democratie vs monarchie

24.10.2011 | Adil Boutda |  eplume.wordpress.com

‘’Avant même de rechercher quel rang la monarchie doit occuper parmi les divers modes de gouverner la chose publique, je voudrais savoir si l’on doit même lui en accorder un, attendu qu’il est bien difficile de croire qu’il y ait vraiment rien de public dans cette espèce de gouvernement où tout est à un seul’’     Etienne de la Boétie.

Depuis le 20 février, j’ai toujours été étonné par la véhémence et l’agressivité des réactions de mes concitoyens, thuriféraires du régime en place, et autoproclamés ‘’royalistes’’.

Les démocrates, comme ma pauvre personne, ne sont pas en reste, et leurs rendent bien la pareille !!

Dans le présent billet, je prêche par l’exemple, pour une meilleure compréhension des uns  par  les autres. J’évoquerai donc, quatre des  principaux thèmes de désaccord des deux partis : la légitimité, l’efficacité, l’abus de pouvoir, et le coût.

1-De la légitimité :

Un royaliste dira toujours que le Roi du Maroc n’a pas usurpé son pouvoir, puisque ses aïeuls étaient tous des Sultans. Il dira aussi que l’authenticité de la dynastie Alaouite est sans conteste. Sa commanderie des croyants et sa lignée chérifienne confortent sa légitimité traditionnelle.

Un démocrate dira que le peuple n’étant rien d’autre que l’agrégat d’individus libres, il ne peut être que libre, et maître de lui-même, ses chefs ne peuvent donc lui être extérieurs, et ne peuvent tirer leurs légitimités, que de sa propre volonté.

Ces deux sources de souveraineté, ne sont-elles pas radicalement opposées ? Ne s’excluent-elles pas mutuellement? Notre réponse doit être  non ! Ces deux légitimités sont certes l’une contre l’autre, mais, par souci de compromis,  nous pouvons aussi les agencer l’une à côté de l’autre. En cela nous ne ferons que corriger le travers historique, causé par le protectorat français. En effet les sultans ont toujours régné sur le pays. Mais le Maroc d’antan  était archaïque et simple. Il n’avait rien de la complexité propre aux états contemporains. Quand les Français vinrent, ils mirent en place un Maroc moderne à côtéde l’empire chérifien. Le Sultan continuait de régner sur celui-ci, et l’administration coloniale sur celui-là. Après l’indépendance,  la monarchie conserva son legs héréditaire, et s’appropria en sus, l’Etat moderne délaissé par l’ancien colonisateur. Rectifier ce travers historique, en faisant du Maroc une monarchie parlementaire, c’est faire d’une pierre deux coups : permettre d’une  part à la monarchie marocaine, de retrouver une cohérence entre sa légitimité historique et sa prérogative essentielle : celle d’être le garant de l’unité du pays, et d’autre part, permettre au peuple marocain, de gérer lui-même ses propres affaires, comme le fait déjà, la majeure partie des peuples au monde !

2-De l’efficacité

La deuxième propriété, où les deux régimes politiques différent, et peut être la plus importante, est l’efficacité. Je vais en aborder les différences à travers le prisme des acteurs respectifs, et de la monarchie, et du système démocratique.

2-1 Du Chef d’Etat

Un royaliste vous dira qu’un Roi est plus efficace qu’un simple président, puisqu’il dispose de toute une vie, pour réussir son projet de société, contrairement aux présidents, dont le temps d’action est naturellement délimité par des élections démocratiques. Dès que j’entends ce genre d’arguments, me vient à l’esprit le cas de deux élèves, passant un examen. L’un ayant correctement préparé cette ultime échéance, et l’autre n’ayant pas le niveau requis pour comprendre et résoudre les exercices du test. Autant la durée normale des examens, devrait suffire à l’élève compétent pour réussir, autant un rallongement illimité de celle-ci, serait insuffisant à l’élève qui n’aurait ni la capacité ni la volonté de réussir!

Pour savoir lequel de nos deux candidats, le Roi ou le Chef d’Etat élu, a le plus de chances de mener à bon port  le pays, nous devons donc faire fi du temps imparti à chacun des deux pour réussir, et nous concentrer sur leurs aptitudes respectives.   

