Maroc: Comment contrer le référendum constitutionnel

19.06.2011 | Richard Greeman | Demain Online

Le discours du roi de vendredi dernier (17 juin) et le Référendum sur la Constitution fixé pour le 1er juillet posent un défi que les révolutionnaires marocain/es du mouvement du 20 février doivent relever en très peu de temps. En effet, par quelle tactique faut-il riposter efficacement à ces concessions superficielles proposées dans le but de couper l’herbe sous les pieds de ceux et celles qui veulent une réforme profonde de la société aux niveaux politique et social ?

L’auteur de ces lignes, vieux militant internationaliste et historien des révolutions, a eu l’occasion de visiter Rabat et Marrakech au mois de mai dernier et de discuter ce problème avec bon nombre de militant/es. De ces conversations entre camarades ont émergé quelques perspectives tactiques que je prends aujourd’hui la liberté de partager dans l’espoir qu’elles pourraient aider le mouvement à s’orienter dans les jours qui viennent.

En effet, quelle stratégie, quelles tactiques conviennent le mieux à la situation actuelle ? Le mouvement démocratique se confronte à un adversaire rusé qui – à la différence des régimes tunisien, égyptien, etc. – jouit encore d’une certaine légitimité historique. Dès le 9 mars Mohammed VI a proposé des concessions habiles en faveur d’importantes clientèles et a déclenché un processus de réforme constitutionnelle par le haut – , concessions destinées à couper l’herbe sous les pieds des révolutionnaires.

Les porte-parole du Mouvement ont bien compris que le processus mis en place – une commission choisie par le pouvoir pour mener des consultations dans le secret et proposer au référendum une constitution prête à porter sans « retouches » possibles – n’offrait aucune possibilité de participation populaire démocratique. On a donc eu raison de dénoncer cette farce « constitutionnelle » et de refuser – au risque de se marginaliser – de la légitimiser en y participant.

Quant au « débat » médiatique prévu pour les deux semaines d’avant le référendum, on a constaté que les « oui » (partis politiques loyaux à la monarchie) auront le quasi-monopole de l’accès aux médias. Ainsi les militant/es démocratiques ont raison de réclamer une parité entre les « oui » et les « non » (parité que le pouvoir ne pourra évidemment jamais concéder).

Le référendum: arme de l’autorité

Quelle réponse donner au défi du référendum du 1er Juillet? Comment retourner cette situation en faveur de la démocratie populaire ?

L’historien des révolutions constate que le référendum – de Napoléon III à Charles de Gaulle – a toujours été l’arme de choix de l’autorité contre la démocratie. Encore aujourd’hui, dans les dictatures à parti unique (ou presque) de la Russie jusqu’à la Syrie, toutes les élections sont en effet des référendums programmés pour renforcer et légitimiser le régime en place. Même dans les cas où le système électoral et les suffrages ne sont pas truqués, il est généralement prévisible que les « oui » vont gagner. Car le pouvoir, qui dispose de tous les avantages de l’initiative et de la propagande, pourra, comme on a vu, choisir la date du scrutin et poser la question de manière à diviser ses adversaires et les réduire à une caricature de négativisme débile.

Comment sortir de ce piège contre-révolutionnaire classique ? Dans cette lutte pour la conquête de l’opinion, la meilleure défense est de reprendre l’initiative en proposant une alternative positive à laquelle les gens peuvent adhérer. Par exemple, en organisant une « consultation constitutionnelle populaire par le bas » – processus démocratique où les masses seront appelées à apporter leurs doléances, formuler leurs revendications et proposer leurs solutions à partir de leurs associations, leurs quartiers et leurs villages. Cette « consultation par le bas » pourra être suivie d’une « assemblée constituante nationale », transparente et médiatisée, où sera élaborée une « constitution populaire alternative » en face de celle du gouvernement.

