Le Sahara occidental ou l’épée de Damoclès

25.07.2011 | Salah Elayoubi |  eplume.wordpress.com

Vous avez peut-être vu ces images de nos représentants penauds et empruntés, à la sortie des négociations de Manhassett, avec le Polisario, apportant encore une fois la preuve d’une diplomatie marocaine médiocre et incompétente, prise entre les mâchoires d’un étau constitué d’un côté par une administration américaine, si prompte à fondre sur son allié marocain, comme lors de l’affaire Aminatou Haidar, et un Palais castrateur qui, déstabilisé par le printemps arabe, ne peut plus faire machine arrière, sur le Sahara, après tant de sacrifices.

Questionné sur le résultat des pourparlers, notre représentant,  dont les prérogatives qui lui sont consenties par le Palais, sont inversement proportionnelles à son infinie propension à l’obséquiosité,  a botté en touche, en déclarant notamment que « le processus de normalisation en cours, entre le Maroc et l’Algérie est de  nature à contribuer à la résolution de la question du Sahara ». La déclaration qui n’aura surpris personne, procède de la logique marocaine, de rejeter systématiquement sur Alger la responsabilité du conflit. Pour qui connaît les valses hésitations de la normalisation entre les deux capitales, le traitement de l’affaire du Sahara est donc renvoyé aux calendes grecques.

Le Polisario qui clame à qui veut l’entendre que «Le Maroc craint les résultats d’une consultation démocratique du peuple sahraoui», n’est pas en reste, puisque quelques semaines auparavant, son représentant, Mohamed Abdelaziz, dénonçait devant des membres de la société civile française, la connivence de la France avec le Maroc et ses efforts consistant à empêcher la création d’un Etat sahraoui hispanophone, dans une région constituée d’anciennes colonies françaises.  Il a notamment comparé les manœuvres de Paris à celles des Etats-Unis en faveur d’Israël.

Ce huitième round des négociations aura donc été un échec de plus, entre les deux protagonistes d’un conflit vieux de plus de trente cinq ans, le Maroc continuant de rejeter toute autre solution que le plan d’autonomie, au sein du royaume, alors que les sahraouis plaident pour un référendum d’autodétermination avec en point de mire l’indépendance.

Petit flash back.

Nous sommes en novembre 1975, Hassan II est fragilisé. Il a subi deux coups d’Etat qui ont failli lui coûter la vie et ont décimé le dessus du panier de la hiérarchie militaire du royaume. L’opposition, très active ne cesse de  dénoncer, y compris sur la scène internationale, les dérives absolutistes du palais et les exactions de ses services de sécurité.

L’affaire du Sahara tombe à point nommé.

En effet, un avis consultatif de la Cour internationale de justice qui vient de confirmer l’existence de liens historiques entre les populations du Sahara occidental et le Maroc, lui inspire alors l’idée de récupérer ce territoire, sans recourir à une aventure militaire contre l’Espagne, qui risquerait de lui coûter un trône vacillant.

Il convoque un soir, au palais une poignée d’intimes parmi ses conseillers, ainsi que quelques généraux, leur fait prêter serment, sur le Coran, de garder le secret absolu, sur la teneur de l’entretien qui va suivre. Hassan II annonce à ses interlocuteurs médusés, son intention de faire marcher trois cent cinquante mille volontaires pacifiques sur le Sahara, histoire de forcer la main à l’Espagne qui tergiverse à restituer ce territoire au Maroc et à la Mauritanie, en raison de l’état de santé du Général Franco, à l’article de la mort.

Le roi sait qu’il joue son va-tout. Il balaie, comme à son habitude et sans la moindre hésitation, les rares appréhensions, craintes ou questions que soulèvent ses vis-à-vis.

Même quand il joue le destin de son pays, Hassan II, comme le fera son fils plus tard, ne consulte jamais ses compatriotes, sauf à être sûr d’être plébiscité, au moyen de la fraude et de la triche.

La suite on la connaît : une opération soigneusement préparée, dans le plus grand secret, le discours royal et une mobilisation sans précédent de l’ensemble des ministères, des administrations et des médias, mais également de tous les partis politiques.  Jusqu’aux poètes,  penseurs, artistes et musiciens qui entonnent à l’unisson, un panégyrique enflammé  du roi  et de son génie et décrivent la marche verte comme une épopée des temps modernes.

