas. Je m’explique. Si on prend un ensemble formé de deux sous ensembles, l’un complémentaire de l’autre, ils forment cet ensemble.).

    eh bien « al jahiliya » n’est pas très loin..
    (Qu’est ce tu connais d’Al jahilia. Elle enfanté des Hommes qui ont fait trembler le monde. Qu’est ce qu’on est tous. Si ce n’est des ‘’jouhhal’’ qui tentent, par un apprentissage quotidien, de sortir de notre ignorance. Par une réflexion sur le passé, sur l’histoire, tirer des leçons qui nous aideraient à avancer….. Pour reprendre les paroles qu’on ne cesse de nous répéter : « je pense, donc j’existe ».).
    Alors, penses mon vieux bram, pour que tu existes. A+

    • bram dit :

      du sang on en a tous sur les mains…ceux qui sucent le sang des ouvriers,..jusqu’au petit fonctionnaire,..
      mais pourquoi les choses sont comme ça?..par échelle, l’exemple et l’encouragement vient de tout la haut, ne serait ce que parce qu’on laisse faire, ce n’est pas une fatalité, ça pourrait changer,on peut commencer par faire connaitre a tous les citoyen leurs droits, c’est aussi important que leurs devoirs, et veiller à ce que ce soit respecté,..la loi sert a ça aussi.
      on est quand même pas née avec la corruption dans notre sang, c’est ce système qui nous oblige à être comme ça, a avoir cet état d’esprit, on finis par faire comme ça parce qu’on voit tout le monde autour de nous fait ça, au point que celui qui reste intègre et juste, ne fais plus le poids devant la majorité, voir même quelques fois il est méprisé, et c’est entre autre, ce que demande et veulent faire changer les jeunes,..
      une société parfaite ça n’existe pas, on ne peut qu’essayer d’améliorer au mieux les choses, encore et encore, se tromper, refaire, raturer, tester, expérimenter, pour essayer de trouver le mieux ,ou le moins pire…

      ah oui?, il a raison le hassan? ne me dit pas que tu ignore c’est lui même qui favorisait, voir mettais en place ces politicards ignares, des beni oui-oui, et évitait surtout d’avoir a faire avec des gens intègres qui pourraient le contredire, ou l’empêcher de s’amuser comme il l’entendais, et il en a bien profité,(il y a en lui une part respectable,comme tout homme, mais il reste un homme, avec le meilleur et le pire,(là ou il est en ce moment, son trône, ne lui sert a rien, ni tout les draps avec lesquels nous marocain on l’a enveloppé)), et d’ailleurs la tradition continue,
      et puis moi je te parle des citoyens que nous sommes, pas des politiques…le citoyen, bien sur a des devoirs (d’ailleurs il n’a que ça, des devoirs..) quand parlera-on de ses droits? si on parlait de ses droits autant qu’on le fais pour ces devoirs?

      une société ce n’est pas une entreprise, incomparable, une société est infiniment plus complexe qu’une entreprise, on ne manage pas pas une société, c’est les capitalistes ( que tu semble combattre..) qui aimeraient justement parler de rendement au citoyen,

      tu ne me comprend pas ou tu fais semblant?
      d’abords, si tu accepte de faire le mouton, sous prétexte que tu peux donner des coup de cornes, libre a toi, mais un mouton reste un mouton (pas la peine de chercher a le défendre,c’est pas le sujet) et ma métaphore prend sens quand tu mets (des moutons)..
      ensuite, on ne sort pas dans la rue pour réclamer des devoirs (tu sais bien que ça, ça nous arrive servi dans un plat, avec entrée et dessert)..quand même! c’est le seul argument que tu trouve a opposer, a ceux qui sortent dans rue pour réclame leurs droit? »réclamons d’abords nos devoirs ».. non! tu peux faire mieux je suppose!