Un spectacle de démocratie par le bas

Ce genre de « théâtre politique » est une tactique révolutionnaire bien rodée, car il sert à mettre dans l’embarras le pouvoir sans provoquer un rapport de force défavorable au mouvement. Au contraire. Si le pouvoir interdit notre « constituante » alternative de ceux d’« en-bas », il perd la face, et le public aura du mal à applaudir la « farce politique » d’une constitution élaborée d’en haut et imposée par des procédés anti-démocratiques et des matraquages. En revanche, si on nous laisse faire, nous pourrons profiter des deux semaines de débat pour monter notre spectacle de démocratie par le bas.

Voici un scénario possible : mettre des assemblées consultatives dans chaque région afin de donner une plateforme aux doléances et revendications particulières. Cette idée, inspirée par les « Cahiers de doléances » de la grande Révolution française, s’est déjà répandue dans les quartiers ainsi que dans les villages ruraux où les populations sont invitées à exprimer leurs « doléances » et revendications. Les gens du peuple ont une grande connaissance des choses, malgré un manque d’instruction scolaire entretenu par le pouvoir. Les étudiant/es et intellectuel/les ont maintenant une bonne occasion d’aller vers eux pour les écouter et les aider à s’exprimer et à se relier par les médias (à commencer par l’écriture) que nous maîtrisons. Les résultats de toutes ces délibérations (comptes rendus et même des vidéos) pourraient ainsi être mis en ligne.

Ces assemblées pourraient envoyer des délégué/es à des assemblées régionales, sectorielles et éventuellement nationales afin de réunir l’ensemble des revendications en un programme populaire.

L’organisation d’un réseau de telles assemblées en vue d’une « constituante alternative » serait en elle-même un grand pas en avant.

Au moment du « débat » tout le monde pourrait monter à la capitale pour tenir les assises nationales et élaborer une constitution populaire alternative. Ainsi, même si nous sommes exclus des débats entre partis politiques programmés sur les médias officiels, Al Jazeera et les actualités ne peuvent pas ignorer notre « cirque » et nous finirons par gagner la bataille des médias. Encore, si, attirés par le spectacle médiatisé de cette Consultation alternative, les gens affluent aux Assemblées en grand nombre, elles deviendront, de ce fait, de plus en plus représentatives.

Le processus de préparation de la « constituante par le bas » aboutirait du même coup à la création des réseaux populaires indépendants des partis et des syndicats liés au pouvoir actuel. Si les assemblées locales deviennent permanentes, elles pourraient prendre la forme de conseils qui pourraient se fédérer en « contre-pouvoir » et appuyer des luttes ponctuelles. Encore, si attirés par le spectacle médiatisé de la « consultation alternative du bas », les gens affluent aux assemblées en grand nombre, elles deviennent de ce fait plus en plus représentatives.

La tactique de l’abstention positive

Quant à la tactique à suivre le jour du référendum organisé par la monarchie, elle pourrait consister à mettre au vote notre propre contre-référendum populaire par une consultation Internet. Une consultation démocratique où les gens auront un véritable choix entre deux constitutions. Par rapport au scrutin officiel, je crois qu’il serait inutile, même néfaste, de tomber dans le piège tendu par le pouvoir en prônant le mot d’ordre du « non » ce qui sèmerait fatalement

la discorde dans nos rangs. Les quelques milliers de « non » ainsi récoltés témoigneraient de la faiblesse, plutôt que de la force de l’opposition. D’ailleurs, pourquoi rejeter par un « non » malpoli les quelques petites réformes que Mohammed VI propose et que les braves gens approuveront avec raison ? En revanche, l’abstention représente l’arme traditionnelle des peuples soumis aux régimes référendaires, car même dans les dictatures staliniennes, si le parti au pouvoir n’arrivait pas à récolter plus de 50% des suffrages possibles, il perdait sa légitimité.