L’organisation logistique est aussi exemplaire qu’impressionnante. Rien ne fait défaut. Ni les milliers de camions réquisitionnés, ni l’eau, ni la nourriture, ni le gîte, ni la sécurité.

Le makhzen n’est pas en reste, puisque Gouverneurs, Pachas, Caïds, Khalifas, Chioukhs, et Moqadems mobilisent et recrutent les volontaires, la plupart du temps en distillant ou laissant courir les rumeurs les plus folles sur les richesses du sous-sol des provinces du Sud et sur l’opportunité qui s’offre à tout marcheur de pouvoir se  choisir, à sa convenance, une parcelle de terrain, dans une sorte de nouvelle conquête de l’Ouest. En réalité, aucun de ces pauvres diables n’atteindra jamais le Sahara, mais tous s’arrêteront à sa frontière, quand le roi sifflera la fin de la partie, en annonçant que l’objectif de l’opération est atteint.

S’il faut accorder à Hassan II le mérite de la conception de la marche verte, on ne peut que regretter qu’il n’ait pas daigné consulter,  son voisin immédiat, l’Algérie qui partage, pourtant, avec le Sahara occidental quarante deux kilomètres de frontières.  Cette lourde erreur et celles qui vont suivre, allaient hypothéquer gravement, jusqu’à aujourd’hui, les relations entre les deux pays.

On ne peut, également, que déplorer le fait que, sitôt le Sahara investi, la monarchie marocaine y ait  reproduit, à l’identique, le modèle qu’elle a expérimenté dans le reste du pays. Une cohorte d’hommes d’affaires arrivée sur les chars de l’armée marocaine, y pose ses valises. Elle faitalors  main basse, avec le concours appuyé de l’administration du maghzen, parachutée par Rabat, sur tous les secteurs clés de l’économie, dont la pêche et la transformation de ses produits ainsi que la promotion immobilière, avec en point de mire, la promesse de découverte de gisements d’hydrocarbures. La situation s’est sérieusement péjorée avec la signature des accords de pêche successifs avec l’Union européenne, ainsi que la concession de recherches pétrolières, sans consultation de la population marocaine, ou de ses représentants, et dans la complète ignorance des protestations, émanant des sahraouis. Le tout  procède du même comportement, d’une monarchie qui se veut exécutive et le prouve, au moment précis où, comble du paradoxe,  elle prétend démocratiser.

Pendant que les hommes de paille du Palais mettent en coupe réglée  l’économie de la région,  les haut gradés de l’armée, supposés prendre  en charge les opérations de maintien de l’ordre, s’enrichissent  à milliards, en se livrant à toutes sortes de trafics, et en confisquant purement et simplement la pêche hauturière, qu’ils partagent encore aujourd’hui avec les bateaux de l’Europe, au détriment de la pêche artisanale en voie de disparition. La troupe livrée à elle-même et sous le commandement d’officiers subalternes, incompétents se fait, alors, étriller par un Polisario galvanisé par son allié algérien qui dépense sans compter, trop heureux de pouvoir en découdre avec l’armée marocaine, histoire de laver l’affront  de la guerre des sables d’octobre 1963.

Alors que la guerre fait rage, le makhzen déploie tout son art à neutraliser, torturer, déporter, assassiner et faire disparaître ceux qui sont tentés par le séparatisme.

Le conflit meurtrier nous aura coûté des milliers de vies humaines et des milliards de dollars, avant que n’intervienne un cessez-le-feu en 1991.

Mais le summum de l’ignominie est atteint avec nos soldats prisonniers de l’ennemi et dont le régime tait jusqu’à l’existence pendant plus de vingt ans, avant de les accueillir, à contrecoeur, suite à leur libération, sous la pression de l’ONU et du CICR.

De l’autre côté de la frontière, à Tindouf, la situation n’est guère meilleure. Nos compatriotes sont littéralement pris en otage par des responsables va-t-en guerre, qui tout en les faisant vivre dans un univers quasi-concentrationnaire, sillonnent le monde en première classe, habitent dans des palaces luxueux et détournent à leur profit les subsides que les Nations Unis consentent aux réfugiés. Dans cette vaste prison à ciel ouvert les sahraouis coupés de leurs familles et tenus éloignés de leur pays, n’en finissent plus de payer l’aventurisme de nos gouvernants.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cet énième échec a de quoi ravir le Maroc autant que l’Algérie, particulièrement en ce moment précis de l’histoire. Il permet aux deux frères ennemis de faire de cette tragédie régionale, un fonds de commerce idéal, les véritables perdants étant les populations sahraouies, prises en otage d’un côté de la frontière, comme de l’autre. Le conflit pourrait à tout moment être réactivé, afin de cimenter l’union nationale et estomper le printemps arabe.