Ainsi et à l’instar d’un bureau de recrutement, commençons par décrire objectivement, les composantes nécessaires et communément admises, du profil d’un chef d’Etat :

*Formations académiques adéquates.

*Dons innés (charisme, intelligence, acharnement au travail, rigueur, etc.)

*Expériences professionnelles.

*Pour ce qui est des formations, nous ne pouvons que reconnaitre, que le Roi au Maroc, grâce à   l’institution du Collège royal, sera toujours mieux formé qu’un ‘fils du peuple’, ayant reçu une formation usuelle, dans les écoles ordinaires du pays. Plus généralement, et contrairement au président élu, le fait que le prince héritier soit prédestiné à devenir roi, permet au Palais d’avoir, tout le temps nécessaire pour l’instruire et l’éduquer pour l’ultime fonction de chef d’Etat.

*En revanche, et en ce qui concerne leurs prédispositions nécessaires (dons innés), et à en juger par leurs processus de sélection respectifs, un président élu part largement avantagé par rapport au roi. En effet les dons de ce dernier (dont le seul ‘’mérite’’ est d’être le fils du roi précédent) ne sont que le résultat de la ‘loterie génétique’. En cela il n’est pas mieux loti, que n’importe quel quidam du peuple. Tandis qu’un homme politique, qui réussit à gravir les échelons, l’un après l’autre, d’abord dans son parti, puis dans les différentes instances représentatives et/ou exécutives du pays, jusqu’à en devenir le chef de gouvernement, ne peut qu’être exceptionnellement prédisposé, puisqu’il devait, à chacune des étapes de sa vie, s’imposer par rapport à ses paires, tous aussi décidés que lui,  d’atteindre les charges suprêmes de l’Etat.

*Quant au registre des expériences professionnelles, autant le CV du Roi est quasi vierge, autant celui d’un président élu est forcement touffu. En effet, l’institution monarchique veille toujours à préserver la personne du prince héritier, des jugements de ses futurs sujets. Le revers de la médaille de cette ‘’intentionnelle mise à l’ écart’’, est l’ignorance de ce dernier, des mécanismes réels et profonds, qui régissent la société  marocaine. Inversement, un élu issu du peuple, a d’abord exercé un métier avant de se consacrer exclusivement  à la vie politique (Obama acteur dans le social, Zapatero professeur, Sarkozy avocat, Lula ouvrier syndicaliste, Mahatir médecin,…etc.) Cette immersion préalable dans des vies ordinaires, la sienne et celles de ses concitoyens, lui donne une intime connaissance des différents problèmes de sa societe, de ses forces et de ses faiblesses, de ses manques et de ses ressources. Le jour venu, toutes ses expériences, lui serviront d’aiguillons, pour juger de l’efficacité des actions, de la pertinence des projets, ou encore de la faisabilité des politiques, qu’on lui proposerait.

 2-2 Des élites :

D’un cran en dessous, nous retrouvons les équipes de conseillers. Soucieux d’efficacité et de réussite, un président élu cherchera toujours à s’entourer des meilleurs experts de la société civile. Un roi en revanche, est surtout hanté par le risque de traîtrise. Il se retrouvera donc, presque obligé de se contenter du cercle restreint des camarades de classe, de son collège, royalement hermétique!

A un niveau encore plus bas, nous retrouvons les gouvernements. Un président ou un chef de gouvernement, choisira les politiciens les plus chevronnés et les plus méritants, capables de traduire en actions concrètes, le programme politique, qu’il avait défendu devant son peuple.

Ses ministres sont souvent ses compagnons de route, et se connaissent mutuellement, puisqu’ils sont de la même famille politique. En revanche, et dans le cadre de la superficielle démocratie, sous laquelle nous continuons de vivre,  le choix des ministres n’obéit pas au seul critère des compétences, mais aussi et surtout, à l’impératif de contrôle, et à lanécessaire formalisation.