Actuellement au Maroc, même une participation relativement faible au référendum représente un risque réel de perdre la face pour le pouvoir. Ainsi, si beaucoup de Marocain/es boudent les urnes le jour du référendum, alors que notre spectacle démocratique occupe le devant de la scène, on aura gagné la bataille de l’opinion sans avoir pris de risques d’échec. En effet, en organisant sous forme de spectacle politique cette manifestation (dans le sens propre) de la volonté populaire, le mouvement gagne même s’il « perd » -car bien entendu, personne ne s’attendrait à ce que cette « constituante » alternative prenne réellement le pouvoir. En revanche, les réseaux de comités de doléances mis en place dans le processus de consultation et la constitution qu’elle aura élaborée serviront de structure organisationnelle et de programme pour les luttes à venir.

La stratégie de l’enracinement

Les militant/es du 20 février ont vite mesuré les limites à long terme de la tactique des grandes manifestations nationales par lesquelles le mouvement s’est d’abord manifestée (à lui-même, puis au monde!), et on s’est de plus en plus orienté vers la propagation et l’enracinement du germe révolutionnaire dans de nouveaux terrains géographiques et sociaux. Autrement, on risquait de tomber dans le piège du « score » (compter le progrès du nombre des manifestants comme si la révolution était un match de foot). En revanche, les manifestations – qui continuent et s’étendent malgré la menace de matraquage entretenu par le gouvernement – se sont enrichies d’une floraison de slogans et de revendications apportés par de nouvelles « composantes » du mouvement. Mais un amalgame de slogans et de revendications n’est pas un programme, et pour développer la lutte, il faut aux Marocain/es une alternative radicale et populaire à la réforme (très limitée) que propose le pouvoir pour se tirer du Printemps arabe aux moindres frais. Un « constitution démocratique alternative » fera l’affaire.

L’enracinement est d’ailleurs la direction que le mouvement semble prendre en ce moment avec l’entrée en scène de nouvelles couches de la société et de l’affirmation de nouvelles résistances dans toutes les régions et catégories sociales – des bergers nomades du bled aux médecins du service public de la santé. Le peuple marocain profite de ce moment pour s’organiser en associations, se mobiliser et manifester ses doléances particulières, régionales, professionnelles. Les militant/es des organisations de droits humains et de la gauche marxiste et humaniste, résistants de toujours, en profitent pour s’enraciner chez les « enfants du peuple. » Leur perspective est « aider » les gens à donner une voix à leurs doléances et à s’organiser en réseaux de femmes, de travailleurs, de jeunes, de minorités, etc.

C’est la meilleure façon de nourrir ces jeunes pousses du Printemps arabe révolutionnaire sur le sol marocain, car c’est en s’enracinant dans le peuple – mais aussi en renforçant ses liens internationaux — que le mouvement du 20 février accroîtra sa force.

Le rôle essentiel des femmes

Je me permets d’ajouter un point, mais essentiel, au tableau d’un possible processus révolutionnaire que j’ai tenté d’esquisser autour de l’objectif d’une constituante représentative de tout le peuple marocain : le rôle essentiel des Marocaines. Cette constituante alternative n’arriverait à rien sans que « les femmes s’y mettent » (comme disait le camarade Lénine).

En revanche, le spectacle d’un grand mouvement autonome de Marocaines de toutes les couches sera une force démocratique imbattable. Majoritaires dans la population, encore plus majoritaires dans le travail (généralement non payé), les Marocaines doivent pouvoir être représentées massivement dans toute constituante véritablement démocratique (peut-être en occupant au moins le tiers des sièges comme « Le Tiers Etat » en 1789).

Ce processus a déjà commencé un peu partout avec l’auto-organisation de cercles de femmes (seules entre elles) dans les villages et les quartiers urbains qui rassemblent leurs propres « Cahiers de doléances ». Ces cercles de femmes réunies autour des doléances ne pourront-ils devenir les cellules d’un puissant mouvement de Marocaines – intellectuelles, travailleuses et femmes du peuple unies – capables de formuler leurs propres revendications et de se mobiliser pour les défendre? Voici un rôle pour les femmes révolutionnaires instruites, nombreuses dans notre mouvement, qui pourraient (à l’instar des étudiantes russes des années 1870) aller individuellement et en groupes « vers le peuple » pour lui servir de « scribes » et l’aider à maitriser les médias et à se relier entre elles.