Le conflit, qui semble toujours couver sous la cendre, est entré dans une phase inextricable, chacun des protagonistes renvoyant sur l’autre partie, la responsabilité de l’échec des pourparlers.

Les dérives prédatrices et affairistes du Palais, ainsi que la brutalité des méthodes du Makhzen et ses crimes contre les populations sahraouies, ont, sans aucun doute, largement contribué à la détestation du régime marocain.

Ironie du destin, la monarchie marocaine se retrouve, trente cinq ans plus tard, dans la même situation qu’à la veille de la marche verte.

Mohamed VI, dont le seul bilan dont il peut s’enorgueillir est son enrichissement personnel et celui de son clan, n’a jamais reproduit autre chose que les erreurs commises par son père. Il se retrouve dans la fâcheuse posture de l’héritier d’un cadeau empoisonné, car même si le Maroc peut sembler, au premier abord, confortablement installé au Sahara, il n’en demeure pas moins qu’il n’est perçu par le reste du monde que comme une puissance occupante, qui, au lieu de gagner les cœurs, s’est contentée d’acheter les consciences, à coup de prébendes, de népotisme, et de corruption .

Lors de l’une de ses dernières interviews, Hassan II, qui n’en était pas à une sortie ridicule près,  avait déclaré qu’il laissait à sa progéniture cinquante ans de tranquillité.

En réalité, douze ans après sa disparition,  le régime, de plus en plus contesté est rattrapé par son passé, et l’affaire du Sahara, comme une épée de Damoclès, pourrait également contribuer à catalyser  sa perte.

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9 commentaires pour Le Sahara occidental ou l’épée de Damoclès

  1. cet « article » est bien sournois,
    sous l’apparence de faire une analyse plus ou moins équilibrée, il ne fait que régler ses comptes avec le « PALAIS »…
    il penche plus vers la thèse ennemie que vers l’INTEGRITE TERRITORIALE;;;
    regardons par exemple quand il parle de « tortures » il n’illustre ses propos que par des images anti-marocaines…
    décidément ces aigris incurables, comme l’on dit chez nous « quand on les guérit de la rougeole, ils passent à la variole »…
    ils n’ont pas encore fini de verser leur fiel sur la nouvelle constitution qu’ils passent à la désintégration de l’UNITE NATIONALE…
    tout le monde sait que sans le régime algérien, cette question n’aurait jamais existé, ou du moins n’aurait pas autant persisté ,
    mais nos « intellectuels » persistent et signent, eux, pour qu’un tel régime fasse perdurer son plaisir, à coup de propagande anti-marocaine, et que les ennemis de l’intérieur, tel l’auteur de cet article, ne fait que propager et alimenter…
    je me demande en quoi, ce genre d’articlard contribue à faire régner la paix dans la Region…
    si vraiment, il visait un tel but, même en tant que neutre vis-à-vis de cette question, il aurait dû équilibrer son « analyse » entre les visées algériennes, et peut-être la mauvaise façon dont elle est gérée par les politiques marocains…
    enfin, quand on parle du « sahara occidental » et son prétendu peuple, on devrait aussi et par la même occasions parler du SAHARA ORIENTAL et du SAHARA CENTRAL, en plus de la KABYLIE…
    n’y aurait-il donc aucun PEUPLE qui aspire à la liberté dans ces zones dont personne ne parle de crainte d’attirer les foudres algériennes, et couper la manne des subsides dont la junte algérienne gratifie et inonde les auteurs de ce genre d’articles insidieux et perfides à souhait et à l’avantage d’alger de son rejeton qui, des fois , n’en demandent même pas tant…
    la vrai CAUSE SACREE ICI, est notre INTEGRITE TERRITORIALE, car comme a dit justement le ROI, c’est « une question de vie et de mort », de même que c’est une question de territoire plus que de populations…
    nous ne laisserons pas le régime algérien hégémonique, nous encercler, et nous étouffer, par l’EST, le SUD, et même par le NORD, puisque c’est facile pour lui, de s’asscier et de s’allier avec l’Espagne qu’il n’a cessé de soutenir contre la récupération de SEBTA, MELLILA, et les autres présides, et l’épisode de l’île de LEILA , est là pour le rappeler, allant jusqu’à adopter le nom de « perjil », usité par le colonisateur espagnol…
    et c’est ainsi, avec les différents dirigeants algériens, on les aide à récupérer leur indépendance, y compris le sahara central, et ils ont profitent pour nos voler nos territoires…il n’y a voir les « frontières »marocaines, comme si elles étaient coupées à la scie, ou rongées par des rats tels des fromages de gruyère…
    et ce sont ces faits historiques, que nos « intellectuels » devraient évoquer et analyser, et heureusement qu’il y en a qui le font et de façon magistrale…
    et que les aigris continuent à « s’aigriser » et à griller à petit feu…