De la nécessaire formalisation :

A son ascension au trône, Hassan II avait hérité de deux partis populaires, l’Istiqlal et l’UNFP, qu’il se devait de neutraliser afin de se garder les coudées franches. Pour y arriver, il commença par créer un appareil  formellement démocratique  (Constitution, élections, parlement, gouvernement  issu de la majorité…), qui n’avait d’autre but que de contenir l’opposition, dans une aire de jeu bien délimitée. Et pour prévenir toute victoire des partis historiques dans les élections, le Roi défunt  n’hésita pas à créer de toutes pièces, plusieurs partis « cocottes-minutes » : FDIC, RNI, UC, MP, etc. Et ces partis n’avait ni assises  populaires ni projets de société à défendre,  c’étaient juste des bureaux de recrutement de notables capables de gagner les élections, grâce aux fraudes et à l’achat massif des voix.  Tous ces opportunistes, qui peuplaient, et peuplent encore, notre risible parlement, n’ont aucune ambition politique au sens noble du terme, et tout leur dessein se résume à l’obtention d’une certaine immunité parlementaire,  capable de leurs ouvrir la voie à toutes sortes d’abus de pouvoir, et autres passe-droits. Au fil du temps, et durant les cinquante dernières années, Hassan II, puis Med VI avec son PAM, ont ainsi réussi à créer une vraie-fausse classe politique, parfaitement passive et domestiquée. Le revers de la médaille, est que la monarchie se retrouve à chaque fois obligée, de puiser ses ministres dans cette même écurie de canards boiteux ! L’efficacité des gouvernements ainsi formés, s’en trouve sérieusement entamé.

Du contrôle impératif :

Une deuxième contrainte, vient s’ajouter à la nécessite de choisir, au moins une partie des ministres, au sein de ces partis de notables, c’est celle de devoir tout contrôler. En effet le sérail pense que le pouvoir est chose trop sérieuse, et ne peut souffrir, qu’on en laisse, ne serait ce que des bribes, choir, dans des mains « roturières ». Les futurs ministres sont donc souvent choisis parmi les fidèles /amis des fidèles/amis du Roi. Ils sont la voix de leurs maîtres, dociles, lisses, et sans reliefs.

Ces deux contraintes, la nécessaire formalisation, et l’obsession  de contrôle, relèguent au second plan le souci d’efficacité dans le choix des gouvernants. J’emplois le terme de gouvernants à dessein, puisque ces deux impératifs, que la monarchie a enfanté, avant qu’elle n’en soit elle-même, la victime et l’otage, dévoient, dérangent, et limitent l’efficacité, de l’ensemble des institutions du pays. C’est ce que je détaillerais dans les lignes qui suivent.

2-3 Des instances élues :

Dans un système démocratique, les élus, qu’ils soient locaux régionaux ou nationaux, savent qu’ils ne doivent leurs sièges, qu’à leurs bases populaires libres, et non à des clients. Ils savent que leur maintien et leur réussite dépend exclusivement de la satisfaction des attentes de leurs électeurs, et non de la bénédiction d’un quelconque mentor. En revanche, chez nous, la fraude massive, l’encouragement des achats de voix, et l’ingénierie électorale, ont fini par vider de toute substance, le décorum démocratique hassanien. Au fil des ans, les politiques sincères désertaient l’un après l’autre l’arène politique, pour laisser place aux politicards médiocres. Ces derniers ont même fini par infester les partis « ex-authentiques »

La conséquence mécanique de ce nivellement par le bas, est que le régime monarchique  se retrouve avec des institutions, censées le seconder dans la gestion du pays, totalement inopérantes, et dont le palais lui-même en souffre, et ne rate aucune occasion pour en fustiger les inerties, les blocages, et les incompétences. Conscient cependant de la nécessité de développer le pays, puisqu’il en va de sa propre survie, notre régime court-circuite cet appareil pseudo-démocratique (communes locales, conseils régionaux, chambres des représentants, chambre des conseillers), et ce, de 3 manières :

*En passant des lois par Dahir, sans devoir les discuter au parlement.

*En finançant des projets d’infrastructures, par des fondations, et autres institutions financières publiques (CDG, BP, …), sans passer par le budget de l’Etat.