Les impressions d’un étranger (masculin!) sont forcément superficielles, mais il me semble que dans les conditions actuelles de la société ces cellules doivent rester exclusivement féminines et respecter les coutumes des Musulmanes qu’on voudrait y voir participer massivement. D’ailleurs, l’influence de l’Islamisme réactionnaire – basé comme il est sur l’oppression de la femme – finira fatalement par se voir neutralisée devant la force progressiste des femmes conscientes et autonomes.

En revanche, un Islam spirituel et démocratique – religion de paix, de solidarité et de tolérance – pourra émerger de ce processus d’auto-réalisation de marocaines. Le salafisme sera-t-il soluble dans le féminisme ? On aura tort de vouloir combattre de manière frontale le salafisme sur le terrain de l’idéologie, car ce sera donner trop d’importance à des doctrines absurdes. Plutôt que d’attaquer les salafistes sur leur point faible, l’oppression sexuelle, et entrer ainsi dans leur citadelle en proposant à leurs femmes une alternative spirituelle et sociale.

D’après mes conversations avec des marxistes marocains, j’ai compris que pour eux les jours sont révolus où la « gauche » (des mâles) mettaient « la question des femmes après la lutte de classe comme problème à résoudre après la révolution ». Ils comprennent que les femmes ont joué un rôle primordial dans toutes les grandes révolutions, celle de 1789 (leur marche sur Versailles pour faire prisonniers le roi et la reine de France) à la révolution russe de 1917 (qui commence le 8 mars, Journée des femmes, par une grève générale de femmes qui appellent les hommes à les rejoindre).

De nos jours, de Tahir Square au Yémen, la participation massive des femmes fut d’une grande force pacifique et efficace. Un grand mouvement autonome de Marocaines alliées à la classe ouvrière sera d’une puissance redoutable, et on ne pourra pas envisager une véritable révolution sociale qui réussisse sans cette précieuse force humaine. (…)

Conclusion

On ne peut pas visiter le Maroc aujourd’hui sans être emporté par l’enthousiasme et l’optimisme de ce beau Printemps révolutionnaire. On est ému de voir toute une jeune génération sortir de l’apathie et du désespoir pour revendiquer la liberté, la justice sociale, et la possibilité d’un avenir. Quant à mes amis vieux militants qui ont survécu aux Années de plomb, nos retrouvailles sont faites sous le signe du mot célèbre du Tunisien: « Nous avons vieilli en attendant ce moment (et en luttant)! »

J’estime que le grand acquis politique du Mouvement du 20 février, surfant sur la vague des révoltes du Printemps arabe, c’est l’ouverture d’un espace de liberté public relatif où le mouvement démocratique révolutionnaire peut se développer, s’enraciner, s’organiser et s’affronter au le pouvoir. Acquis fragile, bien sûr, et qu’il faut défendre et élargir en poussant à tout moment contre les limites imposées. Le peuple a besoin de cet espace de liberté politique et médiatique pour présenter ses doléances, et ce n’est ni par la timidité ni par la provocation, mais grâce à une pression grandissante de la base que se maintiendront et s’affirmeront ces nouvelles libertés. Les récents tabassages policiers n’ont pas réussi à intimider le mouvement, qui avance en s’approfondissant et en s’enracinant dans les quartiers et les villages. Un spectacle pacifique de démocratie participative par en bas serait une façon créatrice de profiter de cette liberté. En mettant en avant ces revendications populaires de manière dramatique, on a une chance de prendre le devant de la scène de cette comédie constitutionnelle mise en scène par la monarchie.