      oui, fuir c’est chercher la solution facile, d’acc. c’est aussi de la lâcheté, mais je ne serai pas aussi catégorique que toi, je pense qu’on peux comprendre ceux qui fuient ou chercheraient a le faire…il y a ceux qui fuient pour pouvoir mener a mieux le combat, parce que tout simplement impossible a faire sur place,(harcèlement, menace..(quoique, ce niveau là ça a évoluée dans notre cher pays..ce qui n’était pas le cas, il y a quelques années), on peux comprendre celui qui a peur pour sa vie, et on parle de fuir, comme si c’était aussi simple qu’ouvrir une porte et la refermer derrière soi, on sait très bien que ce n’est pas le cas chez nous, on sait bien les tracasseries que c’est, voir l’impossibilité de pouvoir le faire légalement,(ce qui est le plus souvent la cas) au point d’estimer que le risque encourue vaut bien cette vie (ça, ça dis quelques choses quand même sur notre pays)

      tu pense qu’ils font ça juste pour imiter les voisins, bien sur que nous ne sommes pas pareil aux égyptiens, ni aux tunisiens, bien sur on a notre exception, mais ne pas oublier que les égyptiens non plus ne sont pas comme les tunisiens, ni comme les marocains, eh oui ils ont aussi leurs exceptions, comme les tunisiens d’ailleurs, et ainsi de suite , bien sur que ça pourrait amener a la catastrophe, mais la peur fais reculer, et on a besoin d’avancer, d’ailleurs on peux faire la même réflexion sur la peur comme tu l’a si bien fais sur la guerre.

      mais tu ne sens pas cette odeur?.. plutôt, cet air que charrie le vent, sens,.. très fort,.. c’est dans l’air, ça t’enveloppe, t’a l’impression que tu échappe a l’attraction, tu es soulevé dans les hauteurs, bien sur la chute peut faire très mal, voir très très mal, mais c’est irrésistible, parce que ça te fais lever la tête, et tu peux regarder loin, c’est dans l’air qu’on respire,..

      et voilà qu’on en revient au fameux ennemi extérieur,..mais je ne m’étendrais la dessus, ça ne sert a rien..

      (La femme est libre. C’est elle qui tire les ficelles, surtout chez nous. Je t’écrirai un truc sur ça un jour inchallah…..).
      ah mais tu sais, je le lirais avec plaisir, vraiment, d’ailleurs merci pour tout les extraits que t’as cité plus haut, je ne sais pas si ça a aider a faire avancer le dialogue, mais ça fais toujours des lectures, et ça , ça ne peux faire que du bien, et je crois qu’on se recroisera dans ce blog, alors n’hésite pas.

      a+

  7. med dit :

    J’allais te répondre phrase par phrase mais bon. Ce qui a trop attiré mon attention c’est ta phrase « ……c’est ce système qui nous oblige à être comme ça (tu parles là de la corruption), a avoir cet état d’esprit, on finis par faire comme ça parce qu’on voit tout le monde autour de nous fait ça…… ». J’ai lavé ma main, mon vieux.
    Je suis écœuré d’entendre cela. Bref, c’est l’argument que tous ces voleurs avancent, qu’ils soient petits ou grands, je ne fais pas le distingo. Et ils y en a chez nous.
    Nous rigolons, un ami et moi. Je lui dis, je ne sais pas jusqu’à quel moment tiendra cette vache que tout le monde 7lab. Baz liha!!!! Un peu de bon sens et d’objectivité mon ami.
    A+

    • bram dit :

      je comprend pas pourquoi tu fais l’effarouché, je n’ai fais que reprendre tes propre terme:
      « Tous nos fonctionnaires sont corrompus, du plus petit au plus grand, sauf une très, très minime minorité. C’est un état d’esprit. …. De même pour nous autres qui travaillons dans le privé. Détrompes toi mon ami, nous avons ça dans le sang. On le maquille certes, mais la finalité est la même… »(je pense que tu parle bien là de corruption!)

      je reprends ta phrase, et on dirait que tu viens de te rendre compte que c’est ecoeurant,

      et puis le « binz » il est pas là, il est ailleurs, parce que là dessus on est d’accord tout les deux, (aucun de nous deux ne défends la corruption(enfin,je pense..))

      tu me demande du bon sens et de l’objectivité, mais a propos de quoi? ton dernier message c’est le commentaire de ton propre commentaire..