*En rendant le ministère de l’intérieur, l’outil principal d’exécution des politiques de développement décidées par le Roi et son entourage. Ce ministère est aussi mis à contribution, pour contrôler les abus, et prévenir les maladresses des autres ministères, et des collectivités locales.

Permettez-moi donc  de douter de la capabilité de ces pauvres fonctionnaires, de mener de front, trois missions hétérogènes, puisqu’en plus de leur obligation première de sécuriser le pays, ils doivent en plus, exécuter des politiques de développement d’une part, et surveiller les instances élues d’autre part !

Par ailleurs, il me parait inutile de m’appesantir sur les conséquences désastreuses de ces échafaudages vaseux, sur la qualité de la gouvernance au Maroc. Deux chiffres(1) devraient suffire : Nous sommes classés 97ème au Monde, et 14ème en Afrique, loin derrière…….. Le Benin et la Namibie !

3 De l’abus de pouvoir :

*Toute personne détentrice de pouvoir a tendance à  en abuser. C’est humain.

Plus le temps passe, et plus les gens de pouvoir, ont tendance, à s’y identifier, et à en user sans bornes et sans limites. C’est l’habitude et c’est humain aussi !

Il en découle que les abus de pouvoir sont beaucoup plus fréquents dans une autocratie, puisque les gouvernants, ont tendance à s’y éterniser.

*Tout pouvoir autocratique  (Qui tire sa légitimité de lui-même), déteint naturellement sur l’entourage de son détenteur. Exemple : Prenons un roi, et prenons son ami de collège. Supposons que ce dernier décide de créer un parti. Il est normal que tous les opportunistes accoursent pour y adhérer, afin de s’approcher, un peu plus du Roi, c’est-à-dire de la source ultime et unique du pouvoir.

Il en découle, que ce n’est pas uniquement l’autocrate qui abuse de son pouvoir, mais que c’est aussi les membres de sa famille, ses amis, les familles des ses amis, les amis de sa famille, les amis de ses amis, …..Etc.

En revanche, dans une démocratie, le pouvoir déteint difficilement sur les proches, puisqu’un élu du peuple est le détenteur du pouvoir, mais n’en est pas la source.

4 Des coûts :

Contrairement à la démocratie, où un chef  élu, n’a rien à prouver, puisque c’est le peuple lui-même qui lui a délégué le pouvoir, un Roi doit continuellement entretenir, et les mythes fondateurs, et les images markétées, du commandeur des croyants, du Roi des pauvres, du Roi bâtisseur….Il a aussi besoin d’épater et d’en mettre plein les yeux : Palais nombreux et somptueux, cortèges splendides, cérémonies grandioses, …..Et ce train de vie, coûte très très cher !! Jugez-en vous-même (2): Le budget royal est de 2,6 milliards de dhs, soit 13 fois le coût annuel de la famille royale espagnole, dans l’absolu, et 60 fois celui-ci, si on le rapporte aux PNB respectifs des deux pays !!

Par ailleurs, la monarchie marocaine, n’a pas peur des partis dont elle a inféodé les appareils et mouillé les leaders grâce à ses politiques participationnistes, et ne craint point l’armée, dont elle a engraissé les généraux. Sa peur bleue, c’est le peuple et ses soulèvements difficilement prévisibles.

En conséquence, le pouvoir n’aura jamais le courage d’affronter les problèmes majeurs et récurrents de notre économie, de peur de s’attirer les foudres populaires :

*Combattre l’informel polymorphe

*Combattre la contrebande

*Dégraisser la fonction publique

*Réduire le nombre de fonctionnaires

*Reformer la caisse de compensation

*Elargir l’assiette fiscale……

Le coût de l’évitement de tous ces fâcheux problèmes, et le maintien du statu quo, n’est autre qu’une sérieuse hypothèque de notre  développement économique.

Un essai de synthèse m’amènerait à dire, que le régime actuel, c’est un Roi objectivement moins performant qu’un Chef d’Etat élu, une élite consanguine et coupée du peuple, des organes d’Etat redondants et inefficaces, et last but not least, un conservatisme et une couardise politique, qui nous interdisent, le décollage économique tant attendu. Vivement la démocratie !!

 

(1)Index mondial de gouvernance, Forum pour une nouvelle gouvernance mondiale, et index africain de gouvernance, Fondation Mo Ibrahim.