Richard Greeman est un militant internationaliste, il a enseigné à l’université Columbia de New York

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4 commentaires pour Maroc: Comment contrer le référendum constitutionnel

  1. voilà maintenant qu’on recourt à un étranger pour nous enseigner comment nous contrer nous-mêmes ou pourquoi ne pas nous confronter, avec tous les risques que cela comporte…
    ce « greeman » ou « redbloodman », dispose-t-il d’un bureau d’études gratuit pour divulguer ses fourberies ???…
    qu’il aille vendre ses salades ailleurs, nous sommes assez capables de nous passer de ses astuces malsaines pour semer parmi nous la zizanie, et pouvoir par suite se frotter les mains si ses manigances réussisent « la 9addara ALLAH »…nous n’avons que faire de ses conseils mal-intentionnés…
    à la limite c’est vraiment ridicule, ou bien c’est juste pour gaspiller sa salive ou plutôt sa bave de « révolutionnaire » raté…
    eh bien ça ratera aussi au MAROC…mais malheureusement certains de nos » intellectuels » afin de combler leur sécheresse d’idées sont prêts à tout avaler,
    hier on veut plagier les révolutions d’alkharab, aujourd’hui, on fait appel un pseudo « militant » soi disant internationnaliste, pour nous indiquer la voie à suivre afin de tout stopper et continuer à tourner en rond…
    mais ce sera peine perdue, ça prouve seulement qu’il ne connaît rien au MAROC
    et le plus drôle c’est qu’il croit avoir tout compris après une visite éclair à RABAT et à MARRAKECH…hum…
    qu’il aille donc chercher ailleurs, ici on sait ce qu’on veut, et si lui, pense contrer le référendum, on est assez capable de le contrer lui-même…
    d’ailleurs est-ce cela la démocratie qu’il prône ???…
    du moment que le projet de constitution est soumis à référendum, alors qu’il nous laisse traquilles afin de voter librement OUI ou NON sans y rajouter de sa petite cuiller…
    et si par la suite l’apllication des dipositions de cette contitution, ne nous arrange pas, rien ne nous empêchera de nous repositionner et réclamer des améliorations…à moins que tout cela ne vise que d’embarrser le ROI, à n’importe quel prix…
    moi, je pense que plus on cherche à malmener le ROI ou à secouer le TRÔNE, plus on les rend solides, parce que tout simplement les MAROCAINS et les MAROCAINES vont finir par se demander et se poser la question: pourquoi donc un tel ACHARNEMENT ??? !!!..et qu’il ya anguille sous roche…que cherche-t-on en définitive ??? :

    ga3 hadchi ma7abba fina !!!…

  2. Maachi dit :

    Oui ga3 hadchi ma7abba fina !!!…Ce qu’il cherche c’est semer la zinzanie. Pour le compte de qui? Nos ennemis sont nombreux et prêt à tout. Ne leur laissons pas l’occsion de nous diviser. Les marocains sont. Il a vieilli ou bien il ne les connait pas. OUI à la nouvelle constitution. Aux urnes

  3. med dit :

    Pour une fois je lis des commentaires encourageants et qui traduisent vraiment l’esprit d’une très grande majorité de Marocains. Pour l’article principale, je détecte des soubresauts communistes tout au long du discours. Cette idéologie a fait ces preuves, elle est mortes, donc pas la peine de la ressusciter, c’est contre nature. Le modèle proposé au Maroc tient debout, jusqu’à preuve du contraire. Plusieurs instances ont encouragé cette initiative. Par ailleurs, il faudrait s’engager, voter, oui ou non, ce n’est pas la question comme a dit un commentateur. Si l’un des votes le remporte, il faudrait se plier au résultat, c’est le jeu démocratique. Il faudrait continuer les réformes dans un sens ou dans l’autre, mais avec un esprit de fairplay. Car in fine, notre objectif à nous tous, est d’avancer avec notre pays pour être au diapason des défis qui l’attendent.
    A+

  4. med dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec mes amis commentateurs.
    OUI à la nouvelle constitution.

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