  2. dima dit :

    Juste pour complément d’information et vu que l’Histoire
    contenue dans nos manuels scolaires est biaisée :
    l’idée de la marche verte a été souflée à Hassan II
    par Henry Kissinger qui a été inspiré par la marche du sel
    (1930) initiée par Feu Ghandi le non-violent d’une part
    et d’autre part l’Espagne du dictateur Franco comptait changer
    sa politique d’administration du Sahara Occidental en organisant
    un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui.

    A rappeler aussi que la cour de La Haye ne donne pas raison
    au Maroc mais consent qu’il existe des liens d’allégeance entre
    certaines tribus sahraouies et le Palais.

    PS : Quand on entend parler des pourparlers entre marocains et
    polisario, il ne faut pas croire à des discussions directes autour
    d’une table ronde mais juste un va et vient d’un responsable
    onusien entre deux salles où les deux délégations ont pris place.
    Une mascarade pour tuer le temps et surtout ne pas résoudre
    ce problème qui envenime les relations entre les peuples maghrébins
    voisins.

  3. oui oui oui, le marocain n’est capable de rien et ne peut rien inventer de lui-même fusse-il être ROI…
    oui oui oui, c’est kissiguer aidé de ghandi qui sont venus au MAROC, pour tout organiser…350.000 marcheurs et marcheuses avec une logistique impeccable, tout cela c’est kissinger de sa tronche et ghandi de sa tombe qui l’ont soufflé au point de s’essoufler…
    décidément on ne craint pas le ridicule, pour vider sa rancoeur…
    l’essentiel c’est que ça a réussi et sous le patronnage de HASSAN II auprès duquel les plus grands présidents et rois du monde prenaient conseil étant donné sa grande expérience des choses du monde, et ça tout le monde le lui reconnaissait…

  4. ABDOU dit :

    c’est trop facile pour des gens de façonner une histoire qui tient debout , la publier et laisser « la rumeur  » jouer son role comme une trainée de poudre, c’est la liberté d’expression n’est ce pas
    pour ma part je trouve cet article vide , tendancieusement illustré et sans impact sur les « taouabites »des marocains

  5. dima dit :

    Revendiquer la liberté de connaitre la vérité est autant plus précieux
    que de défendre la liberté d’expression et en ce sens tant que
    l’Histoire officielle du Maroc est revisitée par les tricheurs et les
    falsificateurs beaucoup de générations de marocains ignoreront
    leur Histoire (d’où le besoin de saluer l’initiative du mensuel
    Zamane qui publie sous le controle d’un comité scientifique
    soit mentionné en passant).

    Ignace Dalle, en abattant le travail considérable pour écrire
    et publier « Les Trois Rois » et « Hassan II entre Tradition et absolutisme »,
    a eu non seulement droit et recours aux témoignages de divers acteurs
    politiques/autres marocains ou étrangers, anciens ou actuels sous le sceau
    de l’anonymat ou pas, mais aussi il a pu consulter les archives du
    Quai d’Orsay (ministère des affaires étrangères français) et le
    département d’Etat américain. Et c’est dans ce dernier qu’il a pu lire et
    consulter les documents déclassifiés relatifs aux relations des
    USA/Maroc et les évenements marocains propre à une période donnée.
    Oui, Kissinger a soufflé l’idée de la marche verte à Hassan II en s’inspirant
    de la marche du Sel de Ghandi en 1930. Il n’y a pas de quoi avoir honte…

    La vraie honte est d’ignorer la propre Histoire de sa patrie
    et de s’engluer dans la propagande et le nationalo-monarchisme
    stériles.