(2) Chiffres officiels du budget de l’Etat, voir http://www.Lakome.fr

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15 commentaires pour democratie vs monarchie

  1. Anonyme dit :

    Analyse MAGISTRALE, s’il en fallait encore, pour nous DEMONTRER a quel point la monarchie coute au Maroc.
    Je savais que toutes ces choses etaient une entrave au developement au Maroc, mais je n’ai jamais reussi a les aligner d’une facon aussi claire et aussi simple.
    Merci mon ami de m’avoir demontre explicitement ce que je connaissais implicitement.
    Je m’incline, jeu de mot voulu, devant votre savoir et lucidite.

  2. D’accord! Votre analyse est lumineuse par ses arguments judicieux, son ton sobre et ses positions « malicieusement » objectives…Bravo pour cet exploit!
    Mais alors, la situation étant ce qu’elle est, quelle solution avons-nous?
    Cela me rappelle une « sortie » un peu désabusée d’un certain Jean-Louis Servan Schreiber (du temps où il était patron (éphémère) de la Vie Economique, à qui l’on demandait ce qu’il pensait du Maroc, et qui a répondu en substance: « Au Maroc beaucoup de séminaires, de conférences internationales et d’analyses prospectives, mais pas ou peu de résolutions, d’actions et de réalisations! ».
    Je constate à regret que nous en sommes au même stade aujourd’hui…
    En étant objectif, et en suivant votre raisonnement (notre classe politique est un ramassis de béni-oui-oui, incompétents et corrompus, tout le monde en convient), qui voyez-vous parmi les personnalités politiques actuelles capables de « tenir la dragée haute » au Souverain, lors d’un régime monarchique parlementaire??
    Autrement dit, et en faisant le parallèle (tout le long de votre brillant argumentaire) entre un Roi (héritier du Trône) et un Président élu, n’êtes-vous pas en train de faire des allusions (inconsciemment) à des personnalités politiques européennes actuellement au Pouvoir?

  3. …De telles statures politiques n’existent pas encore au Maroc, ou alors avaient existé tout à fait au début de l’Indépendance (et l’avaient même négociée –avec Hassan II– auprès des autorités françaises à Paris) mais que le machiavélisme du défunt Roi (et sa forte personnalité) avaient fini par effacer de la scène politique. Le Maroc aujourd’hui est orphelin de ces fortes personnalités politiques, capables d’assumer le pouvoir d’une manière autonome, en sachant tenir leur distance du Palais, dans le respect absolu des prérogatives seyant à chacun des pouvoirs selon la constitution. Nous sommes donc sur un registre qui n’a rien de comparable avec la démocratie à la française (pour le dire sans détour!).

    • pericles0908 dit :

      Vos remarques sur l’absence de relève démocratique, sont justes et je ne les nient pas; Je suis aussi d’accord avec vous quand vous dites que c’est le machiavélisme d’Hassan II qui a fini par inhiber tous les hommes d’État potentiels du pays.
      J’aimerais cependant apporter un petit éclaircissement : L’objectif de mon billet n’est pas de trouver des solutions, il est plus modeste et consiste uniquement à rallier à ma cause, les  » anti-démocrates de bonne-foi » Autrement dit, tous mes concitoyens qui n’arrivent pas à percevoir, faute de littérature dédiée, les insuffisances et les tares du régime actuel, et la dose d’efficacité qu’un système démocratique ne manquera d’apporter au Maroc.