  8. med dit :

    Nous aimons nous faire peur, tiré de science et vie N°1124.
    Les montagnes russes font peur…Mais attirent. Contradictoire? Pas pour les chercheurs américains. Ils ont étudié chez des souris les neurones qui excrètent la dopamine, un neurotransmetteur associé à la motivation. Ces neurones répondent aux expériences, positives comme négatives, pourvu qu’elles provoquent de l’excitation. A+

  9. med dit :

    Somme toute, si nous sommes dac sur un point, c’est déjà mieux.
    J’ai pensé que tu défendais la corruption. Mon cher bram, elle n’est pas défendable, quoiqu’on avance comme argument.
    De plus, la génération H2 layrahmo a fait sont temps. Aujourd’hui c’est une nouvelle génération qui arrive. Il faudrait les aider pour leur éviter ce que vous avez enduré. Pour cela, je préconise qu’il est temps que l’ancienne génération, éduquée à la hassanienne comme tu disais, vole et tais toi, change de mode d’emploi. Maintenant c’est cesses de voler et corriges si tu peux. (la yogayyiro laho ma bi9awmine 7atta yoghayyiro ma bi anfossihime). J’insiste sur le premier acte. Plusieurs personnes que je connais, de cette génération, réclament le changement, hypocrites qu’ils sont, mais ne veulent pas cesser de voler. Par voler, je veux dire « chafra » « asa7bi »et non voler dans les airs, si tu sais lire entre les lignes. A+

  10. med dit :

    « moi je suis de la génération HassanII, ce qu’on m’a appris , c’est (dkhol souk rassek),…
    la devise que j’ai connue c’est « fait ce que tu veux, mais ne t’occupes pas de politique », .. ».
    Comment tu comprends ça, toi. Appelons chat par chat et cesses STP de tourner autour du pot. (sophastaiya tal3atli fq…..). Si tu es vis au Maroc, tu me comprends, sinon tu ne sais pas de quoi tu parles mon vieux. Dis moi où tu habites, je te dirais qui tu es?
    A+ cher Bram.

  11. bram dit :

    mafhamtinich!(dkhol souk rassek) c’est pas « occupe toi de tes affaires »?ok!
    et fais ce que tu veux, c’est quand on veux nous faire croire qu’on est libre.. je parlais de vivre,ça veux dire vaquer a son quotidien comme si de rien n’était, juste ne t’occupe pas de politique, qui elle s’occupe de toi de très très près, et fais semblant de pas la voir, sinon je n’ai jamais vu nul part(chfar et dhkoul souk rassek) ça n’a pas de sens.
    et je suis casaoui, de (ain sebaâ)..je ne sais pas ce que ça te dira de plus sur moi?..

  12. med dit :

