La confiance est à consolider ou à établir ?

01.08.2011 |  Ali Bouabid |  eplume.wordpress.com

Telle est en condensé l’équation centrale autour de laquelle devrait se nouer le débat sur l’après référendum.

Tout le monde ou presque s’accorde à dire que le défi majeur qui attend le Maroc après le référendum, consiste à donner corps et substance aux nouvelles dispositions constitutionnelles. De même que la participation des marocains aux élections législatives aura valeur de test de la crédibilité, et donc de la viabilité du processus de réformes annoncé par la constitution. En revanche, une divergence fondamentale sépare ceux qui considèrent qu’il faut tirer parti du « climat de confiance » que consacre le vote massif pour le texte constitutionnel, pour organiser dans le courant de l’année des élections anticipées, comme première étape du processus d’opérationnalisation de la constitution;

(tenants de la consolidation ) et ceux qui, comme moi, considèrent que les résultats du référendum ne « consacrent » rien d’autre que l’attachement des marocains à la forme monarchique du régime, et pour partie d’entre eux , et l’espoir de son évolution démocratique. Et qui, en conséquence de quoi, considèrent que la confiance est à construire à travers des signaux, des mesures et une formule politique apte à en réunir les conditions minimales, en prévision des élections.

Si le discours du trône penche pour la première formule, il ne tranche pas définitivement en arrêtant des dates. Rien n’interdit donc de ne pas confondre urgence et précipitation, et d’envisager des élections anticipées au printemps prochain. Le délai qui nous en sépare serait mis à profit pour sécuriser de manière crédible leur déroulement grâce à : Une meilleure acclimatation de l’Etat avec les exigences d’une préparation et d’une supervision démocratiques de ce scrutin, qu’il n’a pas su montrer lors de la campagne référendaire. Une mobilisation des marocains en âge de voter non inscrits sur les listes. La possibilité pour les partis de tenir des congrès de renouveau afin de présenter des candidats et des programmes à la hauteur des enjeux ….Bref, autant de sujets parmi bien d’autres, qui relèvent de l’urgence mais que toute précipitation forcément improvisée, interdit. Nous ne sommes pas à 6 mois prés, pour prendre le risque de voir les marocains une nouvelle fois bouder les urnes ! Je ne vois pour ma part, à ce jour, aucun signe d’enthousiasme particulier qui viendrait démentir cette hypothèse ! Et je vois mal comment en deux mois les partis pourraient devenir présentables ! En tout état de cause, c’est peu dire que la responsabilité politique d’un tel échec, que je ne souhaite pas à mon pays, serait lourde de conséquences !


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