  4. voilà donc le genre de monologue où excellent nos intellos du moment, intellos qui ne sont ni « choisis » ni « élus » en tant que porte-parole de quiconque,
    ils posent la question qui les arrange et s’empressent d’y répondre à leur convenance,
    en outre, c’est tellement long que ça en tellement saoulant qu’on ne sait par où commencer pour leur répondre…
    ceux qui se considèrent « démocrates » ou se croient obligés d’être « démocrates », sont amenés à être des « beni-oui-oui » auprès de ces intellos,pour être dans le vent,
    alors que les « royalistes » sont rejetés au rang de cancres et d’arriérés mentaux…
    je pourrais personnellement répondre du tac au tac à chacun des points soulevés, mais je risque d’être aussi lourd que cet article-pavé…
    alors je me contenterais de signaler que la « démocratie « n’a rien résolu jusqu’à présent:
    ni chômage résorbé, ni pauvreté éradiquée, ni criminalité réprimée, ni corruption disparue…ni…ni…même chez ceux qui l’ont inventée
    quant à la prostitution, la pédophilie, le tourisme sexuel « fa 7adit wala 7ara »j, on ne va pas me dire que les 60 millions de touristes qui viennent en France, par exemple, viennent pour faire des tours dans le musées ou « les palais », palais qu’a laissés justement l’époque royale…
    quant à l’économie, l’on vient bien où nous a amenés leur ustice sociale, et leurs slogans de campagne, oeuvre de leurs prétendus « élus », et à alors qu’ils ne font qu’obéir au doigt et à l’oeil aux multinationales, aux trust,s et à la haute finance pourrie et pourrissante, par des présidents généraux qui gagnent des sommes astronomiques impudiques…
    on voit aussi comment la Grèce se dirige vers le gouffre, et pourtant l’étymologie du mot « démocratie » vient justement du grec (koune lkhoukh idawi koune dawa rasso)
    je peux continuer ainsi jusqu’à perpète, mais ça ne ferait que sourire nos intellos, du moment que leur cerveau a été bien conditionné et tellement conditionné qu’ils ne jurent que par la démocrassie occidentale qui n’est cependant qu’au service d’un impérialisme déguisé…
    nos intellos constituent justement la cinquième colonne et « rass l7arba » d’un tel impérialisme ce de façon consciente ou inconsciente…
    certes la royauté au Maroc, a ses tares et ses défauts, mais pour le moment et tant qu’elle tend à toujours rester en harmonie avec le PEUPLE MAROCAIN, et s’adapter progressivement aux changements qui s’opèrent dans le monde, il faudrait bien s’en contenter, à moins d’aspirer à des changements brutaux et sanguinaires…
    quant à toujours évoquer les « amis » du ROI, ou des arguties de cette sorte, je crois que c’est dépassé, et d’ailleurs le ROI, à ce que l’on sache n’est jamais intervenu ni par un moyen ni par un autre, ni encore moins dans ses discours, en faveur de tels « amis »,bien au contraire serait-on tenté de s’écrier, mais il a tout à fait le droit comme nous d’avoir des amis…NON ???…ou voudrait-on l’enfermer à double tours, dans une tour d’ivoire
    pour les questions redondantes concernant la liste civile de la famille royale, voyez donc à côté de vous en Europe où vous gîtez, combien coûtent leurs royautés, alors que leurs reines et rois passent leur temps à se tourner les pouces, et à des mariages orgiaques, qui dilapident sans compter les deniers de l’Etat, et des contribuables qui doivent payer en plus les guerres menées tous azimuts, surtout contre les pays arabo-musulmans

  5. fawzi dit :

    Excellent! Bravo pour votre courage.

    Une monarchie, si elle doit exister, doit être tolérée. Elle ne doit être ni imposée ni crainte comme c’est le cas au Maroc.

  6. Anonyme dit :

    @l’autiste
    Moi je vis te dire une seule chose: Ceux que tu qualifie de « tares », ils peuvent venir une seule apres midi, et t’effacer de la face de la planete.
    C’est ca les benefices de la democratie.
    La democratie ne resout pas tous les problemes, mais elle instaure la justice. Elle enleve les pouvoirs illimites des mains d’une seule personne, et les met entre les mains de tous.
    Ce sont la des principes que des royalistes comme toi ne peuvent, ou ne veulent, le resultat etant le meme, comprendre.
    Vous jouissez quand votre maitre veut bien vous tendre la main a baiser. Vous voyez en lui dieu personnifie sur terre.
    Vous etes d’une paresse intellectuelle tellement enorme, que vouloir vous convaincre, ou meme discuter avec vous revient a du sadisme.
    Je te laisse cuire dans tes « jus royalistes » jusqu’a ce que tu sois mou, chose que tu es deja.
    Mais je ne t’en veux pas du tout. Tu fais ton boulot de troll du Makhzen.
    Tout le monde le sait, tu es le seul a l’ignorer.
    Va travailler dans une mouqata3a ou bien dans un bureau du Makhzen.
    Les blogs bazzaf 3lik assi Addoukkali.
    Les blogs bazzaf 3lik.