    Nous sommes voisins alors. Je suis du cœur de Sidi Bernousi, si tu sais où c’est; En plein populas, comme on aime à répéter. Chti dak z7am dial sou9 Tari9, tankoune fih. Douar skwila, je le traverse chaque jour. Sidi Moumen, tanmchi lih nchouf shabi….Lorsque tu me dis « l’œil du lion », j’espère que ce n’est pas ces soit disant villas des petits voleurs. D’ailleurs, tout le monde sait dire je suis de Aïn sébaâ, même s’il vit à Aï Diab. Tu vois la métaphore. Lion et loup. Et ne me dis pas, en carence d’arguments, « ala7rami », comme m’a dit dima, mal élevé qu’il est.
    Bref, je te dédie ces deux articles, à méditer, et que j’ai relevés sur science et vie:
    Même les chimpanzés se forcent à rire par politesse:
    Tout comme les hommes, les chimpanzés rient de tout…et même des plus mauvaises blagues ! En observant 59 chimpanzés,…, des biologistes ont en effet constatés que les primates rient spontanément, ils peuvent aussi répondre aux rires des autres, même quand il n’y a rien de drôle…Le différence ? Le rire est plus court quand il est forcé. Selon eux, ces singes se forcent à rire pour ne pas vexer leurs congénères, renforçant ainsi les liens qui les unissent au groupe. Pour mieux s’intégrer, les nouveaux venus imitent même beaucoup plus les autres que ceux qui vivent dans un groupe où tout le monde se connaît.

    Un champignon hallucinogène pousse les fourmis au suicide:
    Des entomologistes ont découvert des espèces de champignons capables de transformer les fourmis en zombies. Une fois infectée par ce parasite, ces fourmis errent à la recherche d’un arbuste toxique pour l’insecte. Elles finissent par planter leurs mandibules dans la feuille avant de mourir. Le champignon germe alors pour s’extraire du cadavre et se propager sur d’autres proies.
    A+, cher voisin. 7agga, mabrouk 3la Raja.

    • ... dit :

      @Med,

      Comme vous le savez, l’une des conditions de dialogue sur cet espace étant le respect, l’échange d’idées et surtout pas un espace de débat sur des personnes qui commentent les articles.

      Je vous cite :
      « Et ne me dis pas, en carence d’arguments, « ala7rami », comme m’a dit dima, mal élevé qu’il est »

      Épargnez moi de me substituer au rôle de police de la prévention du vice et la protection de la vertu.

      Et Merci.

  13. med dit :

    Par ailleurs cher….eplume, je n’ai pas insulté bram. Je lui ai seulement rappelé un mot que m’a adressé un « ami FB ». Relisez la phrase, et vous allez en saisir la nuance. Sauf si vous êtes impartial, ce que je crois, et vous avez « lyad 3al 9ars » pour m’attaquer, puisque je suis à l’opposée de votre ligne éditoriale. Et ça c’est une autre histoire.
    Merci

    • bram dit :

      ouled ainsebâa, depuis les années 70, né entre deux usines, un lycée et un collège, tu vois un peu ou c’est? et les petites villas de petits voleurs que tu dis, c’était encore (l’ghaba) y’avait même encore « l’bir »…alors arrête un peu de médire,
      (et c’est pas complètement faux ce que tu dis, dans certaines de ces petites villas, il y a des voyous) mais si j’étais l’un de ces nouveaux arrivants? sans nuance, j’aurais déjà été catalogué voyous, tu crois que si tu avait affaire a un de ceux-là, il se préoccuperait de démocratie, ou d’état de droit? non, même il n’en voudrait pas, eux ça les arrange que les choses continuent comme ça,, alors, ne met pas tout le monde dans le même sac mon ami, et j’ai des amis là bas, ils n’ont rien de voyous..

      tiens, je ne savais pas que les chimpanzés rient, j’aimerais croire que c’est vrai,
      pour le champignon et la fourmi, samaâ bih déjà..et je trouve ça géniale, ça m’intéresse particulièrement tu vois, parceque, je me dis, hna bnadem, ça doit être la même histoire avec nos gènes, et nous sommes quelques part leurs esclaves, ils se servent de nous pour se perpétuer,qu’une enveloppe pour voyager..mais bien sûr que ça doit pas être aussi simple que ça, mais bon, il doit y avoir de ca..

      sinon, akhoya al kora, ana walo, zero, mamtabaâch fiha walo, alam khor pour moi..
      a+

    • ... dit :

      @Med,

      J’ai supprimé le commentaire car vous avez utilisé un terme que je ne peux accepter ici.
      Votre doute au sujet de ma sincérité est insulte car, comme vous le savez, il m’est plus facile de supprimer vos commentaires que de vous écrire des réponses afin de vous rappelez les règles de dialogue.
      Si vous estimez qu’en dépit du fait que soyez à l’opposé de ce que je pense, je vous permet encore de vous exprimez sur cet espace cela devrait vous aidez en conclure autrement sur ma sincérité.