    PS: il y a de quoi etre désolé quand on sait que ces deux ouvrages
    sont interdits au Maroc d’où la cécité totale…

  6. Farid dit :

    Merci à « l’autiste », Makhzénien de service de poster avec une constance remarquable les copier/coller verbatim de la propagande makhzénienne, merci de se donner autant de mal quand on aurait pu simplement poster un lien au journal des bonne nouvelles, j’ai nommé le Matin du Sahara, ou tout autre média Makhzenien, c’est à dire à peu près 99% de la presse marocaine.

    Ceci dit, il faut reconnaître que Hassan II a fait preuve dans l’affaire du Sahara d’un cynisme à toute épreuve, lui qui aimait citer souvent le prince de Machiavel. Il a fait d’une pierre plusieurs coups, 1) il a bâillonné de fait l’opposition , celle ci ne pouvant critiquer cette aventure hasardeuse de peur de passer pour des traitres à la notion, d’ailleurs on sait ce qui est arrivé à Abraham Sarfati et ses amis d’Ila Al Amam pour avoir critiqué la doxa officielle. 2) il a exilé son armée menaçante et auteur de deux coups d’Etat au Sahara, incitant au passage ses chefs à s’enrichir, ce qu’ils ont fait avec une gloutonnerie rare. 3) Il a détourné les marocains de leurs vrais problèmes, leur donnant des rêves illusoire de grandeur et de richesse, pensez donc, mettre la main sur un territoire qu’on disait si riche avec des centaines de kilomètres d’eaux poissonneuses, de phosphates et d’autres minerais et surtout de pétrole « Cette satanée ressource qu’on n’arrive pas trouver chez nous », malgré tous trous les creusés dans le sol et avec laquelle nos frères ennemis et rivaux Algériens nous narguent tous les jours. C’est nôtre pêché original, « our littre dirty secret ».

    Cette affaire n’a apporté aux marocains que la guerre, la misère et la souffrance, c’est un nœud Gordien qui nous lie à la monarchie et qui ne pourra jamais être dénoué, la monarchie y attribuant la condition de sa survie. Jamais sans mon Sahara !

    Pour moi, pour que les marocains deviennent un vrai peuple adulte, responsable et surtout lucide, il faut deux conditions essentielles : 1) l’adoption de la laïcité, pour ne plus mêler la religion à la chose politique (notez bien que laïcité ne signifie en rien athéisme, elle signifie simplement que la religion devienne une affaire personnelle et ne s’occupe plus de régenter l’Etat). 2) Faire le deuil de cette maléfique affaire du Sahara qui nous amené tant de malheurs. Une région qui n’a jamais fait réellement partie du Maroc des 5 derniers siècles dont les limites les plus au Sud s’arrêtaient en gros à Tiznit.

    je sais bien que je rêve, c’est pour cette raison que j’ai quitté ce pays où je ne pouvais plus vivre sous peine se schizophrénie sévère.

    • ... dit :

      Je partage globalement votre analyse mais pas vos conclusions.
      D’ailleurs, concernant le Sahara je suis partisan d’une unité territoriale qui nous garantirait une stabilité géopolitique et aussi un développement économique viable sous le cadre d’une vraie politique de régionalisation.

      P.S: Vous affirmez :  » Une région qui n’a jamais fait réellement partie du Maroc des 5 derniers siècles dont les limites les plus au Sud s’arrêtaient en gros à Tiznit.  » Sur quelles sources vous vous basez ????

  7. mouka dit :

    La monarchie marocaine ne va pas survivre pour bien longtemps.
    Le roi a soigneusement utilise les medias a sa solde pour se creer une image de « roi des pauvres ». Mais ca ne trompe que les esprits simples. Un regime tel que celui du maroc va tres bientot s’effondrer sous ses propres contradictions. M6 n’est bon qu’a deux choses: S’enrichir et faire des millions de pauvres.

    • ABDOU dit :

      c’est cru dénudé de tout sens des réalités , en fait c’est le propre de tous les donneurs de leçons souvent mal informés;
      le Maroc pour ceux qui y vivent est incontestablement meilleur chaque jour
      vous n’étes pas obligé de le croire, mais qu’importe la caravane passe…;

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