  7. dima dit :

    « Et pour prévenir toute victoire des partis historiques dans
    les élections, le Roi défunt (Hassan II) n’hésita pas à créer de
    toutes pièces, plusieurs partis « cocottes-minutes » : FDIC, RNI,
    UC, MP, etc.
     »

    Un autre manque de rigueur, au niveau de la documentation,
    concernant le MP. Un parti créé du temps de Mohamed V en 1957…

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Partis_politiques_marocains#Partis_politiques_cr.C3.A9.C3.A9s_entre_1940_et_1970

    PS: c’est la fonction qui crée l’organe et non l’inverse !

  8. Royaliste (mais pas forcément thuréfaire du régime en place) dit :

    Brillante analyse digne d’un esprit cultivé! On ne peut que souscrire à ce que vous écrivez, sauf que de tout ce texte se dégage un sentiment assez bizarre de « faux »!
    Je crois que vous avez oublié de prendre en compte dans votre construction intellectuelle un élément fondamental : la volonté du peuple marocain, ce qui tend à enlever toute crédibilité à votre analyse.
    Laquelle serait parfaitement soutenable si le peuple marocain avait exprimé son désir de remttre en cause la monarchie!
    Mais à moins de prendre pour argent comptant les slogans proférés par une poignée d’excités, qui n’en saisissent même pas le sens, je pense que vous n’avez aucune connaissance profonde du Maroc.
    Mais votre approche théorique est très défendable par ailleurs.

    • pericles0908 dit :

      J’ai essaye d’expliquer pourquoi le peuple marocain n’a pas « le desir de remettre en cause la monarchie » dans un billet plus ancien, dans ce meme blog, intitule :
      LES RAISONS DU PLEBISCITE date au 27 AOUT. J’attends ton commentaire dessus!

  9. Pourquoi des gens s’évertuent à répondre à Ahmed l’autiste ? laissez le raconter ses conneries, c’est gratuit🙂

  10. SatLlidayz dit :

    Excellente analyse mais affirmer des choses comme  » Un président ou un chef de gouvernement, choisira les politiciens les plus chevronnés et les plus méritants, capables de traduire en actions concrètes, le programme politique, qu’il avait défendu » c’est se mettre le doigt dans l’oeil… C’est idéaliser ce système… La France en est l’exemple avec ses politiciens et leurs affaires de corruptions. Les abus de pouvoir ne sont pas exclusifs à la monarchie, affaire Clearstream, Karachi, écoutes téléphoniques, guerre en Irak, Afghanistan, etc…sont bien des abus encaissés par la démocratie, ce qui compte ce n’est pas le statut du gouvernant mais la vigilance des citoyens, l’utopie serait l’auto-gestion des membres de la société, la capacité de cette dernière a gèré son destin par elle même sans intermédiaire. Certe, une monarchie parlementaire est mieux qu’une monarchie absolue, et une démocratie est mieux qu’une monarchie parlementaire, mais le résultat à long terme est toujours le même: le contrat social est toujours biaisé, car aujourd’hui en démocratie comme en monarchie, le pouvoir est concentré entre les mains d’une seul personne qui est dépendante du pouvoir économique… Vous auriez beau changé de système, la pauvreté et les inégalités progresseront dans les sociétés.
    Nous avons un seul pouvoir, celui de consommer , vous voulez changez de régime en place, arrêtez de lui donner votre argent….

  11. Le Vrai Bleu dit :

    J’ai l’impression que vous ne parlez que du Maroc… Le fait que la monarchie a échoué chez vous, ne signifie pas qu’elle est un désastre épouvantable partout dans le monde… D’ailleurs, nous savons tous que votre roi du Maroc n’est véritablement qu’une poupée gavée de drogues auquel nous, les français, avons donné le pouvoir puisque nous savons qu’il nous donnera votre pays gratuitement!

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