      Je ferme cette parenthèse et vous fait un denier rappel !!

  14. FFY dit :

    Bonjour à ceux qui ont écrit et commenté l’article de M Nawfal Chana. J’éviterais de critiquer la réalité du Maroc par image, et de dénoncer sans apporter de solution concrète. Si une envolée lyrique et une critique bien écrite touche les coeurs, si faire une liste exhaustive de tous les problèmes du pays peut nous paraître d’autant plus scandaleux qu’ils sont nombreux, la démarche reste pour le moins très loin très pédagogique. C’est la raison pour laquelle je pense et j’affirme que de ces manifestations qui touchent le pays, il n’y a qu’un certain nombre d’éléments positifs à tirer. Le monde ne se change pas en un jour et la machine socio-économique a besoin de temps pour fonctionner comme nous le voudrions. Aussi puis je me permettre d’énoncer un certain nombre de points qui me paraissent essentiels et sans lesquels tout changement serait vain:
    -réforme agraire et réforme de l’enseignement. A cet égard, je devrais, en universitaire qui se respecte, en donner une démonstration. Il me semble néanmoins que le bon sens l’impose : quand la moitié de la population, au bas mot, vit de l’agriculture, nos structures foncières héritées de l’après période coloniale me paraissent être, sans exagération, le souci majeur du pays, loin devant toute séparation des trois pouvoirs, et j’en passe. Que les pays auxquels on peut se mesurer l’illustrent : corée, taiwan etc.
    – Quant à l’éducation, celle-ci doit être efficiente et donc pragmatique. Qu’elle n’assure pas l’égalité à tous, ceci importe peu du moment qu’elle permette, à moyen terme de bâtir, un pays solide. Rappellez vous M Nawfal Chana, les hussards noirs de la république: s’ils assuraient une éducation massive, ils ne garantissaient pas le même niveau à tous. Je veux en venir à l’idée que nos programmes sont défaillants : à quoi cela sert-il d’imposer l’éducation religieuse dans nos écoles: vive l’école du diable et celle des philosophes athées. Quant à l’enseignement en campagne, ne vaut-il pas mieux préférer un enseignement à des personnes dont l’avenir est, sauf miracle, voué à rester en campagne. Cultiver la terre n’est pas un affront et l’étude des mathématiques n’est pas intrinsèquement supérieur. Mes paroles peuvent choquer, mais ont au moins le mérite d’être, à mon sens, collées à la réalité et soumise à un pragmatisme sans coeur, seul capable de faire avancer les choses Réellement.
    – laicité, ou du moins, pour prendre en compte une réalité sociale encore attachée à certaines croyances, je me prononcerais pour l’abolition de tous les interdits imposés par la religion, pour qu’enfin, un vent de liberté, au sens premier du terme, puisse souffler sur des mentalités dont les carcans restent, qu’on l’admette ou non, responsables d’une certaine schizophrénie et de brides hautement handicapantes. Que ceux qui s’insurgent contre cette idée sachent qu’ils sont les premiers à restreindre la liberté du pays, les premiers intolérants du pays, parce que eux, contrairement à d’autres qui ne sont mus par aucun dogme, croient détenir une vérité suprême qu’ils convient d’imposer à tous.
    En bref, attachez vous à l’essentiel et arrêtez de ne cibler que les signes du bon fonctionnement d’un pays. Le reste viendra, par la force des choses.

  15. Mehdi dit :

    dr nawfal chana, que faites vous dans la vie? Histoire de connaitre l’auteur de ce « brillant » pamphlet…

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